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A table, Paris fait sa rentrée culinaire !

Énergique et gourmande la rentrée à Paris, le déferlement de nouvelles tables en témoigne clairement.
Suivez le guide…

Une table à l’italienne pour Guy Martin.

Le Chef Guy Martin a ouvert le bal des nouveaux restaurants de la rentrée avec une table dédiée à la cuisine italienne. Lancé fin août, Le Guy Martin italia, succède ainsi au Sensing. Le propriétaire des lieux et Chef de renom, Guy Martin, a choisi de se consacrer exclusivement à la gastronomie transalpine. Également à la tête du Grand Véfour, l’une des plus anciennes tables de Paris (3 étoiles au guide Michelin), Guy Martin continue sur sa lancée dans le 6ème arrondissement de la capitale.
La table du Guy Martin italiaAux commandes des fourneaux de son nouvel établissement, Fabrizio La Mantia, secondé par Michela Giusti, qui proposent ensemble une carte complète des produits italiens.
Au menu : carpaccio, risotto, gnocchis, côté de veau à la milanaise et bien entendu le fameux tiramissu. Les grands classiques répondent présents, et contribuent à donner un air de Dolce Vita à cette nouvelle table signée Guy Martin.

Le Noglu, la table 100% no gluten.

Ouvert la semaine dernière, le Noglu (comprenez le jeu de mots « no-gluten »), va donner du baume au cœur à tous les intolérants au gluten, non moins gourmands pour autant. Cette table parisienne, située passage des Panoramas, quartier des Grands Boulevards, fait donc la chasse à cette protéine présente dans nombre de céréales telles que le blé ou l’orge.
La table du NogluElle-même intolérante au gluten et au lactose, c’est tout naturellement que la propriétaire des lieux, Frédérique Jules, a eu l’idée de ce concept original. Original, pour le moins en France, car l’attention portée à la cœliaque, maladie liée à l’intolérance au gluten, ne date pas d’hier aux États-Unis. Ce trouble génétique engendre des carences alimentaires importantes pouvant s’avérer très dangereuses pour l’organisme.
Frédérique Jules, qui connaît le sujet, n’a donc pas hésité à créer sa propre table. Et pour cela, elle s’est entourée de parfaits maîtres en la matière. Ainsi, le Chef japonais, Misturu Yanase et la pâtissière Jennifer Harting-Lepoutre, forment ensemble le duo de choc des fourneaux du Noglu. Les acolytes, ayant respectivement fait un passage au Bristol pour Misturu et chez Ladurée, en ce qui concerne Jennifer, proposent une cuisine étonnante. Gaspacho tomate-framboise, plats « détox » en tout genre, « carrot cake », composent, entre autres, la carte du Noglu. Les boissons jouent aussi le jeu, comme en témoignent les variétés de vins organiques et de bière sans gluten. Et tous les vendredis soirs à compter du 21 septembre, seront dispensés des cours de cuisine à la table du Noglu.

Le East Side Burgers : la première table végétarienne de fast food débarque à Paris.

La table du East Side Burgers C’est aux alentours du 20 septembre prochain que le East Side Burgers sonnera le coup d’envoi de ses sandwichs végétariens. Teresa Moya et Stéphane Crinon, les fondateurs de cette première maison française de restauration rapide sans viande, ont ainsi jeté leur dévolu sur le 11ème arrondissement de Paris.
A travers ce nouveau concept, les associés prônent, une véritable hygiène de vie adaptée au rythme moderne et respectueuse de l’environnement. Notons qu’il faudrait 1500 litres d’eau pour produire un steack de bœuf, d’après les chiffres de la méthode waterfootprint, de quoi calmer les élans carnassiers… Bien évidemment, à la table du East Side Burgers, les steaks et autres saucisses composants les hamburgers sont d’origine végétale et issus de l’agriculture biologique.
Tout est fait maison, certains plats et desserts vont jusqu’à exclure toute affiliation animale en se passant même de beurre, d’œufs et de lait. De plus, les emballages des sandwichs sont recyclés, cette gentille attention aura de quoi satisfaire les écologistes en herbe. Comme quoi, les fast food aussi ont le droit à une seconde chance. Et pour ne rien gâcher, les prix restent abordables comme dans les maisons traditionnelles de ce genre.
Amateurs de coffee shops, les propriétaires, ont relooké le lieu à la new yorkaise, dans un style urbain, décontracté et cosy. Rapide, pas cher, cette nouvelle adresse de fast food version «bon pour la santé» risque d’amener du monde à sa table.

Ma cocotte, la nouvelle table des puces, signée Philippe Stark.

La prochaine ouverture de Ma cocote prévue pour mi-octobre, restaurant conçu par la star du design Philippe Stark, se fait attendre. Logée à l’entrée du marché Serpette, à Saint-Ouen, dans un loft spacieux, cette nouvelle table branchée des environs de Paris, fait déjà parlé d’elle.
Philippe Stark, designer de la nouvelle table baptisée Ma cocotte.Les propriétaires, Philippe et Fabienne Amzalak, également à la direction du restaurant Bon dans le 16ème arrondissement de Paris, signent là leur deuxième collaboration avec Philippe Stark. En effet, le designer avait déjà participé au projet du Bon.
Le couple Amzalak s’est à nouveau tourné vers Yannik Papin, actuellement aux commandes du Bon pour diriger les cuisines de Ma cocotte. Yannick Papin, anciennement Chef du restaurant Michel Rostang, deux étoiles au guides Michelin, se chargera donc, à priori, de la carte de Ma cocotte et de ses 250 couverts. Si, par chance, l’été indien se poursuit plus longuement, les tables situées en terrasse devront être les plus prisées.

VOIR AUSSI : ANNE-SOPHIE PIC OUVRE SON RESTAURANT A PARIS

Laurent André du Royal Monceau : « j’ai un réel amour pour la cuisine italienne »

Laurent André est chef exécutif au Royal Monceau – Raffles Paris. Il vient de lancer son jeudesgourmets autour d’Il Carpaccio, la table italienne du Royal Monceau (en plus du restaurant français La Cuisine). Un choix motivé par une vraie passion pour la cuisine de ce pays.

Le chef Laurent André


- C’est assez original d’avoir une table italienne dans un palace parisien, pourquoi ce choix ?

– Il Carpaccio existait avant la rénovation du Royal Monceau – Raffles Paris. Cette table avait une excellente réputation et j’ai trouvé intelligent de ne pas la supprimer. De surcroît, j’ai un réel un amour pour la cuisine italienne. J’ai donc proposé de garder Il Carpaccioet la direction de l’hôtel m’a suivi.

E‰videmment, nous n’avons pas voulu refaire ce qui existait avant et je ne pouvais ouvrir un restaurant italien sans un chef italien. Nous avons fait venir Roberto Rispoli dont le talent est incontestable. Nous travaillons ensemble sur les cartes, nous testons les plats, j’adapte sa cuisine toscane à la clientèle française. On s’amuse beaucoup en travaillant sur des produits de saison, une des règles de la maison.

– D’où vous vient votre intérêt pour cette cuisine italienne ?

– Je trouve qu’elle est facile à comprendre et appréciée par énormément de personnes. C’est une cuisine de cœur et cela me convient. Je n’aime pas me prendre la tête, j’aime les choses simples, bien faites,  bonnes. Les italiens ont le cœur et la sensibilité pour cela. C’est une cuisine de gourmands qui ne s’arrête pas aux pattes et aux pizzas. Je dirais que c’est une cuisine de temps. Elle ne s’improvise pas. Beaucoup de choses cuisent énormément.

– Vous avez aussi demandé à un célèbre pâtissier parisien de vous rejoindre…

– Oui, Pierre Hermé, dont le talent n’est contesté par personne. Il n’avait rien à prouver mais c’est un homme de défi. Notre proposition de lui faire explorer les déserts italiens sans les déformer l’a amusée.

- Quel est votre plat préféré d’Il Carpaccio que vous présentez dans votre jeudesgourmets ?

– Sans hésiter, la Pappa, au menu de cet été. En Italie on mange des gros pains de campagne. Il en reste toujours des tranches. Les mamasles récupèrent et découpent des grosses tomates pleines de jus. Elles glissent les tranches de pain au fond du plat, elles les assaisonnent d’huile d’olive, de sel, balancent une gousse d’ail et du basilic. Elles posent ensuite les tomates côté cœur sur les tranches de pain. Le jus de la tomate imbibe le pain. Il faut laisser cuire, le plus longtemps possible, à 80°. Ensuite, mixez. Il faut respecter quelques proportions bien sûr, mais c’est exceptionnel !