
Une tradition non écrite veut que le poste de dirigeant de la Banque mondiale revienne à un Américain, mais les pays emergents entendent la changer.

Par Muzan
La Banque mondiale et les pays emergents
L’américain Robert Zoellick, président de la Banque mondiale, a annoncé ne pas solliciter de second mandat à l’issue du premier qui s’achève le 30 juin 2012. La tradition veut que le poste revienne à un Américain. De la même façon, le FMI a privilégié à plusieurs reprises un Français, DSK auparavant, Christine Lagarde aujourd’hui. Mais comme pour le FMI, les pays emergents demandent une meilleure représentation.
Le poids des pays emergents
Par ailleurs, les grands pays emergents semblent ne pas représenter qu’eux-mêmes. Il ne s’agit pas uniquement que des BRICS (Brésil,Russie,Inde,Chine et Afrique du Sud) mais également de tous les emergents petits ou grands qui les suivent. Pour exemple, c’est le secrétaire d’Etat aux Finances philippin, Cesar Purisima, qui s’est prononcé sur ce sujet en déclarant : « Etant donné le poids croissant de marchés emergents dans l’économie mondiale, nous sommes confiants dans le fait que des pratiques relevant du passé doivent être révisées ».
Quel succès pour les pays emergents?
Pour l’heure les noms d’Hilary Clinton ou de Larry Summers, ex-conseiller de la Maison Blanche aujourd’hui professeur à Harvard se sont déjà faits entendre. Les pays emergents avançent que la nationalité ne devrait pas être prise en compte, que seul le mérite devrait l’être. Il est évident toutefois que c’est plutôt le poids politique et économique qui est en jeu, pas uniquement le mérite du candidat. Sous Robert Zoellick, la Banque mondiale s’est ouverte aux pays émergents, notamment l’élargissement des droits de vote qui sont passés à 47,2% (+3,1%) dont 11,3% pour les cinq BRICS. C’est inférieur toutefois aux 16% détenus par les Etats-Unis. La campagne pour la Banque mondiale s’avère plus envisageable pour les pays emergents que celle pour le FMI.








