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Megaupload au Sénat

Carmignac

Dans le cadre des discussions préparant une éventuelle loi Hadopi 3, Megaupload a participé à une table ronde, ce mercredi 11 janvier au Sénat. Un événement important pour défendre la liberté sur internet.

 

Megaupload contre Hadopi 3

Jusqu’à présent le gouvernement français a fait voter les versions Hadopi 1 et 2 interdisant le partage de fichiers sur internet via du peer to peer, comme le font emule ou bit torrent. Malgré les changements imposés par le Conseil Constitutionnel, imposant la condamnation des internautes par une structure judiciaire, et non administrative comme c’était prévu dans Hadopi 1, le gouvernement s’est entêté. Et malgré l’échec de la loi, sur le plan technique comme éthique, Nicolas Sarkozy souhaite l’étendre à présent aux sites de streaming, de partages de fichiers. C’est dans ce contexte qu’a été organisée une table ronde au Sénat, sous le titre “Comment concilier liberté de l’Internet et rémunération des créateurs?”. Megaupload y était invité en tant que détracteur de la loi Hadopi mais Emmanuel GADAIX, directeur des opérations de Megaupload, s’est révélé désireux d’apporter son concours à toute solution permettant de rémunérer les créateurs de contenu.

Megaupload au Sénat

La séance s’est déroulée sous la présidence de Mme Marie-Christine BLANDIN, Présidente de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication, ainsi que de Marie Françoise Marais, présidente de l’Hadopi (Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet), Nicolas Seydoux, président de l’Alpa, (l’association qui a fait fermer libertyland), Jean Bergevin, chef d’unité de la lutte contre la contrefaçon et le piratage à la commission européenne, et de Yves Le Mouel, président de la fédération française des Télécoms. Emmanuel Gadaix, de Megaupload, a fait le déplacement depuis Hong Kong pour l’occasion, afin de faire comprendre aux intervenants, aux sénateurs et au public, l’importance du streaming sur internet. Megaupload c’est 1 milliard de visiteurs dans le monde, 15 millions de visiteurs français par mois, un site qu’utilisent les 2/3 d’entreprises françaises et qui représente 10% du flux sur internet en France. Nul doute que Megaupload peut sérieusement contribuer à la rémunération des créateurs.
Emmanuel Gadaix, représentant de Megaupload, dans la salle Clemenceau du Sénat

Contre toute attente, les couloirs feutrés de la douce assemblée ont révélé des personnalités engageantes et promptes au rapprochement, désireuses de réaliser un travail véritable et de dissiper les apparences trompeuses. Il n’est plus impensable qu’à la faveur de ce rapprochement, le partage non marchand sur Internet fasse l’objet d’une appréhension moins répressive sur la toile.

Hadopi, c’est 700 000 email de notification, 62000 lettres recommandées d’injonction mais seulement 167 saisines du tribunal… a rappelé la Présidente de Hadopi (liberticide light pour “Madame Cyber-Michu” s’amuse la Présidente d’Hadopi) tandis que, de son côté, Megaupload, a rappelé qu’il détenait le record de l’application de procédures de take down, à la demande des ayants droits, réquisitions auxquelles il défère, sans faillir, à première demande, sous 24 heures.

Le discours de Megaupload

Dans un discours brillant, Emmanuel Gadaix a démontré l’absurdité et l’inefficacité des lois qui se succèdent en France contre le partage sur internet. Hadopi n’a pas rapporté un centime à un ayant droit depuis son adoption, a déploré le Sénateur David ASSOULINE, visiblement agacé dans un murmure d’alcôve de la Haute Assemblée. Emmanuel Gadaix a également expliqué en quoi, et comment, un site comme Megaupload permettrai de contrôler cet échange de fichiers, de rémunérer les créateurs et d’assurer une technologie performante pour la compétitivité des entreprises françaises. Ce discours a souligné également l’absurdité de l’accusation sur le fondement d’une adresse IP, en rappelant que des adresses IP de l’Elysée ont été  identifiées par un système de tracking PtoP, ce qui ne prouve absolument pas qu’un téléchargement illégal y a eu lieu. Mais Megaupload  a montré ainsi que “l’application aveugle d’Hadopi aboutirait à couper l’accès à Internet du palais de l’Elysée, ce qui compliquerait la campagne électorale !” Ce qui a provoqué les rires des sénateurs.

La séance aurait été pleinement enrichissante si elle n’avait été gâchée par Pascal Rogard, directeur de “Copie France”, qui a fait baisser le niveau du débat jusqu’au caniveau en traitant Megaupload de “société mafieuse”, au sein même d’un des Temples de la République. Le fait d’avoir été récemment condamné à 1 million d’euros de dommages et intérêts sur plainte du site rueducommerce.com pour avoir surfacturé des droits sur des copies privées en violation de l’harmonisation européenne, n’a semble-t-il pas dérangé Pascal Rogard. On murmure même que le Sénat ne sait plus comment se débarrasser de Pascal Rogard, encombrant, qui n’hésite pas à utiliser la Haute assemblée pour twitter ses bons mots. La SACD, Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques s’est entichée d’un bien funeste représentant.
pascal-rogard
Heureusement, Megaupload a rappelé des éléments essentiels pour la défense des internautes et des libertés sur internet. Citizenkane suivra avec précision  la suite des événements.

Keynectis.com

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8 commentaires pour l'actualité: “Megaupload au Sénat”

  1. Juste pour ce commentaire de Sarkozy j’ai décidé d’aller voter quelqu’un d’autre aux prochaines élections.
    Je vais m’inscrire au siège électoral vu que je peux plus regarder mes vidéos.
    L’air de MegaUpload est fini mais que nous réserve le futur le partage entre les êtres humains fait partie de la nature, on voit que les politiques sont fous de la nature humaine plus qu’ils interdisent de partager la richesse culturale.

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