Si les prix des grandes villes sont trop chers dans l’ immobilier, les Français se replient vers les banlieues, proches voire lointaines. Le Point.

Bel immobilier en banlieue
Le phénomène est connu depuis une vingtaines d’années et plus encore : partir des grandes villes pour aller vers les banlieues et les périphéries. C’était un des thèmes de géographie lorsque nous étions encore au collège. Il y a quelques jours Le Figaro consacrait ses pages sur le bel immobilier, agréable et moins cher en banlieue. Il soulignait le ralentissement de l’activité qui fait baisser les prix en banlieue et donne l’occasion d’acheter dans des coins agréables.
Immobilier pour banlieues riches
Mais à y regarder de plus près, c’est l’ immobilier des banlieues riches qu’abordait Le Figaro. En témoignent les villes étudiées et passées au crible par le journal : Boulogne-Billancourt, Neuilly-sur-Seine, Versailles, Clamart, Levallois-Perret, Meudon, Issy-les-Moulineaux, Saint-Germain-en-Laye, Montrouge, Vincennes et Nogent-sur-Marne, Saint-Mandé, Enghien/Montmorency. Des noms qui sonnent comme de beaux endroits pour ceux qui connaissent la banlieue. Et ceux qui peuvent se permettre de s’acheter de belles maisons ou de beaux appartements dans l’ancien ou dans le neuf, feront sans doute de bonnes affaires. Mais ces focalisations cachent le vrai problème de la banlieue française.
Immobilier et les autres banlieues
Car, curieusement, le journal ne cite pas l’ensemble des banlieues de la région parisienne. On peut pourtant y faire de très bonnes affaires à l’achat si les prix baissent. Nommons-en quelques-unes : Sarcelles, Saint-Denis, Villeneuve-la-Garenne, Villeneuves Saint-Georges, Orly, Choisy, Thiais, ou encore Creil et Mantes-la-Jolie. Et ce ne sont que quelques exemples de banlieues ou l’ immobilier est moins cher. Mais Le Figaro ne les citera pas. Car il sait que ce n’est pas l’ immobilier qui y est en cause, mais principalement la délinquance, la sécurité, l’éducation, qui laissent à désirer. Et c’est bien le problème d’un immobilier où de belles places sont recherchées à l’abri des lieux où l’environnement pèse depuis des décennies sur tout, sans que personne ne s’en occupe radicalement.
