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Nicolas Sarkozy : face à la crise, les pleins pouvoirs.



Pour circonvenir la crise de la dette et endiguer sa contagion de la Grèce à l’Italie et l’Espagne, Nicolas Sarkozy a fait franchir une étape drastique à l’Europe sur la voie de la rédemption économique. Pour autant, le Président de la République fait l’objet d’une diatribe intarissable de la part du parti socialiste et d’une partie de la droite qui lui reproche d’avoir permis un double abandon de souveraineté : celui de la France qualifiée de puissance économique auxiliaire caniche à l’égard de l’Allemagne, au niveau extra communautaire il lui est reproché de vendre l’Europe low cost à la Chine.

nicolas-sarkozy face à la crise

Par ailleurs, la presse italienne et britannique se font désormais une spécialité de brocarder Nicolas Sarkozy à tout propos le qualifiant le plus souvent de mégalomane.

Nicolas Sarkozy face à la crise

A la faveur d’une intervention sur-mesure le Président de la République – muet depuis 8 mois – a dispensé un cours magistral aux millions de français réunis pour l’écouter sur TF1 et France2.

Au-delà du pur exercice marketing destiné à capter 80% du flux audiovisuel ; exercice réussi par la “maximale”, filiale du groupe Lagardère qui a produit l’émission, l’on assiste à une privatisation de la fonction présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Le président Nicolas Sarkozy, véritable capitaine d’industrie, décide seul des moyens de sauver la France et l’Europe tandis qu’Angela Merkel doit obtenir le blanc seing du Bundestag.

Les constitutionnalistes apprécieront dans le style de Nicolas Sarkozy une novation complète de l’article 16 de la Constitution dans le secteur économique. L’article 16 de la Constitution permet, en effet, au Président de la République de s’emparer des pleins pouvoirs dans le cadre d’un conflit armé. Le Président Sarkozy ne s’y prendrait pas autrement en cas de conflit menaçant le territoire national – tel De Gaulle exerçant les pleins pouvoir sur le fondement de l’article 16 de la Constitution lors du putsch des généraux en Algérie – Nicolas Sarkozy s’empare des pleins pouvoirs économiques pour sauver l’Europe du naufrage financier.

L’exercice de style est parfaitement réussi sous l’angle de la sociologie politique, Nicolas Sarkozy s’installe pleinement dans le mythe du sauveur, joker absolu de la relation intime qui se noue entre le chef de l’Etat et les français lors d’une l’élection présidentielle.

Face à la crise : Nicolas Sarkozy accusé de vendre l’Europe à la Chine

Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout-La-République (DLR) à la présidentielle, s’est lancé dans la diatribe sans merci de la stratégie d’aide de la zone euro mise en oeuvre par Nicolas Sarkozy en déclarant que l’argent de la Chine est de “l’argent sale”.

Sur France 3, M. Dupont-Aignan a fait valoir que la Chine “trichait avec toutes les règles du jeu: esclavage, pollution environnementale, copie, déficits avec la France, l’Allemagne, UE et les Etats-Unis colossaux liés à une tricherie…”.

“Elle vient maintenant après avoir triché, nous dire et bien nous allons vous racheter”, s’est emporté le candidat pour qui “nos dirigeants sont coupables de haute trahison”.

M. Dupont-Aignan croit la France deshonorée de prendre l’argent là où il se trouve et que son président déclare : “la Chine a de l’argent et bien moi je prends l’argent” heurte son bon sens.

“Ca veut dire que quand il y a de l’argent sale on le prend”, “de l’argent qui ne développe pas la Chine, qui exploite son peuple. C’est une dictature communiste”.

L’Europe vit une époque charnière où la décision politique sera jugée par l’Histoire et l’attitude de chacun soupesée à l’aune de la morale. Le clivage entre la survie économique, la survie écologique, la survie géopolitique semble un défi ultime lancé au “vieux continent”. L’Europe pourrait devenir un Atlantide économique ou moral si elle manque de prendre les décisions salutaires qui s’imposent à sa survie.

Face à la crise : Nicolas Sarkozy pour la gouvernance économique Franco-Allemande

A la faveur de la tentative de règlement de la crise de la dette européenne l’Europe économique semble s’être dotée, dans les faits, d’un exécutif bicéphale, où le couple franco-allemand a atteint un degré de connivence absolu aux dépends des pays du Sud, en général, et de l’Italie de Berlusconi en particulier. Nicolas Sarkozy ne prends plus la peine de saluer Silvio Berlusconi tandis que le président OBAMA omet de citer l’Italie au nombre des 28 puissances engagées dans la victoire contre Kadhafi en Libye.
On assiste à une perte d’influence de l’Italie diluée dans les scandales liés à la vie privée de Berlusconi mais également à son exercice autocratique et discrétionnaire du pouvoir au mépris parfois de la plus élémentaires coopération internationale en matière de police et de répression du terrorisme. Ainsi Silvio Berlusconi n’a t-il pas hésité à abriter en Italie et permettre l’exfiltration du chef des services de renseignement de Kadhfi, Abdallah Senoussi, toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt international, qui assiste aujourd’hui Saif Al Islam Kadhafi.

En témoigne, notamment, la scène du sourire complice où le couple franco-allemand semble ne peut réprimer un sourire entendu à la seule évocation des “engagements économiques de Berlusconi” lors de la question d’un journaliste. Il ne fait plus aucun doute que le couple franco-allemand ayant pris l’initiative de sauver l’Europe du naufrage économique s’est emparé dans les faits de l’exécutif.

L’attitude de Nicolas Sarkozy est violemment attaquée par les médias britanniques outrés que le Président de la République ait osé déclarer à David Cameron qu’il avait perdu une bonne occasion de se taire au sujet de l’Euro.

Le Daily Mail, violemment anti européen n’hésite pas même à brocarder Nicolas Sarkozy d’un très irrévérencieux titre à la Une, le qualifiant de “Pygmé français gesticulateur” (“posturing french pygmy”)
nicolas sarkozy face à la crise

Nicolas Sarkozy apporte un plein démenti aux accusations dont il est l’objet soulignant que l’Euro avait déjà signé l’abandon des souverainetés monétaires des Etats membres tandis que la survie de l’Europe ne laissait d’autre choix que la recherche de bailleurs de fonds extra communautaires pour apporter leur concours aux modes de garanties mises en oeuvre pour prévenir le défaut économique de l’Europe par contagion de la crise de la dette Grecque à l’Italie, l’Espagne et au reste du monde.

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Patrick Lancier

About 

Patrick est rédacteur en chef de CitizenKane.
Pour le contacter : +PatrickLancier

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