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Megaupload : des milliers de données supprimées?

L’affaire Megaupload, continue de faire parler d’elle. En effet, les fichiers du site de téléchargement doivent être supprimés dans les semaines qui viennent.
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Deux semaines pour récupérer les données sur Megaupload

La Justice US a autorisé deux hébergeurs à supprimer les données stockées par Megaupload chez eux. Une mauvaise nouvelle pour ceux – une majorité de particuliers et d’entreprises – qui y stockaient des données légales.
En effet, le gouvernement américain a gelé les avoirs et comptes bancaires du site de téléchargement. Ce qui fait que le site n’a plus les moyens de régler ses factures auprès des hébergeurs. Ces deux hébergeurs pourraient commencer à supprimer ces millions de données, qui occupent leur espace de stockage  pour facture non payé.

50 millions d’utilisateurs de Megaupload concernés

Ira Rothken, l’avocat de Megaupload, indique qu’au moins 50 millions d’utilisateurs sont en cause et risquent de voir leurs fichiers personnels détruits, fichiers qui, eux, ne sont pas illégaux et dont le stockage n’enfreint aucune loi.
Il  a même affirmé que « les hébergeurs ont aimablement accepté de fournir un délai suffisant pour qu’un arrangement soit trouvé avec le gouvernement américain ». Le site spécialisé américain évoque un répit de deux semaines. Mais la réalisation d’un tel « sauvetage » paraît difficile, puisque cela impliquerait probablement l’examen des fichiers pour ne remettre en ligne que ceux qui ne sont pas protégés par le droit d’auteur.

87 % des entreprises du classement Fortune 500 chez Megaupload

Depuis la fermeture de MegaUpload par le FBI le 19 janvier dernier, des centaines de millions d’utilisateurs sont privés de leur plate-forme favorite de téléchargement. Et si certins d’entre eux se procuraient illégalement grâce au site des fichiers protégés par le droit d’auteur – dont les ayant droits pouvaient demander le retrait immédiat – , certains utilisaient le service à des fins tout à fait légales.
Le patron du groupe, Kim Dotcom, avait d’ailleurs annoncé en 2011 que 87 % des entreprises du classement Fortune 500 disposaient d’un compte premium Megaupload.

Le Bref spécial Megaupload

Tout le monde a eu son Bref, Megaupload méritait bien le sien.

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Bref Megaupload

La vidéo comique Bref sur Canal + a fait le buzz sur internet. Des centaines de parodie ont vu le jour : bref j’ai essayé d’être une racaille, bref j’ai une journée de merde, bref mon coloc’ m’a présenté cette fille, bref j’ai joué à call duty, bref, bref, bref. Oui … bref. Chaque fois c’est le même style qui est repris. Alors forcément, depuis l’affaire Megaupload, il lui fallait bien son Bref

Megaupload pour la culture

La plupart des vidéos Bref sont drôles. Mais il faut bien le reconnaître, celle pour Megaupload prend une tournure plus sérieuse, à vrai dire plus inquiétante, presque déprimante, bref moins drôle. Car c’est la culture qui est jeu, on le comprend bien. La vidéo est en outre particulièrement bien faite pour montrer la perte d’accès à la culture qu’a constituée la fermeture de Megaupload.

Megaupload, bref … et après

On peut ainsi légitimement se demander ce qui se passera si les pouvoirs publics persistent dans la voie de sanctions pour les sites d’hébergement et de partage de toutes sortes : peer to peer, streaming, téléchargement direct, VPA, etc. Qu’on se leurre pas, personne ne rachètera des disques et personne ne paiera 0.99€ la chanson. L’affaire Meaupload pourrait être le début d’une triste page pour la liberté sur internet, bref pour les citoyens.

Les Etats-Unis ferment Megaupload

Coup de tonnerre sur la planète. La justice aux Etats-Unis a ordonné jeudi la fermeture de Megaupload.
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Les Etats-Unis contre Megaupload

Le site Megaupload.com est une plateforme emblématique du téléchargement direct et du streaming sur internet, pour le partage de fichiers. Quatre responsables du site basé à Hong Kong, dont son fondateur, Kim Dotcom, 37 ans, ont été interpellés à Auckland en Nouvelle-Zélande sur la base de mandats d’arrêt délivrés par les Etats-Unis. Le FBI et le ministère de la Justice des Etats-Unis ont estimé, dans un communiqué commun, qu’il s’agissait de l’une des plus « grandes affaires de violation de droits d’auteur jamais traitées aux Etats-Unis ».

Megaupload aidé par Anonymous

La réponse ne s’est pas faite attendre. Un groupe collectif nommé Anonymous, spécialisé dans l’internet, a aidé Megaupload en lançant une cyber-attaque. Le collectif a annoncé sur Twitter avoir mis hors service les sites du FBI, du ministère de la Justice, de la maison de disque Universal Music, un lobby très puissant, et de l’association professionnelle du disque RIAA. Jeudi soir, ces quatre sites étaient inaccessibles.

Nicolas Sarkozy contre Megaupload

Nicolas Sarkozy, a en revanche salué cette fermeture de Megaupload. Selon lui, « la lutte contre les sites de téléchargement direct ou de streaming illégaux, qui fondent leur modèle commercial sur le piratage des œuvres, constitue une impérieuse nécessité pour la préservation de la diversité culturelle et le renouvellement de la création ». Rappelons que Nicolas Sarkozy est à l’origine en France de loi Hadopi contre le peer to peer et qu’il prépare une loi Hadopi 3 contre le streaming. Francois Hollande, dans le même temps, a laissé entendre, en revanche, qu’il modifierait la loi Hadopi en place, sans totalement la supprimer semble-t-il.

Les accusations contre Megaupload

Par ailleurs, une vingtaine de noms de domaine affiliés à Megaupload.com ont été fermés par la justice aux Etats-Unis, qui a également saisi 50 millions de dollars d’avoirs et lancé des poursuites contre sept responsables du site. Ils sont accusés d’avoir tiré de leurs forfaits quelque 175 millions de dollars de profit et entraîné « plus d’un demi-milliard de dollars de perte pour les ayant-droits », en offrant sur leur site des produits piratés, poursuivent les autorités américaines. Megaupload Ltd, et une autre entreprise liée à l’affaire, Vestor Ltd, ont en outre été inculpées par une chambre d’accusation de Virginie (est) de violations de droits d’auteur mais aussi d’association de malfaiteurs en vue de commettre racket et blanchiment d’argent, des infractions passibles de 20 ans de prison. La police néo-zélandaise a indiqué que les quatre personnes arrêtées sur son sol devraient comparaître dès aujourd’hui, vendredi, devant la justice après une demande d’extradition formulée par les Etats-Unis.

Le succès de Megaupload

Le site a pourtant connu un fort succès sur internet, et a réussi à attirer les stars d’Hollywood  dans un Megaclip de soutien. La presse américaine rapportait que Swizz Beatz, un producteur de musique marié à la chanteuse Alicia Keys, en était devenu le patron. Cette fermeture de Megaupload.com intervient en pleine polémique aux Etats-Unis sur des projets de loi contre la liberté de partage sur internet, qui ont poussé Wikipédia à fermer l’accès à ses services en anglais mercredi et Google à masquer son logo. C’est aussi dans ce contexte que Megaupload a été fermé.

Francois Hollande et la loi Hadopi

Avec les discussions au sujet d’une loi Hadopi 3 qui viendrait interdire le streaming et le téléchargement direct, une nouvelle loi archaïque, Hollande se prononce sur Hadopi.
megaupload contre Hadopi 3

Hadopi et Hollande

 

Candidat du PS et du parti radical de gauche, Francois Hollande a pris position sur la culture et l’économie numérique. Dans un discours prononcé ce 19 janvier 2012 à Nantes, François Hollande a exposé, sans dire ouvertement qu’il abrogerait la Hadopi, a laissé entendre une forte modification du texte. Il a déclaré : « je ferai donc voter une loi qui signera l’acte 2 de l’exception culturelle française. Elle sera élaborée en lien étroit avec tous les professionnels du monde de la culture. Nous éviterons les affrontements et nous chercherons les solutions. ».

Une autre Hadopi?

François Hollande a avancé qu’il était nécessaire de développer une offre légale mettant en place « une juste rétribution de la création immatérielle ». Il a dit souhaiter mettre à contribution « les fournisseurs d’accès Internet et les fabricants de matériel ». Martine Aubry avait avancé la licence globale à la place d’ Hadopi, Francois Hollande s’aligne-t-il?

Hadopi version Hollande

Pas sûr. Francois Hollande a clairement indiqué qu’il poursuivrait la lutte contre ce qu’il appelle le « téléchargement illégal » : « la lutte contre la contrefaçon commerciale sera donc maintenue et je veillerai à faire respecter le droit moral, pilier des droits d’auteur, et à garantir la chronologie des médias» Hollande risque donc de concocter une Hadopi version socialiste, empêcher la liberté de partage sur le net et ralentir le développement des nouvelles technologies. C’est ce que serait toute sorte de loi Hadopi.

Pascal Nègre vante Hadopi : un signe qui ne trompe pas

Le président d’Universal Music France (Vivendi) prétend que la loi Hadopi fonctionne. Hadopi n’a pourtant jamais autant montré ses contradictions.
megaupload contre Hadopi 3

Hadopi « qui fonctionne »

La loi dite Hadopi est celle qui réprime le téléchargement dit illégal sur internet. Selon Pascal Nègre, c’est un « système qui fonctionne », car d’après lui environ 2,2 millions de personnes ont cessé d’échanger de manière illégale leurs fichiers musicaux. Il ajoute même « Le principe de l’ Hadopi, c’est une pédagogie pour amener les gens à changer de pratique. On ne peut que se réjouir que ce soit un système qui fonctionne ». Il a également déclaré au quotidien économique Les Echos, que « personne n’est passé devant le juge » en France contrairement, selon lui, à l’Allemagne « où il y a 70.000 personnes devant les tribunaux ».

Hadopi et le streaming

Pascal Nègre a ajouté : « En France, on peut dire que, grosso modo, 2,2 millions de visiteurs uniques ont quitté le peer to peer » (échanges de fichiers) […] « Nous avons eu 800.000 visiteurs de plus sur streaming (diffusion en flux) et 1,2 million sont arrivés sur les sites payants de téléchargement ». « La France est le pays dans lequel il y a plus de gens qui ont quitté le peer to peer et dans lequel la progression des ventes numériques est plus importante que dans les autres pays ». Des déclarations qui vont pourtant à l’encontre des volontés du président Sarkozy, qui veut s’attaquer à présent au streaming par Hadopi 3, qui a remplacé le peer to peer en France. Pascal Nègre ne dit également mot sur l privation de libertés que constitue Hadopi. Au nom de quoi n’aurait-on pas le droit de partager un fichier?

Hadopi en musique … et le reste?

Par ailleurs, M. Nègre a indiqué qu’en 2011 le marché de la musique « va encore connaître une baisse mais elle sera limitée à -3%, -3,5%. On est très loin des -15%, -20% d’il y a quelques années ». Ces chiffres devraient être pourtant comparés à ceux du cinéma, qui marche très bien. Le problème n’est pas le téléchargement, mais la qualité de la musique. Le cinéma quant à lui, a su amener le public en lui proposant un service, une sortie, l’industrie de la musique en revanche, lutte archaïquement contre l’évolution de la technologie. Avec l’I-pod, l’I-phone,les Android, les connexions internet partout, You tube, etc. Plus besoin d’acheter de la musique mais plus besoin non plus de télécharger. Hadopi et Pascal Nègre veulent-ils tuer l’évolution de la technique?

Interview de la gendarmerie de Rennes : Un fondateur de liberty land ferme le site de son plein gré.

Citizen Kane a interviewé le commandant Jean Philippe VIDAL, de la gendarmerie de Rennes, qui dévoile que le créateur de Liberty Land a accepté de fermer le site de son pleine gré pendant son audition.

liberty land
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CK : Y a-t-il une conscience infractionnelle de la part des prévenus fondateurs de Liberty Land, un sentiment de transgression ou le sentiment d’une action légitime ?

Les trois fondateurs du site Liberty Land ont certes une philosophie de liberté – disons libertaire – mais ils ont conscience de commettre une infraction car ils ont mis en place des manoeuvres pour garantir l’anonymat de liberty land, notamment un système d’IP variable, l’utilisation d’un registrar marocain et de serveurs canadiens ainsi que d’autres dispositifs d’anonymisation. Aujourd’hui encore, alors que le site est off-line, le whois du domaine liberty-land.net chez register.com indique un déposant anonyme.

CK : Avez-vous pu compter sur la coopération policière du pays du registrar pour dévoiler les créateurs de Liberty Land ?

En vérité, l’élucidation de l’affaire est à mettre au compte du travail de fourmi des enquêteurs. Le concours de mode d’enquête traditionnel et de modes d’enquête informatique ont été nécessaire pour élucider l’affaire. Pour autant, nous n’avons pas eu l’occasion de miser sur la coopération policière avec nos collègues canadiens ou américains pour fermer le site.

CK : Comment avez-vous fait pour fermer Liberty Land sans le concours de vos collègues Canadiens ?

Lors de son interpellation, l’un des responsables du site a compris que sa situation judiciaire ne pourrait que s’améliorer s’il acceptait – de lui-même – de fermer son site.

CK : Faut-il comprendre que les fondateurs de Liberty Land ont manifesté un repentir actif, digne de favoriser leur relaxe ?

A tout le moins, il faut admettre que cette attitude du mis en examen est susceptible de favoriser sa défense. En effet, sil avait refusé il aurait fallu obtenir une commission rogatoire internationale et demander aux autorités canadiennes de nous assister au titre de la coopération policière internationale. Ce fût le cas, l’an passé avec l’affaire « Snow Tiger » : si tous les responsables avaient été à l’étranger c’aurait été beaucoup plus compliqué.

CK : Comment expliquez-vous que l’enquête ait été confiée à la gendarmerie et non à l’OCLCTIC ou au BEFTI ?

Jadis, la matière de la fraude informatique était attribuée selon un acte de droit privé qui assurait la dévolution des affaires entre le BEFTI, la police judiciaire, la DST selon la compétence territoriale. En ce qui concerne cette affaire Liberty Land, c’est la compétence de la gendarmerie de Rennes qui nous a permis de concourir à l’élucidation de cette affaire. Non seulement nos équipes techniques sont intervenues pour déduire du code source des bannières de régie publicitaire les bénéficiaires économiques des programmes d’affiliation mais aussi des services d’enquête plus traditionnels.
Nous avons pu compter sur le STRJD centre de recherche et de documentation de la gendarmerie pour contribuer à élucider l’affaire Liberty Land ainsi que sur le groupe cybercriminalité de la section de recherche de Rennes.