
On croit rêver ! Aux dires de ses adversaires, dans l’exagération de la campagne, on pourrait même entendre dire que Sarkozy battrait sa femme.

Par Muzan
Hollande et Sarkozy
“La violence et l’insulte sont des signes de faiblesse […] “ça correspond bien à son tempérament”, a ajouté Francois Hollande. Et Benoît Hamon, porte-parole du PS, d’ajouter «Il n’y a pas une semaine où Nicolas Sarkozy ne déclare pas la guerre à ses compatriotes. Est-ce que c’est le rôle d’un président sortant de déclarer la guerre chaque semaine à une partie des Français ?». Il faut croire que l’accusation de violence est un argument de repli systématique des adversaires de Nicolas Sarkozy.
Sarkozy et la violence, Hollande et la violence
La violence ne règne-t-elle pas dans tous les camps? Une violence symbolique. L’analyse des discours des deux camps PS et UMP révèlent un affrontement violent. Nicolas Sarkozy n’est entré en campagne que mi-février, sous la pression des médias et des citoyens. C’est alors qu’il a engagé des attaques frontales contre son principal adversaire. Avant cela, il ne prononçait pratiquement pas son nom et tentait de se donner une stature présidentielle. Quant à François Hollande et au PS, on ne peut pas dire que les attaques des mois de décembre et janvier aient été plus délicates
Sarkozy : où est la violence?
En déplacement à Bonneuil-sur-Marne, François Hollande, interrogé sur les SDF, a lancé : «J’en connais un qui avait dit : Plus personne ne dormira dehors, on verra où il dormira après le 6 mai». Là encore, on ne peut pas dire que cette phrase manque de violence symbolique.
En attendant, un sujet ne s’est pas encore invité dans la campagne : la vraie violence, pas celle de Sarkozy ou de Hollande, mais celle des délinquants qui n’a pas disparu entre 2007 et 2012.

