Présidentielle 2012. Hollande risque fort d’être le prochain président de la France. En rupture avec Nicolas Sarkozy, Hollande refait du Mitterrand et du Chirac.

Présidentielle 2012 : Hollande et le rassemblement
Hollande s’est montré très contradictoire en plusieurs domaines. Pour la France il s’est dit l’homme du rassemblement, un vocabulaire extrêmement conformiste qui ne signifie pas grand-chose, mais qui plaît. Pour autant il a dit qu’il gouvernerait avec la gauche et seulement la gauche, sans ouverture. Et dans le même temps, il a reçu le soutien de candidats de divers droites tels que François Bayrou (qui ne s’est découvert centriste que depuis l’UMP) ou encore Corine Lepage. Même Philippe Douste-Blazy refuse de voter Nicolas Sarkozy. Hollande a réussi à rassembler la gauche plurielle et mitterrandienne ainsi que la droite sous Chirac, ou presque.
Présidentielle 2012 – Hollande : le changement du retour
“Le changement c’est maintenant” nous dit Hollande, qui a construit toute sa campagne sur l’anti-sarkozysme. Si changement il y a, ce sera sans doute par rapport à Sarkozy. Mais Hollande, tant dans la campagne que dans le débat, s’est inscrit dans la lignée de Mitterrand et de Chirac, qui ont été deux présidents, au fond, très ressemblants. Mitterrand et Chirac, on ne l’a que trop oublié, ont été les présidents de l’inaction et du déclin assuré de la France. Ils ont été également ceux qui ont vu le Front national, les problèmes d’immigration, de délinquance et d’identité se développer, sans y répondre.
Présidentielle 2012 : Hollande et Sarkozy
François Bayrou mais d’autres encore se sont plaints du changement de “valeurs” incarné par Nicolas Sarkozy. Ils se sont plaints “de la course” au FN qu’ils voient chez lui. Ils se sont plaints du déplacement des codes, des réformes de Sarkozy, du changement incarné par Nicolas Sarkozy. Ils préfèrent s’en remettre à François Hollande, car ils voient celui qui, au moins, ne changera rien. Qui poursuivra la ligne Mitterrand – Chirac de l’inaction dans le déclin. La gauche et la droite n’ont plus rien à y faire. En cette période de crise, certains tentent de faire bouger les lignes avec plus ou moins de succès, ils essaient, quittes à se contredire, à changer, à revenir, à prendre inspiration en dehors de France, à lutter contre eux-mêmes ; d’autres préfèrent assurer la continuité sans prendre de risque, poursuivre une politique de cadeaux Sarkozy et Hollande.
