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Bruxelles somme Hollande de préciser son budget

Le budget présenté par le président de la République est contesté par sa propre majorité et de nombreux socialistes critiquent de plus en plus l’action du gouvernement.

 

Hollande et l'UE
Hollande et l’UE

Hollande défie Bruxelles sur le budget

 

Contesté par sa propre majorité socialiste, François Hollande a sèchement répondu vendredi à Bruxelles que la France avait « fait ce qu’elle avait à faire », en prévoyant 21 milliards d’euros d’économie contestées au sein de sa majorité. Le président a monté le ton face à une Union européenne qui le sommait de s’expliquer et donner des précisions alors que l’UE a de plus en plus mauvaise réputation en France.

 

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Jyrki Katainen, a demandé en effet au ministre des Finances, Michel Sapin, « les raisons qui ont conduit la France à dévier » de ses objectifs budgétaires alors que la France prévoit un déficit à 4,3% du PIB en 2015, alors que Paris s’était engagé à le ramener sous la barre des 3%.

Un budget pour la croissance

Mais pour le président Hollande la priorité reste de renouer avec la croissance en Europe. « Rien ne nous fera dévier de cet objectif. Cela vaut pour l’interprétation de notre propre budget, qui respectera les règles avec un maximum de flexibilité, mais aussi pour l’objectif de croissance ». Mais si la commission s’est permis de demander des comptes à la France, c’est parce que depuis un an, la Commission dispose d’un droit de regard sur les projets de budgets nationaux et peut, le cas échéant, demander à un Etat de revoir sa copie, ce qui ne s’est encore jamais produit.

Mais dans le même temps, le président a fixé un autre défi, cette fois à l’échelle nationale : celui du chômage. Mais là encore le président doit faire face à une augmentation de plus de 16000 demandeurs d’emploi en septembre.

Budget et réformes voulues par Bruxelles

L’UE insiste par ailleurs sur les réformes structurelles qu’elle souhaite voir accomplir dans l’Hexagone, ce que le gouvernement tente à tout prix de faire, malgré son impopularité croissante. Par ailleurs, quatre autres pays de la zone euro ont reçu des demandes d’explications de Bruxelles : l’Italie, l’Autriche, la Slovénie et Malte.

La réaction du président français ne fut pas la plus radicale puisque le président du Conseil italien, Matteo Renzi, n’a pas hésité à répliquer en menaçant de rendre public le coût des institutions européennes. Les questions de budget de l’Union européenne finissent par énerver les Etat membres autant que les peuples eux-mêmes.

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OCDE – 3,7% de croissance en France en dix ans

3,7% : si nombre de pays, en particulier les pays émergents, atteignent ce chiffre en une seule année, en France il s’agirait de l’atteindre en dix ans. Selon l’OCDE, la France pourrait l’atteindre en dix ans si elle applique les réformes annoncées.

Chiffres de la croissance mondiale
Croissance

Une croissance à long terme

François Hollande réussira-t-il à remonter dans les sondages après une telle annonce de l’OCDE? Si le gouvernement mène à bien la liste des réformes annoncées depuis 2012 par François Hollande, juge l’OCDE, le PIB de la France pourrait augmenter de 3,7% en dix ans. Il s’agirait de 0,4 point de croissance de plus par an, un chiffre peu impressionnant pour des pays qui connaissent des taux de 3% par an, voire beaucoup plus, mais très satisfaisant dans la situation actuelle d’une part, et compte tenu du développement de la France d’autre part, estime l’OCDE. Pour l’organisation, la France doit donner la priorité aux mesures « concernant les professions réglementées et les secteurs de l’électricité et du gaz ».

Un pacte pour la croissance

Pour l’OCDE, les réformes structurelles si elles sont engagées, pourrait faire relever la tête à la France à moyen terme. En effet l’organisation a regroupé plusieurs grandes catégories prioritaires et primordiales : la diminution des contraintes réglementaires sur la concurrence (simplification, loi Macron sur les professions réglementées), l’amélioration du marché du travail (baisse du coût du travail et réforme de l’assurance-chômage), l’amélioration de la structure de la fiscalité (imposition des entreprises, taxe carbone, hausse de TVA, allègement de l’impôt sur le revenu), la réforme des aires métropolitaines (Paris, Aix-Marseille), la réduction des barrières réglementaires pour le gaz et l’électricité.

Il s’agirait aussi pour la France de réussir « à réduire le dualisme du marché du travail », soit la différence entre les salariés embauchés de manière définitive et les emplois précaires, « rééquilibrer le financement du système de retraite, rationaliser la dépense publique » et lancer une « réforme en profondeur des politiques de protection sociale et d’éducation », selon l’organisation.

Une croissance que le président François Hollande espère voir repartir très vite, certainement avant 2017.

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Mondial 2014 : la palme à Louis van Gaal, l’entraîneur néerlandais

Depuis le match de samedi, nul ne le conteste plus. Ce n’est pas un joueur que les internautes et les commentateurs priment cette année pour la Coupe du Monde 2014 au Brésil, mais un entraîneur et sélectionneur, celui des Pays-Bas : Louis van Gaal.

 

Louis van Gaal
Louis van Gaal

Les pays Bas du Mondial 2010 au Mondial 2014

 

Lors de son premier match contre l’Espagne on disait les Pays-Bas moins forts qu’il y a quatre ans. « Ce ne sont pas les Pays-Bas qui étaient en finale contre l’Espagne il y a quatre ans » analysaient la plupart des commentateurs. Mais alors qu’il y a quatre ans, en finale, les Pays-Bas s’inclinaient sur le score de 1-0 face à l’Espagne, cette année, après avoir encaissé un premier but, ils écrasaient l’Espagne 5 buts à 1. L’Espagne, en manque de confiance, perdait ensuite 2-0 contre le Chili et se voyait retourner à la maison plus tôt que prévu.

Depuis les Pays-Bas n’ont pas démérité, ils seront en demi-finale contre l’Argentine et ont toutes leurs chances d’atteindre encore la finale.

 

Louis van Gaal : le coach gagnant du Mondial 2014

 

Match décevant samedi soir pour la Hollande qui, malgré sa domination, n’a pas réussi à écraser le Costa Rica, qui réalise une excellente coupe du monde 2014 en ayant pas perdu un seul match jusqu’à son quart de finale. A 0-0 à une minute de la fin des prolongations, le sélectionneur néerlandais a surpris tout le monde en faisant remplacer son gardien de but, juste avant la séance de tirs aux buts. Un coup de poker qui lui a valu la victoire et la qualification pour les demi-finales. Le futur entraîneur de Manchester United a fait sortir Jasper Cillessen, pour faire entrer sa doublure, Tim Krul. Or le gardien de Newcastle, tout frais, n’avait pas joué une seule minute dans cette Coupe du monde. Une chose rare à ce niveau mais un coup exceptionnel. Tim Krul a arrêté deux penalties costariciens et permis aux Pays-Bas de se qualifier.

Louis Van Gaal meilleur entraîneur du Mondial 2014

Quelque soient les résultats des Pays-Bas d’ici la fin du Mondial 2014, Louis van Gaal est déjà considéré par de nombreux supporters, analystes et internautes comme le meilleur entraîneur de la Coupe du Monde au Brésil en 2014. Ces choix ont en effet été salués à plusieurs reprises. En match de poules en effet, ce sont les changements opérés par Louis van Gaal qui ont fait la différence et permis aux Pays-Bas de l’emporter 3 buts à 2 face à l’Australie. De même, c’est un Van Persie à peine arrivé qui égalisait contre le Mexique alors que son équipe était menée, avant de l’emporter à la dernière minute. «Dans le sport de haut niveau, le succès ne tient parfois qu’à un fil. Cela tient parfois à la chance et parfois cela vient d’un sixième sens» écrit le quotidien néerlandais De Telegraaf. Au Mondial 2014, Louis Van Gaal semble tout simplement montrer son expérience et ses qualités d’entraîneur. Si James Rodriguez, le joueur colombien est jusqu’à présent le meilleur buteur, Louis van Gaal a réussi à mener son équipe plus loin.

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Hollande : le président fugueur et la tyrannie de l’ombre

Pour l’écrivain et psychologue Marc Durin-Valois, spécialiste des problèmes militaires et stratégiques, l’affaire Hollande – Gayet met le doigt sur une question cruciale. Le président d’une Nation telle que la France, peut-il avoir une double vie quand de la sienne dépend celle de tous les autres ?

 par Marc Durin-Valois*

hollande

« Ainsi il serait bon de crier au loup avec la meute. De scander que la vie privée des élus doit être protégée comme le saint sépulcre et par une ligne Maginot hérissée de bouche-à-feux judiciaires. Que cette exception hexagonale serait du même tonneau que l’exception culturelle : à défendre bec et ongles contre la terre entière. Or mon sentiment est exactement inverse: la vie privée de nos élus doit pouvoir être connue à proportion de leur capacité à influer sur nos vies intimes. Dans cette approche, plus on monte dans la hiérarchie du pouvoir, plus la transparence devient impérieuse et constitutionnelle de la fonction. En quelque sorte son garant démocratique.

Force est de reconnaître qu’on en est loin. Il existe en France un rapport asymétrique, d’origine féodale, qui veut que les politiques puissent intervenir dans tous les registres de nos vies privées, sans vouloir accepter en retour une quelconque lumière sur leur propre vie personnelle. Cette petite élite de décideurs impose depuis les enseignements délivrés à mes enfants jusqu’au choix de couleurs autorisées des peintures sur ma bicoque. Rien en réalité ne leur échappe.

 » On est bien dans un rapport du fort au faible, du maître au serf « 

Mais il existerait un saint clivage : ce qu’ils vivent dans l’ombre n’aurait aucune influence sur ce qu’ils trament à la lumière. Dès lors, pas question que la moindre lueur non autorisée vienne iriser leur vie privée qui relève d’une bienséante opacité. A moins qu’elle ne soit contrôlée par l’intéressé lui-même qui, tel une cocote soulevant un coin de sa jupe pour séduire le chaland, dévoile un morceau de chair, forcément la plus flatteuse. Christiane Taubira nous parle alors de ses chagrins d’amour, Pierre Moscovici nous présente sa nouvelle fiancée, François Fillon nous ouvre son manoir et Manuel Valls son intimité de couple.

On est bien dans le registre d’un rapport du fort au faible, du maître au serf, que défendent, main dans la main, gouvernants et élus de l’UMP et socialistes jusqu’à l’extrême-gauche. Une sorte d’union sacrée transcendant les clivages. Il n’y a qu’à se rappeler de la fronde à l’Assemblée, menée par le socialiste Claude Bartolone face aux velléités de publication du patrimoine privé des parlementaires après le calamiteux feuilleton Cahusac. Malgré les difficultés que provoquent le monde Internet et Twitter et la déflagration des affaires, cette opacité résiste avec la complicité de la presse traditionnelle -par un double effet de promiscuité et de couardise- et le soutien des cercles périphériques de pouvoir et de décision qui n’ont guère intérêt à voir instituer une transparence généralisée. Car partie du sommet, cette exception hexagonale peu glorieuse se volatilise dans la société toute entière. Elle nourrit une hypocrisie abyssale, les abus, les conflits d’intérêt, les chapelles, les secrets, les avantages indus, et pire que tout un soupçon généralisé qui contribue au rejet croissant des élites et du politique au sens large par nos concitoyens. Selon un sondage de décembre dernier (Harris Interactive), un sur deux estime que la démocratie ne fonctionne pas de manière satisfaisante en France…

 » La Présidence est par obligation un sacerdoce. Elle interdit de courir la prétentaine dans Paris « 

Dans le cas du chef de l’Etat français, l’opacité de la vie privée, telle que l’a revendiquée lors de ses vœux à la presse François Hollande, fait franchir un stade supplémentaire : celui d’une inadéquation avec la charge de la fonction. Dans un contexte nucléarisé et multilatéral, tout chef d’Etat d’une puissance occidentale maitrisant l’atome militaire est en effet un acteur potentiel direct sur la vie et la mort de populations entières. Il ne peut avoir de double vie car de la sienne dépend celle de tous les autres. Au plan pratique, il doit pouvoir être en mesure de réagir face à une menace dans un délai qui se compte en minutes. La notion de « vie privée » devient ainsi une hérésie au sens où il n’existe aucune fenêtre de temps lui permettant ce confort. La Présidence est par obligation un sacerdoce, jour et nuit, pendant cinq années. Elle interdit de courir la prétentaine dans Paris, le cœur battant d’émotions adolescentes, non pas pour des raisons morales mais pour des raisons vitales. A fortiori, dans le cadre de cette constitution de la Vème république, reliquat anachronique du bonapartisme, qui donne au Président de la République, chef des armées, des pouvoirs exorbitants de césar nucléaire : ceux de pouvoir engager sans vote du parlement nos forces armées, mais aussi, en cas de nécessité, les forces atomiques dont il est le seul responsable. Le capitaine de pédalo moqué par Mélenchon est en réalité le commandant d’un vaisseau bardé d’ogives, dont dépend la survie non pas des 66 millions de Français mais en cas de déflagration mondiale de plus de deux milliards d’individus. En ce sens, les escapades nocturnes de Hollande sur son scooter intéressent à juste titre la planète toute entière…

  » la « normalité » revendiquée prend un tour d’absolue extravagance « 

A cause de cette colossale responsabilité, on voit à quel point la « normalité » revendiquée prend un tour d’absolue extravagance dans cette fonction hors normes. Elle constitue un déni de la réalité, déni qui constitue un des points les plus intrigants de la personnalité de notre chef d’Etat tout comme son besoin irrépressible d’échapper aux enfermements, qu’ils soient géographiques (à l’Elysée) mais aussi dogmatiques, politiques, institutionnels ou …amoureux. Nous avons un président fugueur qui cherche sans cesse des lignes de fuite pour s’échapper des cadres. Son prédécesseur, au fond pas si différent, avait lui-aussi son problème de cadres, mais plutôt que de les contourner, tentait de les faire éclater. Une des plus grandes étrangetés est que pris dans une logique binaire propre au conflit droite-gauche, l’effondrement de l’un dans les sondages fait remonter la côte d’amour de l’autre, selon un balancement mécanique et décérébré. Comme si dans l’esprit de nos concitoyens, les faiblesses du président-fugueur pouvaient absoudre par magie les errements de son prédécesseur et effacer le passif dans lequel le premier a fait son nid. »

*Marc Durin-Valois est l’ auteur de « La dernière nuit de Claude Eatherly » (Roman. Plon 2011)

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Hollande fait la promotion des transports français en Israël

En visite cette semaine en Israël, le président François Hollande, derrière les grandes discussions qui mobiliseront les médias, en a profité pour promouvoir d’importants contrats sur les transports.

francois-hollande-depriméHollande et la SNCF

En effet, si l’Iran était au centre des discussions et déclarations, le voyage de François Hollande a rempli d’autres objectifs. François Hollande est venu notamment avec ce qui se fait de mieux en France, d’un point de vue technique et pratique, le train – plus exactement la SNCF. En effet, un accord de partenariat a été conclu entre la SNCF et Israel Railways pour le développement des chemins de fer israéliens. Dans un pays où les transports publics sont en plein développement mais sont encore loin d’atteindre le niveau d’infrastructures d’un pays développé comme la France, avec ses nombreux métros, tramways, trains et TGV, François Hollande a accompagné de gros contrats importants pour la France et pour Israël.

Hollande et Israël

La France devrait donc aider Israël a améliorer son réseau ferré pour transporter plus de voyageurs plus vite, plus souvent. Dans le sillage de la visite de François Hollande, la SNCF et Israel Railways ont signé dimanche un accord de partenariat pour le développement et la modernisation des chemins de fer israéliens. Comme le précise le blog CulturËl, spécialisé dans la culture israélienne, l’arrivée de cet accord est un bienfait pour le développement des transports en Israël.

« Cet accord-cadre, signé par Guillaume Pepy, président de SNCF, et par Boaz Zafrir, directeur général des Chemins de fer d’Israël (ISR), est une étape importante de la coopération déjà ancienne entre les deux sociétés », ont-ils indiqué dans un communiqué.

« Cette coopération, mise en place dès 2000, sera renforcée dans plusieurs domaines, notamment la formation des conducteurs de trains des ISR, le développement et la modernisation des gares israéliennes, l’information des passagers et le matériel roulant destiné au fret », ont-ils ajouté.

 

Hollande développe les transports en Israël

 

Cela doit permettre aux Israéliens de réaliser leur ambitieux objectif stratégique d’atteindre 70 millions de passagers en 2020, contre 12 millions en 2000, selon le communiqué.

« C’est un partenariat important pour nous », a affirmé à l’AFP Guillaume Pepy, qui a évoqué « un partage de technologies nous mettant sur un pied d’égalité avec Israël ».

« Israël comprend la nécessité de rénover son réseau ferroviaire qui est très ancien et nous allons les aider », a-t-il ajouté. « Cet accord va nous permettre de partager notre savoir-faire avec Israël qui est très en avance dans le domaine technologique mais pas dans les transports publics ».

 

Alors que François Hollande est en difficulté en France, au plus bas dans les sondages, le président le plus impopulaire de la Ve république, a marqué en revanche de nombreux points avec une visite jusqu’à présent assez réussie en Israël.

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Hollande : ce président a – normal (ement) impopulaire

La cote de popularité de François Hollande a atteint 20% d’opinions favorables en novembre (-3 points), son plus bas niveau depuis son arrivée à l’Elysée. Une anormalité qui devient, chez lui, quelque chose de normal.

Francois-Hollande présidentielle 2012 président

Le président normal et impopulaire

François Hollande ne semble pas être uniquement un président normal. Il est aussi un président impopulaire. Beaucoup diront alors, avec raison, qu’être impopulaire est une normalité des plus banales pour un président en exercice. Sauf que François Hollande atteint aujourd’hui des niveaux des plus anormaux qui soient. Soixante-dix neuf pour cent des personnes interrogées en effet, se disent mécontentes du chef de l’Etat, un record depuis mai 2012 et un niveau jamais atteint dans le baromètre par un président sous la Ve République.

Le président le plus impopulaire depuis Louis XVI

François Hollande a battu en outre un autre record. Il est désormais non seulement le président le plus impopulaire de la 5eme république mais encore le chef d’Etat français le moins populaire depuis Louis XVI. Faut-il croire que la France est à l’aube d’une nouvelle révolution? Certains l’appellent de leur souhait en France, d’autres appellent à un changement radical en Europe, voire à une désobéissance.

Alors que la droite se cherche toujours un chef et que le FN peut devenir aux prochaines élections européennes, le plus grand parti de France, on peut s’attendre à un choc, électoral sinon autre. Ceci étant, François Hollande a encore quatre années devant lui. Et ces quatre années seront aussi celle de la reprise économique, Hollande ou pas. Le président a – normalement impopulaire pourrait donc surfer sur la vague du renouveau de la croissance mondiale et, pourquoi pas, être réélu, en réussissant à faire croire qu’il est à l’origine de la reprise.

Un président impopulaire et des Français normalement défaitistes

Le sondage a été réalisé du 8 au 16 novembre par téléphone auprès d’un échantillon de 1972 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Selon un autre sondage publié dans Le Journal du Dimanche, les Français ne pensent pas néanmoins que le FN et l’UMP puissent faire mieux que le gouvernement actuel. Seules 25% des personnes interrogées pensent que l’UMP ferait mieux que la gauche si le parti présidé par Jean-François Copé était au pouvoir. Cette proportion atteint 60% chez les sympathisants de l’UMP et 31% chez ceux du FN. Dix-neuf pour cent des Français estiment par ailleurs que le FN ferait mieux que François Hollande et le gouvernement de Jean-Marc Ayrault contre 42% qui jugent qu’il se débrouillerait moins bien. Chez les sympathisants du parti de Marine Le Pen cette part passe à 79% et à 17% chez ceux de l’UMP.

Au fond, rien de plus normal qu’un président anormalement impopulaire. François Hollande a donc peut-être encore de l’espoir … un espoir jugé normal.

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