Alors que les manifestations et les violences se poursuivent au Senegal, l’opposition réclame le report du scrutin.

Par Muzan
Mouvement du 23 juin au Senegal
Le “climat d’insécurité générale” au Senegal rend impossible le premier tour de la présidentielle dimanche, estiment l’opposition sénégalaise et les leaders du Mouvement du 23 juin (M23, partis d’opposition et organisations de la société civile). Ils demandent un report du scrutin afin qu’il soit “transparent, libre, apaisé et fondé sur le respect de la Constitution”. Le gouvernement ainsi que la communauté internationale, s’y opposent.
Les candidats du Senegal
Plusieurs candidats, tels que Cheikh Tidiane Gadio, Cheikh Bamba Dièye et Ibrahima Fall, sont favorables à un report en raison de “la situation quasi-insurrectionnelle” dans le pays, selon les mots d’Ibrahima Fall. 14 candidats au total se présentent au Senegal, 13 plus Abdulade Wade le président, mais l’opposition conteste toujours la décision du Conseil Constitutionnel d’autoriser le président à se représenter pour un troisième mandat.
Elections au Senegal
D’autres candidats en revanche, également membres du M23, s’opposent au report du scrutin et poursuivent leur campagne entamée le 5 février jusqu’aujourd’hui, dernier jour de campagne. Ils sont déterminés à participer au vote de dimanche. On compte parmi eux deux anciens Premier ministres de Wade : Macky Sall et Moustapha Niasse, ainsi que le leader du Parti socialiste (PS), Ousmane Tanor Dieng. Quant à Abdulade Wade, il affirme pouvoir gagner les élections du Senegal dès le premier tour.
