Une étude publiée par le Canadian Medical Association Journal a révélé l’intervention du facteur sommeil dans l’obésité.

Obésité : par moins de 6 heures de sommeil
Deux chercheurs canadiens, Angelo Tremblay et Jean-Philippe Chaput ont déduit de leurs études qu’une personne atteinte d’obésité a plus de chances de maigrir si elle s’accorde de longues nuits de sommeil. En effet, le manque de sommeil a été identifié par les chercheurs comme un facteur qui fait générer au cerveau une sensation de faim et “altère la production de plusieurs hormones impliquées dans la régulation de l’appétit”.
Au contraire, ils ont pu constater qu’une personne qui dort moins de six heures par nuit a tendance à prendre du poids.
Le rôle du sommeil dans l’obésité déjà identifié
Des précédentes études menées en 2005 aux Etats-Unis avaient également fait la découverte que les américains dorment 30% de moins qu’en 1960, une période durant laquelle l’obésité s’est accrue. Le Docteur Kristen Knutsen, de l’Université de Chicago, a par ailleurs expliqué dans un article du Science Daily en avril dernier qu’un apport d’énergie supérieur à la dépense développe un surpoids. De même que le rôle de l’alimentation et de l’activité physique reste indéniable dans ce processus et que le manque de sommeil joue un rôle déterminant.
Obésité : une dérégulation de l’horloge biologique
Les nuits trop courtes nuisent alors à l’efficacité des régimes et provoque une dérégulation de l’horloge biologique et de l’appétit. Outre l’obésité, des risques accrus de diabète ou de maladies cardiovasculaires peuvent survenir à long termes.
D’où les recommandations de ces chercheurs canadiens qui préconisent le sommeil aux malades atteints d’obésité au même titre qu’un régime alimentaire équilibré et la pratique régulière d’activité physique.
