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Analyse : les Communautés Religieuses en danger en Centrafrique

Il n’est pas question de prendre une quelconque position en faveur d’une communauté religieuse ou d’une autre mais tout simplement d’alerter la communauté internationale et le peuple centrafricain que la République de Centrafrique est au bord d’une guerre de religion, que plus de 2 millions de personnes, soit près de la moitié de la population du pays, ont désespérément besoin d’aide, qu’environ 40.000 personnes sont parquées dans l’enceinte de l’aéroport de Bangui, la capitale, sans abri ni toilettes, que des dizaines de milliers d’autres ont fui vers les pays voisins et que près d’un millier de personnes ont été tuées.
Telle est, aujourd’hui, la situation qui prévaut en Centrafrique et le pire reste encore à venir.

centrafrique-milicesSituation dramatique en Centrafrique : appel au secours

La génèse de cette situation dramatique peut-être datée de mars 2013, date qui a vu la prise de pouvoir par une coalition de groupes armés, majoritairement musulmans, la Séléka, après un coup d’Etat.
Les membres de la Séléka, à la faveur de la mise en place du nouveau régime, ont, il faut le reconnaitre, pillé et tué, déclenchant des attaques de représailles par des groupes d’autodéfense civile, chrétiens pour la plupart, notamment des milices chrétiennes, les Anti-Balakas.
Face à ce désordre et au risque accru de guerre civile et de génocide, des troupes françaises ont été envoyées pour mettre un terme à l’insécurité et désarmer tous les groupes armés.
Cependant, suite à une erreur d’appréciation du commandement militaire français, seuls les Séléka ont été désarmés et les musulmans, sans moyens de défense, se sont retrouvés être la cible de la vindicte populaire suite à une instrumentalisation politique honteuse d’une crise que certaines parties voudraient absolument qualifier de conflit entre chrétiens et musulmans.
Ainsi, nombre de miliciens de la Séléka ont décidé de fuir vers le Nord de la République de Centrafrique laissant la population musulmane de ce pays subir impunément d’effroyables représailles de la part des milices d’autodéfense locales chrétiennes, à la solde du président déchu, François Bozizé, et de son fils, Jean-Francis, ou des foules en colère qui les accusent de connivence avec les ex-rebelles.

Tueries interconfessionnelles en Centrafrique

Des tueries interconfessionnelles qui ont happées les très nombreux Tchadiens installés en République de Centrafrique qui retournent désormais en masse dans leur pays, mais également des Nigériens, des Nigérians, des Soudanais et des Congolais mais également des éléments de la MISCA que les Anti-Balaka rejettent.
Aussi, face à ce chaos et devant une République de Centrafrique divisée et incapable d’assurer la sécurité de son peuple, les partisans de la Séléka viennent de brandir la menace d’une partition du pays.
Une menace lancée par Abaka Sabone, Conseiller du Président de Transition, Michel Djotodia, lors d’une conférence de presse tenue à Bangui, au cas où le dialogue entre chrétiens et musulmans venait à échouer.
A noter qu’une telle déclaration sécessionniste sur une base religieuse est sans précédant dans l’histoire de la République de Centrafrique et ne correspond aucunement à la réalité multiconfessionnelle de ce pays et ne fait que participer à l’instrumentalisation politique de ce conflit, mettant en péril son unité et sa souveraineté nationale.
Enfin, j’ajouterai que le Contingent des Forces Armées Royales est arrivé à Bangui le 26 décembre 2013 pour remplir la mission que Son Chef Suprême et Chef d’Etat-Major Général, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, lui a assignée à savoir la protection des sites de l’ONU et des populations sans distinctions de religions, races, éthnies ou nationalités.

Le Maroc en Centrafrique

C’est pourquoi, les banguissois doivent être rassurés quant à la présence des militaires marocains sur le sol d’un pays ami. Le soldat marocain accomplira sa mission avec professionalisme et en conformité à la légalité internationale comme il l’a toujours fait sur d’autres théâtres d’opération sous la bannière de l’ONU ou de l’OTAN.
Toute tentative d’attiser la haine de la population envers les soldats marocains est d’ailleurs vouée à l’échec et ils seront, comme à l’accoutumé, chaleureusement félicités par le peuple centrafricain unanime et la communauté internationale à l’issue de leur mission.
Le peuple centrafricain doit savoir également qu’une partition du pays aurait de graves répercussions sur sa sécurité, ses libertés et ses Droits Humains élémentaires car elle ouvrirait les portes à l’extrémisme religieux et favoriserait la venue de hordes de terroristes islamistes qui sévissent non loin, comme tentée vainement au Mali et que l’on observe au Soudan Sud et au Nigéria.
Je finirais ce papier en disant au peuple centrafricain que le Contingent des Forces Armées Royales est présent auprès d’eux pour les aider à surmonter cet épisode tragique de leur histoire, à ramener la sérénité, la quiétude et la sécurité dans leur pays et à protéger tous les centrafricains sans distinction de religion, d’éthnie ou de race ainsi que les ressortissants étrangers qui vivent dans ce pays.
Il est également légitime de rappeler au peuple centrafricain qu’un ordre spécial a été transmis par Sa Majesté le Roi Mohammed VI aux unités des FAR qui sont en déploiement en République centrafricaine de retrouver les membres de la famille du joueur du Raja de Casablanca, finaliste de la Coupe du Monde des Clubs 2013, Vivien Mabide, et de les ramener au Maroc.
Le joueur centrafricain, de confession chrétienne, a été informé de cette décision par le Souverain marocain au cours de la réception Royale accordée en l’honneur du club casablancais et après avoir décoré les membres du club.
Le peuple centrafricain doit savoir que le Royaume du Maroc est le seul pays arabo-musulman où la tolérance religieuse est élevée en vertu cardinale et où cohabitent harmonieusement musulmans, juifs et chrétiens et que leurs traditions, coutumes, fêtes, lieux de cultes et cimetières y sont scrupuleusement respectés.

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Charles Taylor condamné pour crimes contre l’humanité

Il y a Charles Taylor, l’universitaire canadien, et puis Charles Taylor le sanguinaire du Libéria, c’est ce dernier qui vient d’être condamné.

Charles Taylor et le Libéria

« La chambre vous reconnaît coupable d’avoir aidé et encouragé la commission des crimes suivants », a déclaré le juge Richard Lussick en énumérant les onze chefs d’accusation reprochés à Charles Taylor, lors d’une audience à Leidschendam, près de La Haye, devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL). Coupable notamment de meurtres, de viols et de traitements inhumains, sa peine sera prononcée le 30 mai, a précisé le juge. L’ancien président du Liberia (1997-2003) la purgera dans une prison en Grande-Bretagne. C’est la première condamnation d’un chef d’Etat pour crimes contre l’humanité depuis les procès de Nuremberg.

Charles Taylor et 120.000 morts

La guerre civile au Libéria et en Sierra Leone a fait entre 1991 et 2001 environ 120.000 morts. Charles Taylor a été reconnu coupable d’avoir créé et mis en œuvre une campagne de terreur visant à obtenir le contrôle de la Sierra Leone, dans le but d’exploiter ses diamants. Les troupes de Charles Taylor avaient combattu aux côtés des rebelles sierra-léonais du Front révolutionnaire uni (RUF), qu’il dirigeait en sous-main en leur fournissant armes et munitions en échange de diamants.

Charles Taylor et la cruauté

Il faut lire la littérature sur le Libéria et la Sierra Leone pour comprendre la cruauté de cette guerre entre factions et tribus qui se sont totalement détruites. « La chambre a estimé que le rôle de l’accusé avait été crucial pour approvisionner en armes le RUF et qu’il a été payé en retour en diamants », a déclaré le juge Lussick. Et « Des gens ont été décapités et leurs têtes exposées à des points de contrôle », a rappelé le magistrat : « des femmes et des filles ont été violées en public ». Ce ne sont que quelques exemples de cette guerre atroce, pour laquelle Charles Taylor a été condamné.

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Le Roman vrai de Dominique Strauss Kahn (Editions du moment) Par Michel Taubmann

Sur le même sujet, Dominique Strauss Kahn :
Dominique Strauss Kahn le Roman Vrai
Traduction intégrale des documents divulgués par le procureur Vance
57% des français ne croient pas à la culpabilité de Dominique Strauss Kahn

Une biographie de Dominique Strauss Kahn paraît le 30 juin


dominique strauss kahn
dominique strauss kahn

Dans la biographie «actualisée, enrichie» que Michel Taubmann consacre à DSK – Le roman vrai de Dominique Strauss-Kahn (Editions du Moment) à paraître demain, la soeur de Dominique Strauss Kahn, Valérie Strauss-Kahn, le lendemain de l’arrestation de DSK se livre au au biographe en ces termes : «Je connais mon frère. Je suis sûre qu’il est incapable de violence à l’égard d’une femme». Féministe reconnue, prête à croiser le fer avec quiconque dénierai l’égalité des sexes, Valérie Strauss Kahn ajoute : «Dominique, je le connais depuis ma naissance. C’est un homme doux, tout comme mon frère Marco. Ils ont été élevés par une mère qui les adorait».

Le portrait de Dominique Strauss Kahn ne cadre pas avec la diatribe des médias américains


Le portrait ne cadre pas avec la diabolisation mise en scène par les médias américains : «Mes parents nous ont transmis des valeurs, le respect des droits de l’homme, le respect de la femme, le respect des faibles. Toute notre éducation repose sur la parole, le dialogue, jamais la violence. Dans ma famille, les hommes sont doux (..) Dominique aussi est gentil, généreux, plus sensible qu’on ne le croit. Je ne sais pas ce qui s’est passé à New York mais je peux témoigner que les valeurs de notre éducation sont à l’opposé de toute violence physique. Ni mes frères ni moi n’avons jamais reçu aucune gifle, aucune fessée de nos parents. je n’ai jamais vu Dominique lever la main sur quiconque».

Dominique Strauss Kahn : Thibault de Montbrial, avocat, se fait substitut du procureur contre l’ex patron du FMI

A l’heure où un avocat français, Thibault de Montbrial, n’hésite pas à se faire procureur ou « avocat-instructeur à charge » pour rechercher – en France – des témoignages (appel à délation ?) susceptibles d’incriminer Dominique Strauss Kahn, la biographie de l’ancien patron du FMI pourrait contribuer à l’établissement des faits de la cause. Le portrait de l’ex patron du FMI ne cadre pas avec la caricature de dominique Strauss Kahn présentée par ses adversaires.

Sur le même sujet, Dominique Strauss Kahn :
Dominique Strauss Kahn le Roman Vrai
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57% des français ne croient pas à la culpabilité de Dominique Strauss Kahn

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