Gravement touché par la crise, l’Espagne connaît une très grave crise de l’ immobilier avec une grosse chute des prix.

Immobilier : la priorité pour l’Espagne
Acheter dans l’ immobilier en Espagne peut être un investissement à long terme excellent pour qui est prêt à le faire. Avec la chute des prix, l’ immobilier est devenu beaucoup plus accessible. Mais cette chute a été terrible pour les Espagnols et leur crédit immobilier. Le Gouvernement de Mariano Rajoy cherche à présent à clore le problème de l’exposition immobilière du secteur financer espagnol. Et plutôt que de constituer une “bad bank”, il étudie la création de sociétés de liquidation qui reprendraient les actifs immobiliers toxiques des banques.
Immobilier et finance
Le FMI et la BCE ont pressé l’Espagne de régler le problème de son secteur financier, et le gouvernement espagnol de Mariano Rajoy travaille à la seconde phase de la réforme financière. Il s’agit de ségréguer les actifs problématiques Immobiliers des bilans bancaires afin de regagner la confiance des marchés, inquiets par l’exposition immobilière des banques espagnoles. Celle-ci s’élève à 368 milliards d’euros, dont 184 milliards d’actifs problématiques. Puisqu’avec la crise, les Espagnols ne peuvent plus rembourser un immobilier qui a perdu toute sa valeur. Certaines entités bancaires sont particulièrement concernées. C’est le cas de la matrice de Bankia, BFA, qui a annoncé vendredi 4 mai une exposition au secteur de 37 milliards d’euros, dont 17,9 milliards sont des créances douteuses ou « sub-standard ».
Assainissement immobilier
La régulation actuelle, en Espagne impose de fortes provisions sur les actifs immobiliers aux mains des banques, 80% des terrains, 65% des promotions en cours et 35% des logements terminés. Il s’agit de forcer la reconnaissance de la perte de valeur des biens immobiliers par les banques et de les pousser à les mettre en vente aux prix du marché, permettant ainsi d’assainir les bilans et relancer le marché immobilier. L’assainissement total doit atteindre 53 milliards d’euros. Mais la recrudescence des tensions sur les marchés a incité le gouvernement à plancher sur la création de sociétés de liquidation qui acquerraient les actifs immobiliers problématiques déjà provisionnés des banques pour les revendre sur le marché. Les établissements financiers pourraient vendre ces actifs à la société de liquidation en assumant une perte équivalente à la provision. Reste à savoir qui sera à la tête des sociétés de liquidation. Le Gouvernement qui évoque une « gestion indépendante » de ces véhicules, écarte toute participation publique. « Il faudrait que cela se fasse avec l’aide du mécanisme de stabilité européen car si c’est l’Etat qui s’en charge, le problème sera juste déplacé des banques à l’Etat », estime Pellón. Le Gouverneur de la BCE, Mario Draghi, a estimé quant à lui jeudi 3 mai que « ces mécanismes peuvent être utiles mais ne peuvent pas remplacer la consolidation fiscale et les réformes comme moyen de retrouver la stabilité ». Uregence pour l’ immobilier en Espagne.
