
Y’a-t-il un parfum de stalinisme dans le capuchon d’hiver … ou peut-être chez Melenchon, qui propose de “réquisitionner” des entreprises pour les empêcher de fermer.

Melenchon et les entreprises
On le sait d’un verbe efficace, et capable de tout. Si Besancenot pensait manquer à cette campagne, à défaut de compter sur le candidat de la LCR, qu’on oublie totalement, il peut compter sur Jean-Luc Melenchon, le candidat du Front de Gauche à la présidentielle. Besancenot proposait d’interdire les licenciements (du “stalinisme selon Bernard Kouchner), Melenchon propose la réquisition de certaines entreprises, pour les empêcher de fermer.
Melenchon se laisse aller
“Certaines fois, je pense qu’il faut réquisitionner purement, et simplement, quand un délocalisateur sur un coup de bourse veut délocaliser, on réquisitionne”. Melenchon a également qualifié d’”aberrant” l’inauguration cette semaine d’une usine Renault au Maroc. Il s’explique : “Qu’il y ait une usine à Tanger tant mieux, c’est ma ville natale, et je suis heureux que les Marocains puissent vivre dignement de leur travail sur place”, a-t-il déclaré, ajoutant, “que l’on fabrique des voitures à Tanger pour l’Afrique et le Maghreb voilà une très bonne chose […] Mais que l’on fabrique à Tanger des voitures à bas prix en surexploitant les travailleurs par rapport aux travailleurs français pour ensuite amener les voitures en Europe, voilà qui est aberrant”. Là-dessus il choquera moins, et pourtant…
Melenchon et l’économie
La liberté d’entreprendre et la liberté économique ont donc leurs limites chez Melenchon qui réfléchit dans un cadre, en réalité, très national. Il s’est interrogé : “S’ils continuent comme ça à mettre au chômage tous les ouvriers en France pour leur amener des voitures qu’ils ne pourront pas acheter, quel est le sens économique de cette manière de faire?” Même si sa phrase est mal tournée, on en a compris le sens. Il a encore ajouté : “tout ce qui est délocalisé doit être, lorsqu’il revient sur le territoire national, imposé ou taxé de sorte que l’avantage déloyal que représente le dumping social soit annulé”. Quant à la “TVA sociale”, c’est selon lui “une aberration qui va amputer le pouvoir d’achat des salariés en France qui vont donc être encore moins capables d’acheter parce qu’ils seront taxés plus lourdement”. Telle est la vision économique de Jean-Luc Melenchon. Alors, président?


Oh que oui, Président, et plutôt deux fois qu’une.
Bien sûr, si on est très riche ou égoïste on peut ne pas aimer voire haïr son programme, mais si on a deux sous de jugeote et qu’on aspire à ce qui est bon pour tous alors il n’y a pas d’hésitation à avoir.
PS pourquoi avez-vous choisi une capture d’écran le faisant passer pour un grand méchant ? Je l’ai vu lors d’un meeting, il est très pédagogue et sans langue de bois.
Article partisan, très subjectif et destiné à manipuler le lecteur. Avec de tels arguments vous ne tiendriez pas deux minutes face à Mélenchon. Mélenchon président? Chiche!
Tous les articles ici, sont critiques.
Nous ne faisons de cadeau à personne. Ni à Mélenchon ni aux autres, sans manipulation.