Les législatives 2012 ont innové avec le vote par internet. Reste qu’un infomaticien aurait démontré que le système n’était pas sans faille.

Légilatives 2012 par internet
130.000 Français installés à l’étranger ont voté en ligne jusqu’au 29 mai à midi pour les législatives 2012. Les votes sont à présent fermés. Cette modalité de vote complémentaire (en plus du vote à l’urne, par procuration ou par correspondance) est, pour l’instant, réservée aux Français établis à l’étranger. Il fallait s’inscrire en amont et tous ceux qui ne l’ont pas faite devront à présent voter dans les urnes, à l’ancienne, comme avant. Seulement, un informaticien démontre que le système est tout sauf sécurisé. Ces élections législatives ont servis de test pour cette amélioration technologique qui permettait de ne pas se déplacer et souvent, comme c’est le cas dans un certain nombre de consulats ou d’ambassades, de ne pas avoir à faire la queue. Sauf que l’essai n’est pas concluant selon un informaticien.
Législatives 2012 : le raté
“Les conditions constitutionnelles exigées pour tout scrutin politique ont été respectées : secret du vote, sincérité du suffrage et accessibilité du scrutin. Il en a été de même au plan technique”, a affirmé le Quai d’Orsay. Toutefois, Le Parti pirate a émis des réserves sur la sécurité informatique du scrutin. “La fiabilité repose sur la parole des prestataires, techniciens venant d’entreprises privées”, souligne la “pirate” Mathilde Cameirao, qui déplore “l’abandon du contrôle démocratique à des sociétés privées”. De plus, les “pirates” affirment avoir “constaté des défauts de sécurité importants : l’ouverture de l’urne a eu lieu avec des outils informatiques dont l’intégrité n’est pas garantie [et] les clefs électroniques [pour ouvrir l'urne] ont pu être dupliquées par toute personne ayant accès aux ordinateurs ayant permis leur génération.”
Législatives 2012 sous virus
“Pour voter, le ministère des Affaires étrangères propose d’installer un programme Java qui se lance sur l’ordinateur de l’électeur”, explique-t-il au “Nouvel Observateur”. “Or, dans ce logiciel censé être sécurisé, il est possible d’injecter un code malveillant via un virus. J’ai essayé sur ma propre machine et je me suis aperçu qu’avec un simple code il est possible de savoir pour qui je vote, voire même de modifier ce vote juste avant validation au profit d’un autre candidat”, raconte Laurent Grégoire, informaticien et électeur dans la circonscription du Bénélux. Interrogé sur la prestation de Laurent Grégoire, le Quai d’Orsay affirme que “les questions techniques de sécurité ont été analysées [et] à ce stade, aucune n’est de nature à remettre en cause le respect des exigences constitutionnelles du scrutin”. Qui a raison? Le fait est que ces discussions n’incitent pas à voter par internet pour les législatives 2017.


Vous êtes un français ou une française vivant à l’étranger, vous n’avez pas pu voter par internet et ne voterez pas à l’urne.
Voici la seule procédure pour protester efficacement auprès du bureau de vote électronique et du Conseil Constitutionnel :
http://www.ordinateurs-de-vote.org/Vote-par-internet-aux-legislatives.html