Immobilier : l’effondrement du nombre de crédits immobiliers accordés par les banques se poursuit.

Immobilier et crise
La campagne électorale n’en a eu que contre les banques. Les banques, la crise, la spéculation. Rappelons toutefois que la crise des subprimes qui commence la crise aux Etats-Unis s’est faite sur la base de crédits trop généreux accordés par les banques aux Etats-Unis. La crise de l’ immobilier outre-Atlantique ne s’en est pas encore relevée.
Le crédit immobilier en baisse
Depuis la crise de l’euro et la crise des dettes souveraines se sont rajoutées à la première crise. Ce qui a fait dire au président Nicolas Sarkozy que “nous traversons des crises et non pas une seule crise”. La production de prêts immobiliers a plongé de 32,2 % au cours des quatre premiers mois de l’année. Préférant souvent puiser dans leur épargne pour acheter de la pierre, les ménages s’endettent moins. La tendance est encore plus marquée dans l’ancien (-38,3% en 4 mois), qui a retrouvé ses niveaux d’avril 2009, au plus fort de la crise financière. Le crédit immobilier baisse dans les deux sens, moins d’offre des banques et moins de demande des ménages.
Crédit immobilier et taux
Dans le même temps, le taux des crédits immobiliers a, lui aussi, sensiblement baissé, revenant de 3,95 % en février en moyenne (hors assurance et coût de sûretés) à 3,67 % en avril (53,4 % des crédits ont été accordés en mars à moins de 4 %). «Les taux sont revenus à leur niveau du 1er trimestre 2011», constate Philippe Taboret, directeur général du courtier Cafpi. «Les emprunteurs peuvent décrocher un taux fixe à 3,55 % sur 15 ans, à 3,80 % sur 20 ans ou à 4,10 % sur 25 ans. Cette tendance est la même dans la plupart des régions», précise-t-il. Si bien que les banques prêtent moins mais elles prêtent à de meilleurs taux pour l’ immobilier.
