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Libye : le parlement ne reconnaît pas le nouveau Premier ministre

La Libye ne semble pas plus sortir de sa guerre civile que ses voisins tunisiens, égyptiens et syriens, l’élection du nouveau Premier ministre est en effet contestée par le parlement.

Parlement en Libye
Parlement en Libye

 

Pas de premier ministre en Libye

 

Lundi matin, Ezzedine Al- Awami , vice- président du Parlement, déclarait que dans la confusion du vote de dimanche au parlement le candidat Miitig, soutenu par les islamistes, n’avait pas réussi à obtenir le nombre de voix requis. Un communiqué publié sur le site du gouvernement a déclaré que l’homme d’affaires avait reçu un total de 113 votes, mais avait besoin de 120 voix afin d’être déclaré le nouveau Premier ministre du pays, conformément à la constitution. Puis, dans une deuxième déclaration publiée sur le même site, Awami indiquait que le vote de confiance était « nul et illégal. »

Ce vote s’est tenu après une séance chaotique au Congrès national général (GNC) dans laquelle, pourtant, après le décompte initial des voix au GNC Salah al – Makhzoum dit Miitig était annoncé comme Premier ministre pour avoir remporté 121 voix au parlement intérimaire, battant son challenger Omar al – Hassi, un professeur d’université.

 

Situation chaotique en Libye

 

Mais certains députés ont rapidement dénoncé le dépouillement, qui selon eux a eu lieu après que la session avait officiellement fermé.

« Ce qui se passe est illégal », a déclaré le porte-parole du GNC Omar Hmidan.

Le vote a été diffusé en direct sur la télévision d’Etat jusqu’à ce qu’Awami clôture la séance.

Si le vote était confirmé, Miitig, 42 ans, deviendrait le plus jeune et le cinquième Premier ministre de la Libye en à peine trois ans depuis que le dictateur Mouammar Kadhafi a été renversé et tué par un soulèvement en 2011.

Depuis lors, les gouvernements successifs dans ce pays d’Afrique du Nord riche en pétrole, ont lutté pour imposer l’ordre contre les anciennes brigades rebelles lourdement armées, qui ont érigé leurs propres fiefs et refusé de rejoindre les forces de sécurité.

Le poste de premier ministre s’est avéré difficile et dangereux. En mars, le Premier ministre Ali Zeidan , avait été enlevé par des hommes armés et détenu pendant plusieurs heures avant d’être libéré. Le mois dernier, le ministre de la Défense Zeidan Abdullah al – Thani a été nommé pour le remplacer, mais a démissionné après seulement cinq jours, affirmant que lui et sa famille avaient été attaqués.

 

Séance chaotique en Libye

La télévision d’Etat a diffusé des images chaotiques de la session de dimanche.

Dans un premier temps, Awami a indiqué que Miitig avait vaincu le professeur d’université Omar al – Hassi par 73 contre 43 votes mais en ne rassemblant que 113 des 120 voix nécessaires pour un vote de confiance.

Puis le deuxième vice-président, Salah al – Makhzoum, inférieur à Awami, a annoncé plus tard que l’homme d’affaires relativement inconnu avait remporté 121 voix au parlement intérimaire, apparemment après un dépouillement judiciaire. Les deux vice-présidents du Parlement ne semblent pas s’accorder sur le vote.

 

Miitig – qui a promis de reconstruire les institutions de l’Etat, à savoir l’armée et la police – aurait normalement deux semaines pour former un gouvernement.

Mais le législateur libéral Sherif al – Wafi a indiqué que lui et d’autres députés « prendront les mesures juridiques nécessaires » pour empêcher Miitig d’accéder au gouvernement.

Selon le député Fatima al – Majbari, le dépouillement aurait inclus des « voix des législateurs qui étaient absents. »

C’était la deuxième fois en une semaine que le GNC s’était réuni pour départager les deux candidats qui.

 

Le GNC lui-même, date de juillet 2012 et il est élu pour une durée de 18 mois, mais en février dernier, il a étendu son mandat jusqu’à décembre, suscitant de nombreuses protestations.

Les partisans islamistes du Parlement étaient en faveur de l’extension alors que l’Alliance nationale des Forces libérales a dénoncé ce mouvement comme antidémocratique.

La crise politique intervient alors que des militants ont lancé des attaques quasi- quotidiennes contre les forces de sécurité, en particulier dans la ville orientale de Benghazi Retif, berceau de l’insurrection qui a mis fin au règne de Kadhafi en Libye.

Libye : l’ancien chef du renseignement sera jugé au pays

L’ancien chef du renseignement en Libye, Abdallah Al Senoussi, a fait appel de la décision de la Cour pénale internationale (CPI) de lui permettre d’être jugé dans son pays d’origine au lieu de La Haye, ont rapporté les médias locaux.

abdallah-al-senoussiAbdallah Al Senoussi jugé en Libye

Le chef du renseignement de Mouammar Kadhafi devra donc faire face à un procès pour crimes de guerre en Libye, et non à La Haye, ont statué les juges de la Cour pénale internationale (CPI). L’ancien patron du renseignement militaire a été inculpé par la CPI en 2011 de crimes de guerre commis pendant le soulèvement des rebelles contre l’ancien régime libyen en 2011. Il a été remis aux nouvelles autorités de la Libye par la Mauritanie l’année dernière.
Abdallah al-Senoussi est soupçonné de complicité dans l’attentat de Lockerbie de 1988 et a été reconnu coupable d’un autre attentat à la bombe au Niger l’année suivante, un attentat ayant fait des centaines de morts. La CPI a en effet approuvé le système juridique libyen comme juste et suffisamment fonctionnel pour gérer son procès pour crimes de guerre, pour des crimes qui auraient été commis au cours du soulèvement contre Kadhafi il ya deux ans. Cette décision intervient néanmoins quelques jours après que le Premier ministre du pays a été enlevé puis libéré et alors que la Libye semble ne pas sortir de l’anarchie. Les milices et groupes paramilitaires y ont encore une telle emprise que le journal israélien Haaretz n’a pas hésité à titre il y a quelques jours : « La Libye en est presque à regretter Kadhafi ».

La peine de mort en Libye

L’avocat nommé par la cour pour défendre Abdallah al-Senoussi, Benoît Emmerson, a déclaré que son client pourrait être condamné et exécuté en Libye avant la décision de la CPI sur l’appel. Abdallah al-Senoussi craint d’être condamné à la peine de mort alors que la peine capitale n’existe pas à La Haye. Mais la CPI a jugé le 11 octobre que « M. Al Senoussi sera jugé en Libye, selon le principe de complémentarité ». Abdallah al-Senoussi est également recherché en Libye pour son rôle présumé dans le massacre de 1996 de plus de 1200 personnes à la prison d’Abou Salim.

En droit international, chaque pays a le droit – et le devoir – de juger ses criminels de guerre présumés. La chambre préliminaire a révélé que les autorités libyennes sont « désireuses et capables » d’engager des poursuites contre Senussi, et donc qu’il ne peut pas être jugé à la CPI.

 

« C’est une décision choquante contre laquelle nous allons immédiatement interjeter appel », a déclaré l’avocat de Senussi, Ben Emmerson. M. Emmerson a déclaré qu’il y avait « des preuves accablantes … que la justice libyenne est proche de l’effondrement, et qu’elle est incapable de mener des procès équitables contre tous les fonctionnaires de l’ère Kadhafi. »

 

Abdallah Al Senoussi : l’un des anciens maîtres de Libye

M. Al Senussi est poursuivi pour crimes de guerre avec Seif al-Islam, le fils de l’ex-dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, et 36 autres accusés pour les atrocités commises pendant la révolution de 2011. La deuxième session de leur procès aura lieu le 24 décembre.

Abdallah al-Senoussi était l’ancien chef du renseignement sous le régime de Kadhafi et beau frère de l’ancien homme fort de Libye, il faisait partie de son cercle intime.

 

« L’effet de la décision est de condamner M. Senussi à faire face à une justice populaire sans même l’accès à un avocat, et dont l’issue inéluctable est la peine de mort », a déclaré M. Emmerson. Seif al-Islam, le fils de l’ancien leader de Libye a lui aussi fait part de ses inquiétudes à de nombreuses reprises. Selon lui, si lui et les anciens leaders sont jugés en Libye, « on ne pourra pas appeler cela la justice, mais un meurtre. »

Le Premier ministre de Libye libéré après quelques heures

Ce fut sans doute l’enlèvement le plus rapide de l’histoire. Quelques heures après son enlèvement par un groupe d’anciens rebelles, le Premier ministre transitoire en Libye Ali Zeydan a été libéré.

libyeLibye : le premier ministre enlevé

Cinq jours après la capture d’un chef d’Al-Qaïda en Libye, Ali Zeydan a été enlevé de force par « un grand nombre d’hommes armés [qui] sont entrés dans [l’hôtel où il réside] très tôt jeudi. Mais nous n’avons rien compris à ce qui se passait », a raconté un employé de l’hôtel où s’est produit le rapt. Les ravisseurs auraient emmené de force Ali Zeidan parce qu’ils reprochaient au gouvernement libyen d’avoir aidé à la capture d’Abou Anas al Liby, samedi, lors d’un raid mené par les forces spéciales américaines.

Libye : responsable ou pas?

De son vrai nom Nazih Abdul Hamed al-Raghie, Anas al Liby  est un chef présumé du réseau Al-Qaïda et était recherché par les Etats-Unis qui l’accusent d’implication dans les attentats meurtriers de 1998 contre les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya. Le gouvernement libyen avait indiqué ne pas avoir été prévenu de ce raid, mais le secrétaire d’Etat américain « John Kerry a dit que le gouvernement libyen était informé de cette opération », a dénoncé un porte-parole de la Chambre des révolutionnaires de Libye, le groupe à l’origine de l’enlèvement. Si le Congrès, la plus haute autorité politique du pays, a enjoint à Washington de lui remettre immédiatement Abou Anas Al-Libi, actuellement détenu sur un navire américain, M. Zeidan a, lui, affirmé que l’affaire n’affecterait pas les relations entre son pays et les Etats-Unis.

Quelques heures plus tard, selon le gouvernement, M. Zeidan a été « libéré et non relâché » par ses ravisseurs, laissant entendre qu’une opération a eu lieu.

La Libye proche d’Al Qaida?

Deux choses peuvent toutefois interpeller. La première est que le groupe d’ex-rebelles, « la Chambre des révolutionnaires de Libye« , dépend officieusement du ministère de l’intérieur. Ce qui signifie qu’un groupe appartenant au ministère de l’intérieur a kidnappé le Premier ministre, ce qui donne une idée de l’anarchie qui règne en Lybie, y compris au sein du gouvernement. La deuxième chose souligne la proximité de certains groupes avec Al-Qaïda. Après la chute de Kadhafi en effet des milices ont été cooptées par les autorités, qui requièrent leurs services, moyennant salaires, pour des tâches de police ou de défense, comme le contrôle des frontières. La méthode de l’intégration en douceur a été préférée à celle de la démobilisation de force, dans le but d’éviter à la Libye les affres d’une guerre civile, que le pouvoir central n’était pas du tout assuré de gagner. L’envers de cette politique, c’est qu’elle a laissé prospérer une poignée de groupes armés dont la logique – djihadiste, régionaliste ou mafieuse – est hostile à l’instauration d’un Etat fort. En clair, la Libye coopte et paie des milices proches ou liées à Al Qaïda, milices qui n’hésitent pas à s’imposer militairement quand elles le souhaitent.

La France visée par un attentat en Libye

La France a été visé en Libye  via son ambassade par un attentat à la bombe à Tripoli ce mardi 23 avril. Deux gardes français ont été blessés, dont un grièvement. Laurent Fabius a déclaré : « l’attentat aurait pu être un carnage ».

attentat-en-libyeLibye : Nouvelle frappe contre la France

La France serait-elle devenue aujourd’hui l’ennemi numéro 1 des terroristes internationaux? Après les captures d’otages qui se sont multipliées et alors même que les sept otages de la famille Moulin-Fournier ont été libérés en fin de semaine dernière, la France est à nouveau la cible de terroristes islamistes, cette fois en Libye puisqu’un attentat a frappé l’ambassade de France à Tripoli. Il semblerait, selon une source de sécurité libyenne, que l’explosion était due à une voiture piégée. Les deux Français blessés sont des gendarmes mobiles.

Protéger l’ambassade de France en Libye

La France reste à présent en état d’alerte un peu partout. En quelques jours plusieurs attentats islamistes contre des intérêts occidentaux ont été menés, depuis l’attentat de Boston aux Etats-Unis jusqu’à l’attentat de Tripoli. En Libye des gendarmes sont régulièrement affectés pour une période de deux ou trois ans à la protection d’ambassades de France, particulièrement en Afrique. Selon une source diplomatique l’ambassade serait détruite à 60 % ainsi que sept à huit voitures alentour. C’est une chance qu’il n’y ait pas eu de morts.

La France en alerte rouge en Libye et en Afrique

Par ailleurs, la source diplomatique a précisé que la France était « en alerte rouge compte tenu de la situation dans cette zone depuis notre intervention au Mali« . Néanmoins aucun renforcement de personnel en Libye n’est à l’ordre du jour officiel pour le moment. Le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, est arrivé sur place en milieu d’après-midi. Selon les officiels français, la coopération franco-libyenne est excellente, mais il semblerait que les islamistes aient décidé de s’attaquer à la France en Libye. Laurent Fabius a annoncé le renforcement de la sécurité des intérêts au Moyen-Orient et dans le Sahel, pas seulement en Libye alors que le pays est confronté à une insécurité croissante avec des milices qui font la loi. Il faut noter par ailleurs que deux députés français, Jacques Myard, député UMP et président de la « mission d’information sur les révolutions arabes de l’Assemblé nationale », commission des affaires étrangères, et le député socialiste Jean Glavany, rapporteur étaient en Libye au moment de l’explosion mais à l’hôtel.

La France a déboursé 300 millions d’euros dans la guerre

300 millions d’euros, c’est la somme estimée par le ministre français de la Défense, Gérard Longuet dimanche : «un petit peu au-delà de 300 millions d’euros», le coût direct pour la France de l’opération militaire internationale en Libye contre les forces de Kadhafi.

300 millions d'euros

La France a dépensé 300 millions d’euros dans la guerre

Gérard Longuet avance donc un chiffre proche de celui qu’il avait déjà avancé en septembre. Il mentionnait  alors un coût de 320 millions d’euros. Une somme qui représente «un tiers du budget» des Opérations extérieures (Opex) de l’armée françaises pour 2011, a-t-il spécifié.

Sur Europe1, i-télé et le Parisien, M. Longuet a aussi déclaré que les doutes qui subsistent sur les circonstances de la mort jeudi de Mouammar Kadhafi n’arrangent « personne ».

Ce dernier a ajouté qu’une enquête commanditée par les Nations-Unis devrait permettre de préciser les circonstances de la mort de ce dernier.  Interrogé sur les images de Kadhafi peu avant sa mort, M. Longuet a dit  que « le visage ensanglanté ne doit pas faire oublier tous les visages ensanglantés depuis 40 ans », et l’instauration du régime de Kadhafi.

300 millions d’euros : La France ne veut plus s’immiscer davantage

En outre, la priorité de la Libye repose à présent sur la mise en place d’un processus démocratique. Mahmoud Djibril, Premier ministre du Conseil national de transition (CNT) a estimé samedi que des élections constituantes devraient être organisées dans un délai de huit mois, « maximum ».

Gérard Longuet a précisé que le rôle de la France n’était pas de s’immiscer dans ce virage démocratique mais « l’objectif de la France en Libye, était de protéger les Libyens, s’assurer qu’il n’y avait pas de forces militaires pour les tuer. C’est accompli. Pour le reste les libyens sont majeurs et vaccinés. Ils ont leur destin en main ».

Pour le ministre de la Défense, la mort de Kadhafi amorce de nouvelles relations avec la France. « Nous aurons avec la nouvelle Libye, des relations d’Etat à Etat. Nous ne sommes pas en Libye pour organiser l’état. Nous avons reconnu le CNT comme interlocuteur, il y a un président du CNT, une organisation qui se met en place », a-t-il conclu.

300 millions d’euros : à peine le prix de deux Rafales

300 millions d’euros c’est cher payé pour le lynchage de Kadhafi, cela représente à peu près le prix de fabrication des deux avions Rafales qui participaient au défilé aérien de la fête nationale de Libye le 1er septembre 2009, mais surtout c’est une vétille à l’aune de 35% des contrats pétroliers libyens promis à la France par le CNT et moins encore en comparaison des 200 milliards de dollars que Kadhafi à exfiltré de Libye.

Bref, 300 millions d’euros sont un pourboire à l’aune de l’économie de la guerre.

Qui veut la peau de l’héritier de Kadhafi : Saif Al Islam Kadhafi ?

Saif Al Islam Khadafi est introuvable, son père Mouammar Kadhafi mort à Syrte le 20 octobre 2011.

ou est Saif Al Islam Kadhafi ?

Mouamar Kadhafi mort sous les balles des rebelles : Ou est Saif Al Islam Khadafi ?

Les rebelles de Misrata, arrivés à Syrte ont eu raison du guide la révolution libyenne retranché dans la ville de sa naissance parmi ses ultimes fidèles.

Mouamar Kadhafi mort c’est 42 ans de pouvoir terminés dans la violence la plus extrême qui annonçait cette issue fatale. Le dernier tour de scène de Mouamar Kadhafi en Europe était un effet supplémentaire du déséquilibré dont le régime a commis les attentats les plus meurtriers contre l’occident avant le 11 septembre 2011.

Mouamar Kadhafi mort : capturé ? blessé ? tué ? d’après le CNT, et Saif Al Islam Khadafi ?

kadhafi mort
kadhafi mort

Le CNT a réussi à piéger Kadhafi lors de la prise de sa ville natale Syrte, mais il serait aussi mort après un raid de l’OTAN, tandis qu’une deuxième équipe (?) l’aurait achevé pris entre deux feux. Le CNT dit tout et son contraire.

D’autres sources indiquent que Kadhafi aurait été touché au coeur du combat qui faisait rage à Syrte, blessé à la tête il aurait succombé à ses blessures.

En réalité, il n’en est rien. Il ne fait aucun doute que Kadhafi a été lynché à mort puis abattu comme un chien d’une balle dans la tête. Ce n’est pas le fait historique de sa mort qui doit heurter, car Kadhafi est un meurtrier aveugle et sans pitié, qui n’a pas hésité à faire abattre des milliers d’hommes (avec des avions français aussi), mais la façon dont il est mort est absolument écoeurante : un soldat digne de ce nom se croirait déshonoré – quel que soit son drapeau – d’infliger un tel traitement à son pire ennemi. (Lynchage de Kadhafi : Attention ces images sont extrêmement violentes et non censurées)

Kadhafi mort comment ? Saif Al Islam Khadafi présumé mort…

Le sous-directeur du CNT a officiellement « déclaré la libération totale de la Libye », les rebelles de Misrata paradent sur des pick-up noirs, font accomplir des volutes aux tourelles de leurs canons et sont rebaptisés « coalition révolutionnaire de Tripoli », bientôt forces armées de Libye.

Les rebelles de Misrata ont présenté le corps de Moamar Kadhafi et de son fils Mouatassim dans la chambre froide d’un marché, tels deux trophées de chasse, aux libyens venus constater la mort symbolique et physique du dictateur.

Surpris par sa capture d’après Aljezeera, Kadhafi aurait été pris vivant transféré à un autre groupe de combattants et serait mort à la suite de ces blessures. « L’on ignore s’il est décédé naturellement de ses blessures ou si le second groupe de combattant l’a achevé. » déclarent la plupart des médias voulant ménager le public.

Abad El Madjid, cadre du CNT prétend que Kadhafi a tenté de fuir de Syrte par un convoi pilonné par les forces de l’OTAN – dont un Mirage français précise le ministre de la défense Gérard Longuet – il aurait été blessé aux deux jambes, se serait réfugié dans une conduite d’égouts, mais aurait été débusqué et transféré par une ambulance pour recevoir les premiers soins mais décédé des suites de ses blessures. En réalité comme le révèlent les images ci-dessus l’ambulance a probablement servi de corbillard à Kadhafi mort.

Kadhafi mort, l’objectif militaire de l’OTAN est rempli : Saif Al Islam Khadafi peut-il rester en vie ?

Les circonstances exactes de la mort de Kadhafi  évoluent au gré des locuteurs, chacun voulant s’attribuer ce fait d’arme marquant la « fin de la guerre en Libye » comme le prétend Berlusconi. Probablement lynché et achevé d’une balle dans la tête, la mort de Kadhafi est un objectif militaire secret de l’OTAN qui va bien au delà de la résolution 1973 de l’ONU destinée à protéger les populations de Benghazi. Semble qu’à l’épreuve des faits la notion même de protection des populations civiles stipulée dans une résolution de l’ONU devienne une invitation au (intime l’ordre du) changement de gouvernement. En effet, protéger une population civile du gouvernement qui l’administre c’est dénier toute légitimité à un régime. En d’autres termes, l’appui aérien visant la protection des populations civiles est devenu, à l’épreuve du feu, un euphémisme du droit d’ingérence. L’Otan voulait Kadhafi mort ou vif, il s’agissait d’un objectif militaire.

La Chine et la Russie on largement été dupés au Conseil de Sécurité à la faveur de la bataille de Libye ; Kadhafi mort il est à craindre qu’ils se révèlent désormais inflexibles s’agissant de la Syrie.

Kadhafi mort : Qui aura la peau du dernier des Kadhafi, Saif Al Islam Khadafi ?

Kadhafi mort, il emporte aussi dans son silence le détail de ses relations avec certains dirigeants occidentaux ; plus spécialement soulagé par l’annonce de sa mort, Berlusconi avait des raisons d’être pressé de se réjouir et de déclarer à l’emporte pièce « La guerre est finie » comme l’expliquait Citizenkane.fr : silvio berlusconi couvre la fuite du terroriste senoussi auteur de l’attentat du dc 10 d’uta.

D’autres, plus discrets, mais copieusement enrichis pour nier pendant 10 ans le lien entre les attentats et les services libyens ont des raisons de se réjouir que Kadhafi mort appartiennent au passé et à l’oubli.

kadhafi mort "la guerre est finie" Berlusconi
kadhafi mort « la guerre est finie » (les ennuis aussi)

« Le corps de Saïf Al Islam Kadhafi n’a pas encore été retrouvé » telle est la formule consacrée par une presse qui ne peut douter que l’orphelin le plus dégourdi du Guide de la révolution, Roi des Rois d’Afrique, serait entrain de passer de vie à trépas, tout en livrant procurations et codes d’accès aux 200 milliards de dollars exfiltrés par Kadhafi en dehors de Libye. Vers qui et sous la procuration de quel mandataire ? Ces fonds en déshérence profiteront-ils aux libyens maintenant Kadhafi mort ? Rien n’est moins sûr.

Saïf El Islam sera t-il retrouvé comme Kadhafi mort, ou simplement muet ? Aura t-on monnayé – dans l’ombre – le silence ou la vie du dernier des Kadhafi ? Silence contre silence, valise contre valise : A qui profite le silence des Kadhafi ? Le CNT aurait repéré Saif Al Islam Kadhafi en fuite vers le Niger, Etat qui a déclaré qu’il respecterait la légalité internationale or, l’orphelin de Kadhafi mort, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émanant de la Cour Pénale Internationale depuis le 27 juin se trouve, par suite,  recherché par Interpol : le salut de Saif Al Islam Kadhafi est dans la fuite ou la reddition à Interpol via Niamey. Issu d’une jeunesse dorée et désoeuvrée, le fils de Kadhafi, Saif Al Islam Kadhafi, a tout de même obtenu la libération des infirmières bulgares, permis l’indemnisation des familles de victime de l’attentat du DC 10 de Lockerbie, favorisé la signature de différents contrat d’armement avec la France et tissé de (solides ?) amitiés en Occident.

Kadhafi mort, Saif Al Islam Kadhafi en fuite, vive la Libye libre !