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Une manifestation massive dans le cadre d’une journée nationale “Nucleaire Stop” a enregistré une très forte mobilisation en France avec plus de 25.000 manifestants anti-nucléaires dont 15. 000 à Rennes.
Nucleaire stop : 15. 000 personnes à Rennes contre le Nucléaire
Entre 8.000 et 15.000 personnes ont défilé dans les rues de Rennes, samedi 15 octobre, lors du « Nucléaire Stop »pour appeler à la sortie du nucléaire.
A Toulouse, comme à Bordeaux, ils étaient entre 500 et un millier de manifestants, plus de 500 à Avignon, où ils ont formé une chaîne humaine de protestation, plusieurs centaines à Strasbourg, et 150 à 200 à Dunkerque.
Parmi la foule, de nombreux élus étaient présents, ainsi que des personnalités telles que la candidate à la présidentielle Eva Joly, Corinne Lepage ou encore Philippe Poutou. Pour chacun, après Tchernobyl, la catastrophe de Fukushima a fait avancer la question du nucléaire. Alors que certains pays européens font choix d’en sortir, «le gouvernement et l’État restent sourds». «
Nucleaire stop : Le nucléaire au cœur de la présidentielle de 2012
Pour Eva Joly, l’ampleur de la mobilisation prouve que les Français souhaitent une sortie prochaine du nucléaire.
Le Front national s’était également exprimé en faveur d’une sortie du nucléaire suite à la catastrophe de Fukushima et de l’explosion ayant fait un mort et quatre blessés dans l’installation nucléaire Centraco de Codolet, proche de Marcoule (Gard), en septembre dernier.
François Hollande, qui portera le projet socialiste en 2012, préconisera une audit des centrales les plus anciennes et un développement des énergies renouvelables, sans pour autant donner de date précise. D’après Greenpeace, le candidat socialiste dans la course à l’Elysée maintient un positionnement confus sur la question du nucléaire. Le député corrézien se contente d’afficher une réduction à 50% de la part du nucléaire dans l’électricité d’ici à 2025, sans se prononcer sur les sites nucléaires à fermer.
L’UMP se positionne clairement contre la sortie du nucléaire. Le parti au pouvoir avait notamment évoqué cette idée lors de l’annonce en mai dernier de l’arrêt du programme nucléaire allemand. Le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, s’était déclaré « totalement défavorable » à la sortie du nucleaire pour la France.


