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Chine : les super riches s’expatrient

Sacré coup pour le luxe en Chine : les super riches de ce pays émergent choisissent de s’expatrier selon une étude relatée par Reuters. Le régime chinois n’y est-il pas pour quelque chose?

Heart. Yuan. Vector formatBaisse du luxe en Chine

Alors que Louis Vuitton et LVMH ont investi massivement en Chine, y voyant un marché du luxe porteur et en plein développement, les choses se compliquent. En effet la tendance à la baisse des ventes de luxe se confirme alors même que la population s’enrichit. Les dépenses globales des Chinois les plus fortunés ont diminué de 15% en 2013, leur troisième année consécutive de baisse, selon une étude du Hurun Report, rapporte Reuters. Les achats de cadeaux ont même chuté d’un quart. Aussi, si le pouvoir d’achat augmente en chiffre et alors même que le luxe connaît un essor fulgurant, les super riches consomment moins en Chine.

Pourquoi cette baisse en Chine

Selon l’étude, cette baisse des ventes du luxe s’expliquerait à la fois par la lutte contre la corruption engagée par les autorités, mais aussi par la tendance chez les super riches à consommer à l’étranger, contournant ainsi les taxes intérieures qui montent parfois jusqu’à 40%. La Chine serait donc victime d’un système de taxe trop élevé. Et, outre le tourisme, certains super riches optent même pour l’expatriation. Ils seraient 64% de millionnaires à avoir déjà émigré ou à projeter de le faire. Ils étaient 60% en 2012. Un tiers des plus gros patrimoines de Chine aurait déjà quitté le pays, affirme le Hurun Report. Hermès, Louis Vuitton, Gucci (groupe Kering), Bulgari, Salvatore Ferragamo, Tiffany mis aussi Apple auraient du souci à se faire. En 2013, plus des deux tiers des dépenses de luxe des citoyens de Chine continentale auraient été réalisés hors du pays affirme l’étude, un facteur qui a permis aux Etats-Unis de ravir à la Chine le titre de marché du luxe le plus dynamique du monde selon une étude de Bain & Co publiée le mois dernier.

Chine : le régime remis en cause par les riches?

Faut-il y voir un problème de régime? Si l’étude souligne la volonté des super riches d’échapper à la taxation chinoise. D’autres facteurs pourraient aussi s’y ajouter. Les super riches souhaitent en priorité s’installer aux Etats-Unis, en Europe ou au Canada, mais sont très peu à vouloir abandonner la nationalité chinoise. Ils resteraient confiants dans l’économie du pays. En revanche, sont-ils confiants dans l’évolution politique du pays?

En effet, si l’on fait entrer des considérations politiques dans la balance, la Chine ne dispose pas de la liberté politique qui existe en Europe, aux Etats-Unis, au Canada. Ni la liberté de la presse, ni la liberté d’internet, ni la liberté d’opinion, encore moins la liberté politique. Aussi, ceux qui ont les moyens d’en jouir ailleurs, peuvent ne pas hésiter à le faire. L’enquête a été menée auprès de 393 millionnaires chinois disposant d’un patrimoine d’au moins 10 millions de yuans (1,21 million d’euros) et de 41 « super-riches », disposant d’un patrimoine de plus de 100 millions de yuans.

Le libéralisme économique entraîne le libéralisme politique, prône la pensée classique américaine. Jusqu’aujourd’hui la Chine refuse de se soumettre à cet adage. Les super riches ont peut-être les moyens de lui faire changer d’avis.

Taxe à 75% : y compris pour le football

Malgré les appels au secours du football français qui crie à la faillite en cas d’application de la taxe à 75%, Matignon maintient le cap : personne n’y échappera.
Football teamwork positions

Le football dans la ligne de mire de François Hollande

François Hollande, pendant sa campagne électorale, avait eu un mot d’humour sur le football belge ainsi que sur les équipes qui gagnaient le championnat de France sans dépenser des millions. Il maintient aujourd’hui le cap, accompagné de son premier ministre Jean-Marc Ayrault. En effet, « Toutes les entreprises qui versent des salaires supérieurs à un million d’euros », dont les clubs de football, seront concernées par la future taxe sur les très hauts revenus », ont indiqué ce mardi matin les services du Premier ministre. Une annonce qui contredit celle du président de la Fédération française de football (FFF), Noël Le Graët, qui avait indiqué au «Parisien» – «Aujourd’hui en France» avoir reçu l’assurance du chef de gouvernement en personne que «seules les grandes entreprises seront taxées. Or les clubs professionnels sont considérés comme des PME».

Pas de contact avec le football

Mais Matignon a démenti. En effet, les bureaux du premier ministre affirment n’avoir «eu aucun contact» récent avec Noël Le Graët: «Le Premier ministre a rencontré Monsieur Le Graët en décembre, avant que le Conseil constitutionnel n’invalide le premier dispositif», a indiqué Matignon. En outre, «L’assurance qui a été donnée, c’est que seuls les salariés seront concernés. Les artistes non salariés ou les sportifs non salariés ne sont pas concernés», a expliqué la ministre chargée de l’Innovation, des PME et de l’Economie numérique ce matin sur France Inter avant de préciser que les clubs de football professionnel sont «un peu au-dessus du chiffre d’affaires qui correspond à la définition des PME».

Le football français est-il en danger?

Frédéric Thiriez, le président de la Ligue de football professionnel (LFP), a estimé dans un communiqué que cette taxe va «étrangler les clubs». «Après avoir essayé de s’en prendre aux joueurs, on s’en prend à présent aux PME que sont les clubs professionnels», a-t-il dit. La LFP évalue le montant de cette taxe à 82 millions d’euros pour les clubs de Ligue 1. «La France va perdre ses meilleurs joueurs, nos clubs verront leur compétitivité en Europe plonger et l’Etat y perdra ses meilleurs contribuables», assure Thiriez, parlant d’une «opération perdant-perdant». Car le football français, qui pourtant verse des salaires très considérables dans certaines équipes, se voit comme faisant partie d’une concurrence dans toute l’Europe, entre les clubs, les joueurs et leurs salaires.

Ce qui va changer pour le patrimoine – 2e partie

Le gouvernement a passé la semaine à voter des mesures fiscales qui vont toucher le patrimoine de tous les Français et des Français qu’on appelle les plus fortunés. Après avoir souligné les premiers points qui vont changer dans une première partie, analysons le secteur bancaire, le secteur pétrolier et les grandes entreprises et le cas des heures supplémentaires.

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Le patrimoine bancaire

 

Les banques, les banquiers, les traders, les parieurs, les spéculateurs ont été, sans doute, les plus visés de la campagne électorale de François Hollande et, somme toute, de tous les candidats. Pas un ne les a défendu? Vit-on réellement dans un système pourri, pourri par le système bancaire, ou bien la société française est-elle un brin trop monolithique? Le gouvernement a, en tout cas, décidé de faire payer les banques. Ont été votés le doublement (de 0,25 % à 0,5 % des fonds propres) de la taxation sur les risques systémiques des établissements de crédit (550 M€ de recettes attendus) ainsi que le doublement, à 0,2 %, du taux de la taxe sur les transactions financières. Il s’agit de l’embryon, de l’embryon seulement, du projet de taxation des transactions financières à l’échelle européenne (800M€ de recettes). Le patrimoine bancaire, s’il s’en sortira, n’est pas épargné.

 

Patrimoine entrepreneurial

 

Par ailleurs, une taxe de 4 % sur la valeur des stocks de produits pétroliers détenus en France métropolitaine doit rapporter 550 M€. Les stocks de tous les raffineurs, distributeurs (c’est-à-dire les compagnies pétrolières comme Total, la grande distribution comme Leclerc, Auchan et Carrefour ainsi que les réseaux indépendants) et autres négociants seront mis à contribution, taxés en plus. Une surtaxation des dividendes distribués par les grandes entreprises, qui doit rapporter 1 milliard d’euros, a également été approuvée. Son produit sera affecté au paiement des intérêts d’une dette de 5 milliards de la France à l’égard de fonds de placement basés à l’étranger. On ne peut pas penser qu’une telle atteinte au patrimoine des grandes entreprises, sera sans effet sur l’économie.

 

Patrimoine salarial

 

Enfin, on ne saurait oublier les heures supplémentaires. La suppression des exonérations d’impôts et de cotisations sociales sur les heures supplémentaires a été votée dans la nuit de mercredi à jeudi. Le « Travailler plus pour gagner plus », si tant est qu’il ait fonctionné, est en tout cas enterré. La France revient à l’idée du moins de travail, ce qui dans l’absolu est louable, mais concrètement ne correspond pas toujours à l’état de l’économie. Le patrimoine des salariés qui travaillaient plus, en sera affecté, chose certaine.

Présidentielle 2012 : Plus de 100 entreprises visées par la taxe boursière de Nicolas Sarkozy

Le ministre de l’économie et des finances, François Baroin a confirmé l’intention de Nicolas Sarkozy à propos des taxes boursières s’il est réélu.
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Par Plg

Les sociétés à 1Md de capitalisation concernées par le projet de Nicolas Sarkozy

Et apparemment, les entreprises basées en France dont la capitalisation boursière est supérieure à 1 milliard d’euros  qui devront payer la fameuse taxe avec comme objectif, d’éviter  qu’elles échappent totalement à l’impôt par le jeu de l’optimisation fiscale.

M. Baroin a précisé que le taux de cette taxe n’était pas encore fixée, qu’elle porterait plutôt sur le chiffre d’affaires mondial que sur le bénéfice, et a confirmé que son produit devrait être de deux à trois milliards d’euros.

Réduire les déficits selon Nicolas Sarkozy

D’après Reuters, 104 entreprises cotées en France seraient affectées par cette proposition de Nicolas Sarkozy. Certaines ont leur siège hors de France, comme par exemple ArcelorMittal.

Nicolas Sarkozy avait précisé que le produit de cette taxe serait affecté à la réduction des déficits. Sa porte-parole Nathalie Kosciusko-Morizet avait dévoilé, mercredi, des précisions sur cette taxe, dont la barre d’un milliard d’euros de capitalisation boursière.

La riposte de Nicolas Sarkozy

Critiqué  par la gauche comme le « président des riches », Nicolas  Sarkozy a annoncé un nouvel impôt pour les grandes entreprises, mardi, sur France 2. Cette mesure a suscité des critiques de la part de son rival socialiste, François Hollande, alors que le débat sur la fiscalité des particuliers et des entreprises est au cœur de la campagne.

Contrairement à Nicolas Sarkozy, le candidat socialiste François Hollande, favori des sondages, propose une augmentation du  taux d’impôt sur les sociétés pour les grands groupes et une diminution pour les petites et moyennes entreprises pour éviter  qu’elles payent, comme aujourd’hui, plus en proportion que les grandes.