[ad#Patrick.]
Et la Palme d’or est attribuée à…
Annoncé dimanche soir par le président du jury Robert De Niro, voici l’intégralité du palmarès de cette 64ème édition, qui fut selon la majorité des critiques “exceptionnelle“.
Caméra d’or (meilleur premier film) : Las Acacias, de Pablo Giorgelli
Prix du Jury : Polisse de Maïwenn
Prix du scénario : Footnote de Joseph Cedar
Prix d’interprétation féminine : Kirsten Dunst dans Melancholia
Prix d’interprétation masculine : Jean Dujardin dans The Artist
Prix de la mise en scène : Nicolas Winding Refn pour Drive
Grand Prix : ex-aequo Le gamin au vélo, des frères Dardenne et Once upon a time in Anatolia, de Nuri Blige Ceylan
Palme d’or : The Tree of life de Terrence Malick
Alors, que retenir de ce palmarès?
Le film de Malick s’est imposé comme une évidence dès sa projection, bien que mitigée. En effet, l’ampleur du film, son ambition, sa portée font de cette oeuvre “totale“, une palme rêvée.
Le cinéma francophone a encore une fois épaté le jury, comme régulièrement depuis la palme d’”Entre les murs” en 2008. “The Artist“, film muet et en noir et blanc a ainsi récolté beaucoup de louange et se voit récompensé par le biais de son acteur principal, Jean Dujardin. Les frères Dardennes, qui doivent cumuler le plus grands nombres de prix reçus à Cannes n’ont pas faillis a leur réputation. Et Maïwenn remporte un prix qui l’a visiblement émue…
Le scandaleux Lars Von Trier aura eu son “mot” à dire malgré son absence (le festival l’a déclaré persona non grata suite à ses propos antisémites lors de la conférence de presse de son film Melancholia), puisque c’est Kirsten Dunst, l’actrice principal de son film sur la fin du monde qui a été sacrée meilleure actrice.
Nicholas Winding Refn fait une entrée tonitruante dans la cour des grands avec son Grand Prix pour Drive. Il était déjà adoré par ses fans pour ses films jusqu’aux boutistes et durs, le voilà propulsé sous les feux de la rampe international.
Malgré tout, on ne peut s’empêcher d’avoir certains regrets. Le plus douloureux, le plus évident c’est, malgré une palme évidente et mérité pour Malick, le fait qu’ Almodovar, l’éternel prétendant à la palme se voit encore refoulé… Le réalisateur ibérique doit être maudit… Et pourtant, dieu sait que ses films sont exceptionnels…

