Les candidats des législatives 2012 députés des français de l’étranger se livrent une guerre sans merci, tous les coups semblent permis hors de France et chacun prendra ses avantages selon sa fortune, son rang, son entregens. Il n’en va pas autrement de Virginie Taittinger, candidate de droite ? de gauche ? du centre ? Stéphane Buffetaut, seul candidat de la vraie droite au Bénélux s’interroge et livre son sentiment à citizenkane.fr
Virginie Taittinger franchit la ligne rouge de l’indécence politique
Investie par Gauche Moderne mais se revendiquant d’une « Union du Centre et de la Droite » ( ?), Virginie Taittinger continue de se moquer des règles du jeu électoral français. L’importance de ses moyens financiers personnels l’a fait procéder à une confusion des genres qui semble bien à la limite de la légalité selon ses adversaires.
« Virginie Taittinger n’arrête pas de revendiquer son refus des allégeances aux états majors parisiens… La vérité, c’est qu’elle n’a pas réussi à en obtenir les investitures comme son échec auprès de la plateforme centriste de l’ARES l’a montré. Alors, pour cacher tout cela, elle jette son argent à profusion dans des outils interdits par la loi française. N’est-ce pas préoccupant pour un candidat aux législatives des Français de l’étranger ? ». Pour Stéphane Buffetaut, le combat électoral exige le respect des règles du jeu. Et des électeurs.
“Depuis quelque temps, la violation du code électoral est souvent un mode de vie pour Virginie Taittinger, une seconde peau”. Le 7 mai dernier par exemple, elle publiait dans La Libre Belgique un encart publicitaire appelant à voter pour elle. C’est une violation de l’article L52-1 du code electoral modifié par la loi n°2011-412 du 14 avril 2011. Cette pratique a été réitérée dans d’autres titres dans le Benelux.
Six mois avant le scrutin, pas de publicité!
L’article de loi qui semblerait violé dispose que “Pendant les six mois précédant le premier jour du mois d’une élection et jusqu’à la date du tour de scrutin où celle-ci est acquise, l’utilisation à des fins de propagande électorale de tout procédé de publicité commerciale par la voie de la presse ou par tout moyen de communication audiovisuelle est interdite. A compter du premier jour du sixième mois précédant le mois au cours duquel il doit être procédé à des élections générales, aucune campagne de promotion publicitaire des réalisations ou de la gestion d’une collectivité ne peut être organisée sur le territoire des collectivités intéressées par le scrutin.”
Et comment considérer l’usage de fichiers électoraux auquel Virginie Taittinger aurait procédé en compagnie de sa soeur et de sa belle soeur le 9 mai dernier au Cercle Munster de Luxembourg ? Envoyé aux électeurs français du Grand Duché, l’invitation proposait de découvrir les dernières création de Brigitte Taitinger, patronne des parfums Annick Goutal, Virginie Taittinger, patronne des champagnes Virginie T. et Christine Taittinger, secrétaire générale de l’Office du tourisme de Paris. La soirée se promettait d’être pétillante. Elle l’a été: après force coupes de champagne, les convives ont eu droit à un discours électoral de Virginie Taittinger, affirme t-on dans le camps de ses adversaires politiques.
Mélanger torchons et serviettes…
Cette dernière n’en était pas à son coup d’essai du mélange des genres: elle était présente au dernier forum des professions du Lycée Français de Bruxelles, elle qui n’y avait jamais mis les pieds auparavant. De même, elle s’est déclarée soutenue par Ubifrance, la structure de promotion de l’export français avant de faire préciser que c’était seulement son entreprise. Sur son blog de campagne, elle déclare fièrement ne pas vivre d’argent public. Ubifrance, agence publique, appréciera.
Mais les électeurs? Pour Stéphane Buffetaut, “les législatives sont un combat d’idées et de valeurs pour le Bien Commun. Avoir de l’argent n’autorise pas à se moquer des règles du jeu. Quel respect pour les électeurs! Imaginons un instant qu’elle soit élue et qu’elle ait à passer des marchés publics de manière impartiale… Pas crédible, n’est-ce pas?”



