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Village des Arts : de Dakar à Jérusalem

Révélée par le site sénégalais Le Soleil online, l’exposition de l’artiste céramiste israélien Roi Maiyan s’est achevée sous le soleil de Dakar dans la joie et la bonne humeur. Un exemple d’art et de coopération entre artistes israéliens et sénégalais.

 

Israël et Sénégal
Israël et Sénégal

Le village des arts de Dakar

 

Le 27 décembre dernier s’est achevé l’exposition du Village des arts de Dakar qui accueillait en cette fin d’année civile le travail  réalisé par Roi Maiyan, un artiste israélien avec la participation de céramistes sénégalais ainsi que des étudiants de l’Ecole nationale des beaux-arts. L’exposition évoquait les relations entre l’Etat hébreu et le Sénégal mais aussi tout le continent noir, et l’art africain d’une manière générale.Des dizaines d’œuvres ont trôné majestueusement toute la semaine sur les cimaises de la galerie Léopold Sédar Senghor. La plupart des œuvres étaient celles de Roi Maiyan, explorateur des concepts communs utilisés en Israël pour décrire le continent africain. Beaucoup d’œuvres exposées étaient aussi celles d’artistes céramistes sénégalais, comme Alpha Diallo, Adjara Lèye, Adama Boye et Séa Diallo, mais également des étudiants de l’Ecole nationale des beaux-arts. Roi Maiyan a fait un transfert d’images sur plat avec une collection d’images visuelles de livres, imprimés en hébreu en Israël durant le siècle dernier (encyclopédies, livres pour enfants et des livres de référence). Il s’agissait de représentations de l’homme et de la jungle, des figures historiques africaines et israéliennes.

 

Le travail du désert, de Dakar à la Judée

Pour réaliser ses œuvres Roi Maiyan a fait appel à l’usage du sable de la plage et du désert du Sénégal et d’Israël. En effet, l’artiste a collecté de la terre locale dans différents endroits : dans le Néguev israélien, et à la Mer Morte près du désert de Judée, ainsi qu’à Golanetla. Roi Maiyan a voulu inverser la tendance aux stéréotypes sur l’Afrique, à travers son travail artistique. Son but était d’effacer les idées préconçues pour ensuite les remplacer par des notions de collaboration. Il a fusionné « la terre qui l’a vu grandir avec celle africaine pour obtenir un seul mélange, il a créé un hybride méconnaissable, afin de créer une nouvelle image », dans la perception des choses. De même, les artistes céramistes sénégalais ont travaillé la boue, et se sont interrogés sur la marche du monde en Afrique. L’événement était organisé par l’ambassade d’Israël en partenariat avec le Village des arts de Dakar. Selon Idrissa Diallo, responsable de la Galerie Léopold Sédar Senghor, cela a permis « de passer à autre chose par rapport à ce qu’ils ont l’habitude de voir ». L’exposition était une réussite.

 

D’Israël à Dakar

 

Cette exposition fut aussi le symbole d’un dépassement des relations israélo-sénégalaises. Israël est jusqu’à présent connu depuis les années 50 et 70 pour les ventes d’armes, la lutte contre le terrorisme, la formation des armées voire des milices ou encore pour l’agriculture et un certain nombre d’infrastructures. Plus récemment Israël est devenu un leader dans le domaine de la gestion de l’eau mais aussi des nouvelles technologies, notamment dans les applications web et smartphones. Roi Maiyan a tenté modestement par sa collaboration de relier le Sénégal à Israël et tout le continent noir à l’Etat hébreu par les moyens de l’art.

L’Afrique : nouveau terreau des voitures de luxe

Alors que le Maroc vient de voter en 2e lecture une taxation des voitures de luxe pour 2014, Porsche, Range RoverBMW ou encore Mercedes ont bien compris que l’Afrique constitue un marché très jeune en plein développement, en particulier dans les pays émergents d’Afrique.

infinitiLe luxe débarque en Afrique

L’Afrique souffre généralement d’une image de pauvreté et de guerre qui peut nuire aux volontés d’investissement. Pourtant, sur les routes d’Abidjan et d’autres pays d’Afrique en développement, les voitures de luxe se multiplient dans une Afrique plus consommatrice de luxe. A Abidjan en Côte d’Ivoire, notamment, Cocody et la Zone 4, les territoires les plus huppés de la ville, sont très bien pourvus en voitures de luxe. Aussi bien que les plus riches quartiers de capitales européennes. Un phénomène qu’on retrouve également à Johannesburg, Lagos, ou encore Libreville.

Luxe et bling bling en Afrique

A Libreville en effet, le bord de mer se remplit de SUV (Sport utility vehicle, 4X4 urbains), pour cause, les riches Africains aiment les grosses cylindrées, marqueurs d’un certain statut social. Au Gabon, on observe aussi que 70% des 6.000 véhicules neufs vendus par an sont de gros 4X4, en majorité japonais, selon la Fédération gabonaise des importateurs de véhicules. L’Afrique a un goût plus timoré en revanche pour les voitures « premium », qui ne représentent à l’inverse que 3% des 8.000 autos neuves vendues par an en Côte d’Ivoire, selon les experts.

Du luxe d’occasion en Afrique

Mais c’est aussi parmi les 40.000 véhicules d’occasion importés, que s’achètent les voitures de luxe. Car les lourdes taxes dont sont frappées les autos neuves rendent les secondes ou troisièmes mains – venues d’Europe, d’Amérique du Nord ou encore de Dubaï – bien plus accessibles, précisent les spécialistes. Et malgré les routes trop basses, truffées d’ornières, certains se laissent même aller à des Ferrari ou des Lamborghini. Environ 2.000 Porsche acquises en Afrique subsaharienne sur les trois premiers trimestres 2013, dont moins de 10% entre Luanda, Accra et Lagos. Le potentiel africain est « énorme », observe une porte-parole de Mercedes, qui possède une usine d’assemblage en Afrique du sud, pays où 20.000 modèles trouvent preneurs chaque année. BMW a pour sa part, vendu 34.000 autos sur l’ensemble du continent en 2012 (+15% par rapport à 2011). Des investisseurs locaux sont sollicités pour accompagner l’implantation des marques de voitures de luxe au Cameroun, en RD Congo, en Ethiopie, au Gabon, en Côte d’Ivoire, en Namibie, au Sénégal, en Tanzanie et en Zambie.

Avec une classe moyenne estimée à 300 millions d’habitants par la Banque africaine de développement en 2011, mais surtout des strates très aisées de plus en plus nombreuses, les constructeurs de luxe ont compris que l’Afrique était aussi, avec la Chine ou d’autres pays émergents, un terreau pour les voitures de luxe.

Opinion : Plein succès de la visite officielle du Président sénégalais au Maroc

Au terme de sa visite officielle au Royaume du Maroc, on peut qualifier la visite du Président sénégalais de totale réussite.

senegal-marocLe président sénégalais au Maroc

En effet, au second jour de sa visite, le Chef de l’Etat accompagna Sa Majesté Le Roi Mohammed VI pour la grande prière du vendredi qui se déroula à la Mosquée Hassan II de Casablanca, un joyau de l’architecture marocaine et plus grand lieu cultuel musulman au monde après celui de La Mecque.

Par la suite, les deux Chefs d’Etat ont eu des entretiens au cours desquels ils ont souligné l’importance de cette visite et se sont félicités de l’enrichissement et de la diversification du partenariat bilatéral qui constitue, au-delà de ses atouts intrinsèques, un modèle performant de la coopération sud-sud et de la diplomatie de développement, telle que tracée par le Souverain marocain.

Sa Majesté Le Roi Mohammed VI et le Président sénégalais, Monsieur Macky Sall, ont également salué la qualité des rapports politiques et stratégiques entre les deux pays, qui continuent de se développer sur le socle d’un riche patrimoine culturel, cultuel et humain commun et d’une solidarité exemplaire et sans faille entre les deux pays.

Le Maroc et le Sénégal

Enfin, les deux Chefs d’Etat ont évoqué d’autres questions régionales et internationales d’intérêt commun, notamment celles concernant la Oumma islamique, la situation dans la région sahélo-saharienne, le dossier malien et les modalités de renforcement des relations du Royaume avec l’Afrique de l’Ouest, notamment avec les 8 pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine dans le cadre du prochain accord commercial et d’investissement, ou encore avec les 15 pays de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest.

La question du Sahara marocain a également été au centre des entretiens entre les deux Chefs d’Etat, j’y reviendrai dans un paragraphe distinct, tant la déclaration du Président sénégalais sur ce sujet est forte importante.

Enfin, pour conclure cette seconde journée de la visite officielle du Président sénégalais, les deux Chefs d’Etat ont présidé au Palais Royal de Casablanca, la cérémonie de signature de sept accords et conventions bilatéraux.

Des accords et conventions portant sur un protocole de coopération entre le Conseil économique, social et environnemental du Royaume du Maroc et le Conseil économique, social et environnemental de la République du Sénégal, sur la coopération entre les deux pays dans le domaine des Affaires islamiques, sur la coopération entre les deux pays dans le domaine du tourisme, sur un mémorandum d’entente dans le domaine du transport maritime, sur une convention relative à un partenariat économique entre les instances patronales des deux pays, sur la coopération entre la Caisse de Dépôt et de Gestion du Royaume du Maroc et la Caisse des Dépôts et des Consignations du Sénégal et, enfin, sur une convention relative à un partenariat entre l’Agence de Développement de l’Aquaculture du Royaume du Maroc et l’Agence Nationale de l’Aquaculture de la République du Sénégal.

A noter que la  signature de ces accords et conventions s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique, multiforme et volontariste liant les deux pays et témoigne, une fois de plus, de la volonté des deux Chefs d’Etat de hisser la coopération bilatérale au niveau des attentes des deux peuples frères

Ceci étant exposé, je reviens sur l’affirmation du Président sénégalais relative à la position de son pays sur la question du Sahara marocain.

Le Sénégal et la question du Maroc

La lecture du Communiqué officiel publié à l’issu des entretiens entre les deux Chefs d’Etat, révèle que le Président Macky Sall «a réitéré la position intangible et sans équivoque du Sénégal sur la marocanité du Sahara et sur les perspectives d’une solution politique définitive à ce différend régional».

Une affirmation qui vient une nouvelle fois confirmer la justesse de la cause du Maroc sur cette question et qui constitue un camouflet au polisario, qui met en faux la déclaration du Premier Ministre algérien, Abdelmalek Sellal, qui a lancé récemment à Tindouf : «l’Algérie n’a aucun problème avec les États voisins, sa position basée sur le bon voisinage est constante et  l’Algérie n’a de comptes à régler avec quiconque et ne veut avoir de problèmes avec quiconque».

Une déclaration en totale contradiction avec les faits et qui ne constitue que de la poudre aux yeux lancée aux Algériens et à la communauté internationale pour cacher l’échec du développement de son pays et ce, alors que le Royaume du Maroc poursuit, grâce à la vision stratégique de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI, sa marche inexorable vers le progrès et le développement.

Une vision stratégique qui a permis au Maroc de devenir aujourd’hui un pays écouté et respecté sur la scène internationale en raison des réformes affirmées et abouties initiées par le Souverain marocain sur les plans de la démocratie, des Droits de l’Homme, des libertés, de la bonne gouvernance et de la transparence ainsi que son engagement humanitaire et moral constant au service des causes justes et des efforts visant la résolution des conflits.

J’invite le Premier Ministre algérien à consacrer quelques minutes de son temps libre pour jeter un regard à la dernière livraison de Charlie Hebdo. Un article éloquent sur le modèle algérien y est consacré et démontre parfaitement que l’Algérie a sur-échoué.

En conclusion, la visite officielle du Président sénégalais, qui a pris fin ce samedi 27 juillet 2013, a été une totale réussite. Elle conforte le partenariat stratégique entre le Royaume du Maroc et la République du Sénégal en lui donnant une nouvelle impulsion au bénéfice des deux pays amis et des deux peuples.

 

Opinion – Le Président sénégalais au Maroc : entre Rabat et Dakar

Le Président de la République du Sénégal est arrivé au Maroc pour une visite officielle du 25 au 27 juillet 2013.  Le Souverain marocain s’était lui-même rendu au Sénégal en mars 2013, afin d’illustrer une nouvelle fois la pérennité des relations de qualité entre les deux pays amis et la continuité dans le partenariat dense et diversifié, conforté par des liens d’amitié très profonds entre les deux peuples.

port Saint LouisLe Sénégal au Maroc

Cette 1ère visite officielle du Chef de l’Etat sénégalais au Maroc sera également l’occasion de confirmer la volonté commune de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI et du Président sénégalais, Macky Sall, de hisser au plus haut niveau le modèle de partenariat stratégique et de coopération bilatérale ainsi que l’engagement permanent du Souverain marocain en faveur d’une coopération Sud-Sud solide, agissante et solidaire.

Elle confirme notamment que la tradition, est au cœur des relations particulières entre le Maroc et le Sénégal. Une tradition qui remonte au tout début des indépendances des deux pays et qui s’inscrit aussi dans la double exigence qui la catactérise, à savoir l’attachement aux relations historiques, aux liens de sang entre les deux peuples et à la mémoire collective.

Une visite qui témoigne, enfin, de la solidité des liens historiques et du caractère privilégié des relations exceptionnelles unissant les deux pays et qui confirme que l’axe Dakar-Rabat se renforce chaque jour davantage et sans doute qu’il n’est nul besoin de démontrer l’amitié sincère et la fraternité agissante qui lient le Président Macky Sall et Sa Majesté Le Roi Mohamed VI.

Leur parfaite convergence de vues sur toutes les questions d’intérêt commun témoigne, de façon éloquente, de la vivacité, de la totalité et de l’intensité des relations multidimensionnelles qui unissent le Royaume du Maroc et la République du Sénégal.

Un panel des domaines partagés entre le Maroc et le Sénégal

Allant de l’économie à la culture, en passant par le commerce, l’énergie, les transports, la santé, l’agriculture, l’élevage, l’enseignement supérieur, il est prouvé que les relations entre le Sénégal et le Maroc ont été significatives dans tous les domaines qui concourent au développement des deux pays.

Il est certain que l’histoire des deux pays, nations multiséculaires, est riche d’échanges et de flux humains, commerciaux et culturels qui n’ont d’égal que la constance et la vigueur qu’on leur reconnaît aujourd’hui.

Rabat et Dakar ne partagent-ils pas un socle de valeurs commun ? Un socle dont il serait vain de dresser ici l’inventaire, mais dont il important de rappeler que les deux pays appartiennent au même référentiel spirituel : l’Islam sunnite conforté par l’adhésion commune à la tradition achaarite et au rite malikite.

Les peuples marocains et sénégalais forment bien une seule famille liée par des liens multidimensionnels, économiques, culturels, religieux très forts comme en témoignent quelques faits d’histoire : l’installation du vénéré Cheikh Ahmed Tijani à Fès qui illumina le Sénégal de l’Afrique de l’Ouest par les rayons lumineux et brillants de la Jawharatoul Kamal et qui continue d’illuminer la médina de Fès, la Grande Mosquée de Dakar construite par le Maroc, ou la présence d’une forte diasporas sénégalaise vivant au Maroc et de la diaspora marocaine vivant au Sénégal depuis des lustres et constituant le «sel» de toute relation bilatérale.

En outre, l’existence à Fès et à Tivaouane de deux foyers spirituels, se réclamant du tijanisme, constitue un bel exemple de complicité spirituelle entre les deux pays. Mais, les valeurs ne sont pas que religieuses, elles sont aussi démocratiques.

L’effort démocratique du Maroc et du Sénégal

Sur ce registre aussi, force est de noter que le Maroc, du côté arabe, et le Sénégal, du côté subsaharien, comptent parmi les rares pays de la région à connaître des expériences avant-gardistes en matière de transition pacifique et de consolidation des droits humains.

En effet, le Maroc et le Sénégal s’attèlent à édifier un Etat moderne où, tout en préservant la forte identité nationale, les droits humains, le progrès social, la bonne gouvernance et la transparence s’exercent de manière irréversible.

Sur ce point précis, le Royaume du Maroc n’est-il pas cité en exemple aux Monarchies et Républiques arabes qui font face à des revendications pour plus de démocratie ?

La réponse est évidente, même triviale : Oui !

Aussi, avec la globalisation économique, les deux pays s’attachent à intensifier et à diversifier leurs échanges afin de rendre leur relation bilatérale, compétitive, prospective et porteuse d’opportunités et d’avantages mutuels pour l’une et l’autre partie.

C’est pourquoi, le tandem sénégalo-marocain s’oriente à présent vers un partenariat économique renforcé, tourné vers la réalisation concrète de projets communs de développement.

En fait, le volet économique du partenariat entre le Sénégal et le Maroc et le renforcement des relations d’assistance, qui couvrent une dizaine de secteurs scellés dans 66 accords ainsi que ceux de l’électrification rurale dans le Nord du Sénégal et des pluies artificielles, devraient permettre  au peuple sénégalais de bénéficier de l’expérience et du savoir-faire marocain en matière de développement et d’aménagement du territoire.

Ces deux thématiques constitueront l’essentiel des entretiens entre les deux Chefs d’Etat, mais également entre les membres de la délégation sénégalaise et leurs homologues marocains.

Par ailleurs, dès son arrivée à Casablanca, Capitale Economique du Royaume du Maroc, le Président de la République sénégalaise fut accueilli chaleureusement par Sa Majesté Le Roi Mohammed VI et le peuple marocain, tout au long du trajet de la Place du Méchouar vers la Place des Nations-Unies, a réservé à l’Hôte du Maroc un accueil populaire après la cérémonie officielle d’accueil sous une salve de 21 coups de canon. Le président sénégalais fut ensuite convié à un Iftar officiel (rupture du jeûne) offert par le Souverain marocain.

En recevant le Président sénégalais, Sa Majesté Le Roi Mohammed VI a fait la démonstration parfaite que le Maroc, dont les racines sont en Afrique, oeuvre pour des relations sereines, apaisées, fraternelles dans le respect et la dignité.

Le Maroc et le Sénégal sont deux peuples qui forment une seule famille qui n’entendent pas être séparées et qui feront tout pour contrer toute tentative de séparation comme le tentent en vain l’Algérie et le polisario.

Il est vrai que les ennemis du Maroc et de l’amitié maroco-sénégalaise ont gommé de leur vision géostratégique le fait que les peuples marocain et sénégalais forment une seule famille, liée par les liens de sang et de mariage comme en témoignent de nombreux marocains d’origine sénégalaise et vice versa.

Je rappelerai aux ennemis du Maroc que depuis les présidences de Feu Léopold Sedar Senghor, d’Abdou Diouf, d’Abdoulay Wade et aujourd’hui avec celle de Macky Sall, les positions du Sénégal envers le Maroc n’ont jamais changé.

Effectivement le Sénégal est l’un des pays africains qui a de tout temps soutenu ouvertement le Maroc dans ses efforts visant le parachèvement de son intégrité territoriale et le règlement pacifique du différend territorial du Sahara marocain, crée de toutes pièces par l’Algérie de Boumediene et la Libye de Kaddafi, deux régimes qui n’ont jamais lésiné sur les moyens pour financer et armer le Polisario.

Il est pertinent d’affirmer que Dakar a toujours considéré que le conflit au Sahara occidental constitue une réelle une menace pour la paix et la sécurité de la région du Sahel et subsaharienne, ne manque aucune occasion pour réitérer son ferme appui à la marocanité du Sahara, considère que la proposition marocaine d’une large autonomie au Sahara est la solution la plus réaliste pour le règlement de ce conflit artificiel et s’active pour le retour du Maroc au sein de l’Union Africaine

Au sujet des ennemis du Royaume du Maroc et du polisario, qu’ils sachent que l’Union Européenne vient une fois de plus, le 24 juillet 2013 à Rabat, de leur infliger une cinglante défaite en signant avec le Maroc l’Accord de Pêche, confirmant la justesse des arguments du Maroc et sa légitime souveraineté sur ses provinces sahariennes.

Le Lion de l’Atlas a rugi et le peu d’alliés des fennecs s’est enfui !

Une déroute monumentale d’une diplomatie d’une ère révolue, une tristesse pour leurs stratèges, adeptes des méthodes d’analyses poussierieuses, et, surtout, que de millions de dollars, provenant d’une rente pétrolière en chute libre, en lobbying anti-Maroc partis en fumée au détriment du bien-être du peuple algérien.

Opinion : Réussite totale de la visite officielle de travail de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI au Sénégal

Au terme d’une visite officielle de travail au Sénégal de Sa Majesté Le Roi du Maroc Mohammed VI, que retenir ?

sénégal, Dakar vue du cielLe Roi du Maroc au Sénégal

Tout d’abord l’accueil chaleureux et familial accordé au Souverain marocain dès son arrivée et jusqu’à son départ pour Abidjan, seconde étape de sa visite officielle de travail en Afrique, par le peuple sénégalais, le Président Macky Sall, et les officiels sénégalais mais également par les membres de la communauté marocaine installée dans ce pays frère et ami.

Ensuite, les nombreuses Audiences accordées par le Souverain marocain, le 16 mars 2013, en Sa résidence à Dakar à des responsables des groupes religieux, notamment les Tijanes et les Mourides, et aux représentants de la congrégation chrétienne de Dakar.

Ainsi, le Roi du Maroc s’est entretenu successivement avec Cheikh Abdel Aziz Sy Junior, porte-parole de la famille religieuse des Tidianes de Tivaouane, représentant le Khalife Général, Cheikh Tidiane Sy Al Makhtoume, Monsieur Mohamed Lamine Niasse, frère du Khalife Général de la famille religieuse Niasse de la ville de Kaolack relevant de la Tijania, Cheikh Tidiane Ibrahim Niasse, Monsieur Ibrahim Diop, Secrétaire Général de la Rabita des Oulémas du Maroc et du Sénégal, Cheikh Mohamed Al Bachir Mbacké, porte-parole représentant Cheikh Sidi El Moukhtar Mbacké, Khalife Général de la confrérie religieuse Al Mouridia de Touba, Monsieur Sayedna Aissa Laye, porte-parole de la famille religieuse des Layennes, représentant le Khalife Général, Haj Abdoulaye Thiaw, Monsieur Ahmed Bachir Kounta, porte-parole de la Tarika Kadiria, représentant le Khalife Général de la Tarika, El Hadji Mame Bou Mohamed Kounta ainsi que des représentants de la communauté Catholique sénégalaise.

Par la suite, Sa Majesté Le Roi Mohammed VI a accordé des Audiences au Président de l’Assemblée Nationale, Moustapha Niasse, au Premier Ministre Abdoul Mbaye, et à la Présidente du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE), Aminata Tall.

Au cours de ces audiences le Souverain marocain a fait savoir à tous Ses interlocuteurs que «le Maroc est disponible pour toute coopération dans tout domaine qui peut être identifié et où le Sénégal est demandeur d’assistance».

Par ailleurs, Sa Majesté Le Roi Mohammed VI et le Président Macky Sall se sont entretenus en tête-à-tête, dans la matinée du 16 mars 2013 au Palais de la République, avant de présider la cérémonie de signature de deux accords bilatéraux portant sur le transport routier international de voyageurs et de marchandises, avec la construction d’un pont sur le fleuve Sénégal, et sur le protocole d’accord de coopération dans les domaines des mines, des hydrocarbures, de l’électricité et des énergies renouvelables. Deux accords qui s’inscrivent dans le cadre du partenariat stratégique et multiforme liant les deux pays.

Le Maroc au Sénégal

Enfin, avant de quitter ce pays frère et ami à destination d’Abidjan, Sa Majesté Le Roi Mohammed VI et le Président Macky Sall ont procédé, le 18 mars 2013, à l’inauguration d’une clinique ophtalmologique située à Cambèrène, un quartier populaire de Dakar, qui portera le nom de «Clinique ophtalmologique Mohammed VI», réalisée par la Fondation Alaouite pour le Développement Humain et Durable sur Hautes instructions du Souverain marocain.

Cette structure médicale, à vocation humanitaire, contribuera à renforcer l’infrastructure sanitaire au Sénégal et à lutter en particulier contre la cécité évitable et est dotée de postes de consultations pouvant diagnostiquer différentes pathologies ophtalmologiques dont la capacité d’accueil est de 50.000 malades annuellement.

Elle dispose également de blocs opératoires équipés pour pratiquer des interventions notamment pour le traitement de la cataracte et des opérations chirurgicales pour des pathologies plus lourdes comme le glaucome ou le décollement rétinien, ce qui constitue une première pour cette région du continent africain.

Outre les traitements dispensés de manière permanente à vocation humanitaire, la «Clinique Mohammed VI» pourra abriter des campagnes organisées par des médecins marocains au profit des populations locales nécessiteuses et servira de plateforme de formation pour les praticiens de l’Afrique de l’Ouest, donnant ainsi une dimension régionale à cette structure.

Par la suite, les deux Chefs d’Etat ont inauguré une unité de production des médicaments baptisée «West Africa Pharma», filiale du laboratoire marocain Sothema.

Une unité de production pharmaceutique permettra d’approvisionner en médicaments génériques de qualité non seulement le Sénégal mais aussi les pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) et ceux de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Cette dernière a été réalisée grâce à des investissements privés marocains d’un montant de 8 millions d’euros. Des investissements dédiés au bien-être du peuple sénégalais.

Le démarrage de ces deux infrastructures sanitaires, que le Maroc a financé au profit du peuple sénégalais et de l’Etat du Sénégal, avec lesquels le Maroc entretient des rapports séculaires qui n’ont jamais souffert d’une quelconque incompréhension, démontre que le volet humanitaire constitue une des préoccupations majeures du Souverain marocain lors de Ses déplacements à l’étranger.

Première étape africaine pour le Roi du Maroc

En conclusion on retiendra de cette première étape africaine de Sa Majesté le Roi Mohammed VI la chaleur de l’accueil et la confirmation de la solidité des relations qui unit le Royaume du Maroc à la République du Sénégal ainsi que les peuples marocain et sénégalais.

Cette visite officielle de travail du Roi du Maroc au Sénégal a propulsé la coopération bilatérale au niveau de l’excellence et de la performance économique et font qu’aujourd’hui le Sénégal est la première destination des investissements marocains à l’étranger et le premier partenaire économique et commercial du Royaume du Maroc en Afrique subsaharienne.

Il est également utile de préciser que, compte tenu de sa proximité avec l’espace sahélo-saharien, le Maroc est considéré comme un acteur stratégique dans cette région d’Afrique et que la visite de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI dans ce pays phare de la région s’inscrit dans le cadre du renforcement de cette présence marocaine et du renforcement du choix stratégique de la coopération Sud-Sud et constitue un message clair de soutien, de fraternité et d’amitié au peuple sénégalais.

Entre le Royaume du Maroc et la République du Sénégal existe une solide alliance politique et diplomatique dans laquelle se trouvent réunis l’histoire commune, un socle de valeurs et des intérêts partagés.

Les deux pays partagent un riche patrimoine historique, cultuel et culturel que des liens de sang de famille, des liens de solidarité sans faille de coopération et d’échanges ont constamment renouvelés et approfondis.

C’est pourquoi, cette alliance, empreinte d’une amitié intangible, indifférente au temps qui passe et aux aléas des circonstances, fait que les relations entre le Maroc et le Sénégal sont un archétype des partenariats Sud-Sud.

Un éclairage sur l’affaire dite «Alcaly Cissé»

Depuis l’annonce de la visite de Sa Majesté le Sénégal : un symbole de l’excellence des relations entre les deux pays » target= »_blank »>Roi Mohammed VI au Sénégal, pays frère et ami, certaines parties inamicales aux relations maroco-sénégalaises s’échinent à empoisonner l’atmosphère chaleureuse qui entoure cette visite en soulevant le cas de l’ancien député sénégalais Alcaly Cissé, arrêté au Maroc au mois de septembre 2012, en application d’un mandat d’arrêt international lancé par Interpol à la demande de l’Arabie Saoudite.

alcaly-cisse-senegalLorsque le Maroc a arrêté Alcaly Cissé

En procédant à son arrestation le Royaume du Maroc n’a fait que remplir ses obligations en sa qualité de partie contractante du traité qui le lie avec cette organisation internationale de Police qu’est Interpol.

L’Arabie Saoudite et Alcaly Cissé

Aussi, quelque soit le crime ou la peine qu’encourt l’intéressé, cette affaire ne concerne aucunement le Royaume du Maroc, car ni partie intéressée, ni partie concernée.
C’est une affaire qui concerne l’Arabie Saoudite et Interpol. La première en a fait la demande à Interpol qui, de son côté, a lancé son mandat international d’arrêt.
Aussi, ces parties inamicales au Maroc, devraient plutôt en référer à Interpol et à l’Arabie Saoudite. Le Royaume du Maroc est et sera toujours respectueux des traités internationaux qu’il a signés.