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Charlie : Je suis le Mont du Temple de Jérusalem

Les attentats contre Charlie Hebdo ont provoqué une vague immense de solidarité en France et un mouvement inédit pour la liberté d’expression. Ce mouvement a néanmoins révélé le nombrilisme d’une société française désintéressée par des conflits plus sanglants ainsi que des autorités qui n’ont pas peur de la contradiction dès qu’elles sortent de leurs frontières.

Le Saint du Saint
Le Saint du Saint

Charlie Hebdo et le Nigéria

 

Ils ont été rares en effet ceux qui ont protesté depuis des années contre les assassinats terroristes en particulier antichrétiens et également anti-liberté au Nigéria. En plusieurs années et des milliers de morts sous les coups de Boko Haram, qui contrôle une partie du territoire, seule deux campagnes ont provoqué quelques intérêts : la campagne Bring back our girls lorsqu’environ 200 jeunes filles ont été kidnappées et tout récemment la légère réaction sur les réseaux sociaux aux meurtres de la semaine dernière avec une petite campagne Je suis Nigéria. Ce sont pourtant 2000 personnes qui ont été tuées en une semaine. Mais le Nigéria et l’Afrique de façon générale semble malheureusement toujours passer au second plan de ce qui est important pour les Français. La campagne Bring back our girls en outre n’a pas provoqué de pression suffisamment forte, encore moins d’intervention militaire, pour effectivement ramener les filles à la maison. Une partie se sont enfuies, mais d’autres ont été vendues. Les Charlie n’étaient pas tous Nigéria.

 

Près des yeux, près du cœur pour Charlie?

 

On pourrait opposer néanmoins qu’il est parfaitement compréhensible, et c’est le cas dans chaque nation, qu’on s’intéresse d’abord à sa nation, à son quartier, à sa famille, à ses affaires, qu’à ceux des autres. Que lorsque l’actualité est lointaine, on la maîtrise mal, elle nous concerne moins et nous intéresse moins, c’est peut-être regrettable, mais la nature humaine est aussi comme ça et il ne s’agit pas ici de jeter la pierre à quiconque. On peut comprendre aussi que la situation au Nigéria n’est pas forcément comprise par tous, que tout le monde ne peut pas mettre son nez en deux lectures dans le conflit au Nigéria, qu’on ne peut en quelques jours, quelques semaines, quelques articles de journaux en saisir véritablement le sens.

Les responsables, si l’on peut oser s’exprimer ainsi, serait déjà peut-être plus à chercher du côté des journalistes. Car il va de soi que si l’assassinat d’une partie des membres de Charlie Hebdo a le plus touché, c’est parce qu’il s’agit de gens connus d’une part, mais de journalistes d’autre part, c’est-à-dire de gens qui représentent l liberté d’expression et l’expression tout court. La mise sous protection policière de nombreux journalistes et intellectuels polémiques après l’attentat contre Charlie Hebdo a donné la mesure de ce qui est en train de se passer en France. Les 5 millions de personne dans la rue seront-ils suffisants pour lutter contre des terroristes près à assassiner tous les faiseurs d’opinion dont le discours ne leur revient pas.

 

Tous Charlie, sauf s’il est juif

 

En revanche on peut s’interroger plus longuement sur le sens de la réaction française, du peuple, mais aussi des journalistes et peut-être plus particulièrement des autorités françaises au regard des discriminations ou des concessions faites à la liberté d’expression à l’étranger. Il ne s’agit pas ici d’évoquer le manque de réaction des Français après les horreurs de l’infanticide Mohamed Merah qui s’étaient attaqué à des enfants juifs, nous pourrions mais ce n’est pas là le sujet. Il ne s’agit pas non plus de dénoncer le manque de virulence et de dénonciation par les autorités publiques des atteintes à la liberté d’expression faites à l’étranger par d’autres Etats et nations. Il s’agit en revanche de s’interroger sur la politique délibérément hostile à la liberté menée par la France, mais aussi par la communauté internationale, au Proche-Orient.

Pourquoi la France en effet n’a-t-elle pas soutenu la liberté sur le Mont du Temple à Jérusalem menacée par des émeutes musulmanes? Pourquoi la France qui a le courage de refuser le statut de dhimmi, et de littéralement se coucher devant les exigences islamiques des islamistes, après l’attentat contre Charlie Hebdo, ne tient-elle pas ce même discours à l’étranger?

Alors que, selon les interviews données à France Télévisions par les survivants de Charlie Hebdo, les autorités françaises ont encouragé Charlie Hebdo à continuer son combat pour la liberté d’expression, la France et toute la communauté internationale se sont en revanche littéralement couchées devant la pression de la Jordanie et de l’ensemble des pays arabo-musulmans à empêcher des Juifs de monter sur le Mont du Temple lors des dernières émeutes de ces derniers mois.

Le principe est pourtant le même. La liberté d’expression donne le droit à la critique de l’idéologie et à la caricature de personnages historiques que certains considèrent comme des prophètes, la liberté doit permettre aussi à des Juifs de se rendre partout en Israël, sur un territoire israélien souverain, et en particulier sur un lieu historique de la judéité et religieusement parlant le lieu le plus saint du judaïsme. Alors que la communauté internationale a fait pression sur Israël lorsqu’il a interdit l’accès aux musulmans l’espace d’une journée pour des raisons de sécurité, nul n’a fait pression sur Israël pour rouvrir le Mont aux Juifs et aux touristes lorsque des musulmans ont déclenché des émeutes et que les Etats arabo-musulmans ont fait pression. Dans la presse française par ailleurs, le lieu est très souvent indiqué uniquement comme « l’esplanade des mosquées » en référence au dôme du Rocher et à la mosquée d’Omar qui en font le supposé et hypothétique troisième lieu saint musulman sunnite (pas chiite, et encore on peut même s’interroger alors sur la place mineure qu’occupe Jérusalem dans l’islam avant l’arrivée des sionistes) sans rappeler qu’il s’agit du Mont du Temple, premier lieu saint du judaïsme.

Plus encore, alors que les accords de Wadi Araba en 1994 reconnaissent un « droit particulier » à la Jordanie et la gestion des lieux saints musulmans au Waqf musulman, nul ne proteste jamais contre l’atteinte à la liberté de culte à l’encontre des Juifs pratiquée par le Waqf et la Jordanie. La communauté internationale, bien au contraire, et même l’Etat d’Israël, pour ne pas froisser son allié jordanien, approuvent et valident la discrimination antijuive qui s’y pratique tout en considérant quiconque voudrait donner le droit aux Juifs de prier sur le Mont du Temple, comme l’ont les musulmans, comme un militant ou politicien « d’extrême droite ».

 

Charlie Hebdo s’est longtemps battu, et continue de le faire, contre ceux qui jugeaient ses caricatures comme des provocations, le mouvement Je suis Charlie lui a fait marquer un point et gagner le soutien clair des autorités. Il aura fallu douze morts. En revanche le Charlie juif israélien a encore bien du chemin à parcourir avant que la communauté internationale, autorités françaises y compris, reconnaissent qu’elles reculent face à la pression des pays musulmans, à leur volonté de ne pas laisser des Juifs prier sur ce qu’ils jugent saint, de la même façon qu’ils ne veulent laisser personne critiquer ou caricaturer leur « prophète ». Et les morts bien plus nombreux n’y ont encore rien fait.

La France, malgré toute sa bonne volonté, consciemment ou non, continue néanmoins à mépriser l’Afrique et à discriminer les Juifs.

La dhimmisation décrite par l’historienne Bat Ye’or dans divers ouvrages prend tout son sens lorsque l’Europe et les Etats-Unis abordent les questions israéliennes, l’Europe est alors déjà devenue dhimmi sur de très nombreux points. En Europe même la bataille est encore en cours.

Fatwa internationale contre Boko Haram ?

Boko Haram a-t-il signé sa fin en faisant rzzia sur une école et en enlevant plus de 200 jeunes filles au Nigéria et en promettant de les vendre? Une campagne de mobilisation et de communication prend de l’ampleur contre le groupe. Un concert de nations lance une véritable Fatwa contre Boko HARAM. Les musulmans modérés espèrent qu’un Imam lancera une Fatwa contre Abubakar Shekau, chef de Boko Haram, qui se revendique d’un Islam Afghan.

 

Boko Haram
Boko Haram

Fatwa contre Boko Haram.

Tout commence dans la soirée du 14 avril 2014. Le groupe islamiste Boko Haram, connu pour ses nombreux attentats au Nigéria et dans la région ainsi que, probablement, pour ses enlèvements de Français et d’étrangers, enlève 276 écolières. Les chiffres diffèrent selon les sources, mais elles seraient plus de 200. C’est loin d’être le premier acte criminel et terroriste du groupe. Mais depuis les choses s’enveniment. Au lendemain de l’enlèvement, le porte-parole de l’armée avait assuré que la quasi-totalité des filles avait été secourue avant de se rétracter et de s’excuser. Des bruits courent aujourd’hui que 53 jeunes filles se seraient échappées, chiffre non confirmé, mais certaines ont témoigné dans les médias de leur calvaire.

Les circonstances de l’enlèvement sont un peu mieux connues. On sait que Boko Haram a attaqué une école autour de 23h30 le 14 avril avant de la brûler avec la maison du gouverneur local et quelques échoppes. Selon les témoignages rapportés par une jeune fille échappée, Deborah Sanya, 18 ans, sur un blog du magazine américain The New Yorker, les terroristes islamistes se seraient présentés en uniforme de l’armée nigériane dans l’enceinte du lycée en prétendant que rien n’arriverait. C’est ainsi qu’ils les auraient embarquées dans des camions pour les interner dans des campements.

Boko Haram contre l’ « éducation occidentale »

Les choses se sont ensuite envenimées. Le 5 mai, Aboubakar Shekau, le chef de Boko Haram, a diffusé une vidéo de 57 minutes dans laquelle il revendique le rapt des jeunes filles tout en ricanant, accompagné d’autres terroristes au visage masqué : « J’ai adopté vos filles. Je vais les vendre sur le marché, au nom d’Allah », clame-t-il avant de préciser en garder certaines « comme esclaves » et de poursuivre : « J’ai dit que l’éducation occidentale devait cesser. Les filles, vous devez quitter l’école et vous marier (…) Une fille de 12 ans, je la donnerais en mariage, même une fille de 9 ans je le ferais ».

Selon certains spécialistes, le rapt avait été annoncé dans une précédente déclaration et les captives pourraient servir « d’appâts » pour recruter de nouveaux combattants dans un Nord paupérisé, où le prix des dots empêche de nombreux jeunes hommes de trouver une épouse. Selon certaines sources locales, certaines filles auraient été transférées hors du Nigéria, au Tchad et au Cameroun où elles auraient été vendues. Mais les enlèvements se sont poursuivis et dans la nuit de lundi à mardi, huit autres filles auraient été enlevées.

Boko Haram soulève l’indignation

L’incapacité des autorités nigérianes à retrouver les lycéennes suscite alors mécontentement et interrogations. Alors que les zones d’action de Boko Haram étaient sous la surveillance des autorités, certains s’interrogent sur d’éventuelles complicités. L’enlèvement émeut surtout en Occident où une campagne de communication prend de l’ampleur pour leur libération. Boko Haram sévit pourtant depuis de nombreuses années, en particulier contre la communauté chrétienne du Nigéria qu’il frappe par milliers de morts. Mais les réactions de la communauté internationale se limitaient jusqu’à présent à de simples condamnations, comme s’il s’agissait au fond d’un problème local au Nigéria. Ce n’est que depuis l’enlèvement des écolièrs et ses complications que certains pays commencent à se mobiliser publiquement contre le groupe islamiste – qu’on continue d’appeler secte.

Les Etats-Unis ainsi que les Français comme les Britanniques se sont en outre engagés à envoyer de l’aide ou des troupes de formations pour soutenir l’armée et la police nigérianes. Tout se passe comme si le rapt des jeunes filles à Chibok constituaient le dépassement de lignes rouges que l’Occident ne serait plus prêt à accepter. Les attentats ont pourtant été nombreux et ce n’est pas non plus la première fois que Boko Haram s’en prend à des enfants ou adolescents comme en juin 2013 où 22 étudiants avaient été assassinés à Mamudo et en février 2014 où 59 garçons avaient été tués à Buni Yadi. Au Nigéria se tiennent des manifestations quotidiennes pour demander le retour des filles et dénoncer l’incurie du pouvoir. Sur les réseaux sociaux, la campagne Bring Back Our Girls (« ramenez nos filles ») aurait fait l’objet de plus de 850 000 tweets, le président nigérian a réagi en lançant un appel à la communauté internationale. Alors que les milliers de meurtres de Boko Haram, confinés principalement au nord-est du pays, restaient sans réaction, le fait de détenir de jeunes filles encore vivantes a peut-être provoqué un soubresaut du monde civilisé contre la cruauté de Boko Haram, qui commence à porter sérieusement atteinte à la réputation de ce qui est aujourd’hui la première économie d’Afrique.

Luxe pour Hommes : Zegna s’étend au Nigéria

Le numéro un mondial du prêt-à-porter de luxe pour hommes, l’italien Ermenegildo Zegna, qui compte déjà des boutiques dans plus de 80 pays, vient d’ouvrir, le premier dans le secteur, une boutique à Lagos, au Nigeria. Son PDG, Gildo Zegna, croit au bel avenir du luxe en Afrique.

zegnaL’Italien Ermenegildo Zegna

Depuis 1910 et la fondation de l’entreprise à Trivero dans les Préalpes Biellese, Ermenegildo Zegna a fait sa réputation dans la production de laine de très bonne qualité pour les costumes. A la fin des années 30 il employait déjà 1000 travailleurs et en 1938 mettait en place la Zegna Woollens Corporation à New York. Aujourd’hui il s’agit de la quatrième génération de la famille Zegna et les affaires marchent toujours aussi bien, voire bien mieux encore.

Ermenegildo Zegna dans le monde

En 1973, Zegna ouvrait sa première usine en Espagne puis en 1977 en Suisse. En 1999, le groupe Zegna avait huit usines de fabrication en Italie, deux en Espagne, trois en Suisse, l’une au Mexique et une en Turquie. La première boutique à Paris a été ouverte en 1980, puis à Milan, l’autre capitale de la mode en 1985. En 2010, on comptait 560 boutiques dont plus de 300 commandés par la compagnie aux Etats-Unis, en Europe, au Japon et en Chine avec des mégastores à Atlanta, Costa Mesa, Californie, New York City, Beverly Hills, Houston, Bogota, Boston, Las Vegas, Lima, Mexico, Londres, Milan, Paris, Manille, Madrid, Tokyo, São Paulo, Hong Kong, Beijing, Shanghai, New Delhi, Mumbai, Kuala Lumpur, Santiago du Chili, Oulan-Bator et à Bangkok puis à Westfield Sydney à Sydney en 2011.

Ermenegildo Zegna en Afrique et au Nigéria

A présent Ermenegildo Zegna s’attaque à l’Afrique et croit au bel avenir du luxe sur ce continent. En 2013, Ermenegildo Zegna pourrait ouvrir une trentaine de nouveaux magasins, au Mexique, au Vietnam, en Australie, à Singapour… souhaitant conserver « une croissance à deux chiffres » de ses ventes. L’Afrique représente un nouveau test pour une marque qui a su s’installer partout, mais le PDG est confiant et assure que ce nouveau Ermenegildo Zegna au Nigéria en amènera d’autres.

Le Nigéria à nouveau sous les bombes de Noël

L’an dernier au Nigéria fut particulièrement violent contre les chrétiens au Nigéria. Noël n’a pas été épargné cette année, qu’en sera-t-il du nouvel an?

Carimbo - Nigéria
Carimbo – Nigéria

Noël 2011, noël 2012 au Nigéria

L’an dernier des églises au Nigéria et des quartiers chrétiens furent victimes d’attaques de groupes islamistes djihadistes. Un groupuscule lié à Al Qaïda, Boko Haram, avait même demandé aux chrétiens de quitter le nord du Nigéria. Les morts se comptaient par dizaines voire centaines l’an dernier. Cette année, maigre consolation, les attaques ont été un peu moins meurtrières mais les violences se poursuivent. Il devient dur d’être chrétien aujourd’hui au Nigéria.

6 morts au Nigéria pour Noël

Au Nigéria 6 personnes ont été tuées par des hommes armés pendant la messe de minuit. Les hommes armés ont attaqué une église dans le nord du Nigeria, la veille de Noël, tuant six personnes, dont le prêtre, avant de mettre le feu au bâtiment, ont annoncé la police et des habitants. Les islamistes du groupe Boko Haram ont par ailleurs mené récemment plusieurs attaques à Yobe, proche de la ville de Maiduguri (capitale de l’Etat de Borno), berceau du groupe islamiste, affilié à Al-Qaïda.

Nouvelle explosion au Nigéria

Par ailleurs, le 26 décembre, un incendie s’est propagé dans un quartier densément peuplé de la capitale économique du Nigeria, Lagos, à la suite d’une explosion dans un magasin où étaient stockés des feux d’artifices, selon une source officielle. Il y aurait au moins 30 blessés. On ne sait pas encore s’il s’agit d’un attentat ou non. Une chose est sûre, une guerre contre les chrétiens est menée au Nigéria. Au fil des ans les Chrétiens pourraient bien être de moins en moins nombreux au Nigéria, personne ne les aura défendus, une nouvelle culture se sera effacée dans l’indifférence générale.

L’Afrique développe son hôtellerie de luxe.

Avec 164 milliards de dollars (126 milliards d’euros) générés par an par le tourisme en Afrique, soit 9% du produit intérieur brut (PIB) du continent, le tourisme de luxe ne veut rien rater du développement de l’Afrique.
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Luxe et classe moyenne

 

Selon David Scowsill, PDG du Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC), le secteur du tourisme représente aujourd’hui près de 19 millions d’emplois en Afrique, soit 7,1% du total. Ces chiffres sont en outre voués à progresser. La classe moyenne africaine, qui réunit aujourd’hui 300 millions de personnes, devrait en effet atteindre le milliard d’ici 2050. Cette classe moyenne se développe dans la foulée du tourisme occidental et des investissements massifs, venant notamment de l’hôtellerie de luxe, qui trouve les fonds nécessaires à de grands projets.

Les investissements du luxe

Les hôtels de luxe investissent l’Afrique, et en particulier la capitale kényane. Les promoteurs hôteliers prévoient l’ouverture de près de 40.000 chambres à travers le continent dans les années à venir. Selon Alex Kyriakidis, PDG du groupe Marriott pour la zone Moyen-Orient/Afrique, le plus important est le tourisme intérieur. Le sud de l’Afrique sera la zone du monde la plus dynamique pour cette chaîne dans les prochaines années. L’Afrique, malgré son niveau de développement relativement bas, représente un potentiel énorme par sa natalité, très forte. Aujourd’hui sur les 420.000 chambres dans le monde du groupe Marriot, seules 4.000, soit 1%, se trouvent actuellement sur le continent africain.

Hilton prévoit l’ouverture de neuf hôtels et 3.380 chambres, Mövenpick, 12 hôtels et 2.182 chambres, Radisson Blue, 14 hôtels et 3.429 chambres, Ibis, 19 hôtels et 2.632 chambres. De son côté, Accor crée 5.000 chambres en Afrique.

Luxe et sécurité

Néanmoins, les professionnels de l’hôtellerie doivent garder à l’esprit la lenteur dans l’acquisition des terrains, l’approbation n »cessaire des gouvernements, la construction et ses contraintes, les coûts pour la sécurité.  En Ethiopie, au Nigéria l’hôtellerie de luxe est confrontée à la question de la sécurité, les hôtels pouvant devenir la cible d’attaques, ils se dotent de blocs de protection et de murs sécurisés. La situation locale pèse énormément dans les investissements et il est évident que les chaînes de luxe ne veulent pas prendre des risques inutiles.

Le Grand Oral de François Hollande à l’ONU

Grande journée pour François Hollande qui devrait entrer dans l’arène internationale des chefs d’Etat en prononçant son premier discours à la tribune des Nations Unies.
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Journée chargée pour François Hollande

Le président François Hollande se plaignait, il y a peu encore, d’être trop accaparé par les réunions internationales et ne pas avoir suffisamment de temps pour être proche des Français.  Pas facile d’être président de la République française et les choses ne risquent pas de s’arranger aujourd’hui, à New York, où en plus de son discours très attendu, de nombreuses rencontres bilatérales sont prévues. Un timing très chargé.

Assemblée générale pour François Hollande

Cette 67ème Assemblée générale des Nations-Unies sera la première pour François Hollande en tant que chef de l’Etat français. L’Assemblée générale réunira les 193 pays membres et devrait être très largement dominée par l’impasse au conseil de sécurité sur la crise syrienne, mais aussi la crise malienne, directe conséquence de l’intervention de l’Otan en Libye, approuvée par le Conseil de sécurité. Selon un proche du président français, François Hollande devrait défendre le rôle que l’ONU tiendra dans le monde selon lui, mais aussi exprimer son « inquiétude sur le blocage du système en particulier sur la crise syrienne ». Jusque là, rien de très original.

François Hollande à l’ONU

François Hollande devrait monter à la tribune et s’exprimer vers 12h30 heure locale, et avant cela s’entretenir avec plusieurs chefs d’Etat dont le roi de Jordanie Abdallah II, la Jordanie jouant une place de premier rang dans l’accueil des réfugiés syriens, mais aussi avec Mohammed Morsi, nouveau président islamiste de l’Egypte ou encore avec Goodluck Ebele Jonathan, le président du Nigeria, « une puissance pétrolière », rappelle-t-on à l’Elysée. Enfin, François Hollande, pour son passage à New York, est également attendu à Ground Zero, pour le dépôt d’une gerbe en l’honneur des victimes du 11 septembre 2001.