Dominique de Villepin ne sera pas candidat aux législatives 2012. Aquoi servent les législatives 2012?

Villepin pas candidat aux législatives 2012
L’ex-Premier ministre Dominique de Villepin, a annoncé qu’il ne sera pas candidat aux législatives 2012 de juin, il s’est par ailleurs s’est dit hostile à une nouvelle cohabitation “négative”, qui “ne serait pas dans l’intérêt de notre pays”. Il a affirmé : “Je ne serai pas candidat, ni ne soutiendrai de candidat à travers mon mouvement République solidaire. […] C’est un mouvement qui a été conçu pour la réconciliation des Français et pour se situer au-dessus des partis. Donc nous ne serons pas engagés dans le combat législatif”. […] “Je ne crois pas que ce soit l’intérêt de notre pays de s’installer dans une nouvelle cohabitation négative, c’est-à-dire où chacun espionnerait l’autre en l’empêchant d’agir, notre pays a besoin de prendre des décisions lourdes. […] “Il faudrait un nouvel esprit de cohabitation constructive, positive”. […] “Ce qui implique que la nouvelle majorité qui se dessinerait définisse un état d’esprit, une proposition pour la France suffisamment inventive, imaginative pour que les décisions soient prises au service de l’intérêt général de notre pays”.
Les législatives 2012 ne servent à rien
Le nouvel esprit dont parle Dominique de Villepin ne viendra pas. Car qu’est-ce que l’intérêt général? On pourra toujours contester telle ou telle décision. Le discours de Villepin sur ce point est trop théorique et presque angélique. Néanmoins, il met le doigt sur un point. Une cohabitation ne rendrait service à personne. Ce qui implique un autre point : depuis le quinquennat, avoir deux élections, présidentielles et législatives, est une absurdité. Les législatives 2012 ne sont là que pour donner une majorité à un président déjà élu. On pourrait faire d’une pierre deux coups et économiser des millions d’euros de dépense de campagne.
Législatives 2012 : un système sans queue ni tête
Le système de régime parlementaire à la française avec un président fort, n’a plus de sens depuis la fin du septennat. Le septennat décalait l’élection du président de la république, il le plaçait effectivement “au-dessus des partis” selon l’expression, c’est-à-dire qu’il en faisait un Roi s’occupant principalement de la place de la France dans le monde. C’était un président perché, inatteignable. Le quinquennat a cassé ce système si particulier. Mais le fait de conserver deux élections le rend absurde. Il faudrait en vérité ne conserver que les législatives ou bien trouver un autre système.
