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Hypernova : « the american dream » pour 4 rockeurs iraniens.



Les membres du groupe Hypernova

Hypernova, groupe de rock d’origine iranienne, qui a explosé ces dernières années à New York, souhaite se faire connaître du public européen. Ce groupe classé « indie rock », appellation désignant le rock indépendant, a fui la censure iranienne en 2007 direction les Etats-Unis. Engagé politiquement en faveur de la liberté individuelle, Hypernova ne cesse de gagner du terrain…Et pourquoi pas celui du vieux continent?

Hypernova, à l’assaut des charts européens.

Découvert en 2006, lors d’un festival à Amsterdam, sur le thème de l’Iran, Hypernova se fait immédiatement remarquer. Les spectateurs s’imaginent même qu’Hypernova est anglophone, de par leurs sonorités aux airs de rock londonien. Depuis, les 4 musiciens ont fait sensation aux Etat-Unis. Désormais, le groupe souhaiterait sérieusement partir en tournée, à la conquête de l’Europe. Marqués par un début difficile, ils n’imaginaient pas une seule seconde la suite de ce qui les attendait. La chance leur sourit en 2007, lorsqu’ils sont invités au « South by Southwest » au Texas.
Festival South by Southwest 2011 Seule option, alors, envisagée : se surpasser. Pari gagné, Hypernova s’installe sur le sol américain et plus précisément dans le quartier de Willamsburg, à Brooklyn, là où le rock est une religion. C’est ainsi que le chanteur Raam, le guitariste Kodi, le bassiste Jam et le batteur Kami trouvent leur place en espérant bien la garder. Leur parcours, pas des moins laborieux, a renforcé leur identité musicale 100% rock…

Hypernova : une “success story” persane sauce burger.

Au risque de se faire dénoncer, le groupe hypernova voit le jour dans l’obscurité de caves iraniennes, à l’abri des oreilles et des regards indiscrets. Leur apprentissage rock se fait grâce à des cassettes et des vidéos achetées au marché noir. Ainsi, Hypernova s’inspire de figures mythiques tels que Joy Division, Depeche Mode, The Strokes et Nirvana. Partis de rien ou presque, environ 400 dollars en poche, à leur arrivée aux Etats-Unis, l’histoire d’Hypernova a tout d’un conte de fée en blouson noir. Entre 2006 et 2007, à Téhéran, les 4 rockeurs produisent, avec les moyens du bord et en toute discrétion, deux albums, Who says you can’t rock in Iran ? et Universal.
En Iran, Hypernova avait toutes les chances de finir en prison, dans le meilleur des cas. En effet là-bas, pas de place pour le rap et l’heavy metal. Seule la musique traditionnelle est autorisée depuis 2005, date à laquelle Mahmoud Ahmadinejad décrète cette loi au nom de la morale religieuse. Paradoxalement, le stress généré par cette atmosphère hostile à la libre création, la stimule.

Hypernova : la différence qui fait la différence.

En s’imposant à New York parmi un nombre impressionnant de groupe de rock, Hypernova fait l’unanimité en ce qui concerne son originalité. C’est aussi l’occasion pour le groupe de comprendre que la musique aux Etats-Unis n’est pas seulement une affaire de création, c’est également un business à comprendre et apprivoiser. En avril 2010, le groupe signe l’album Through the chaos, composé de 10 titres chez « Narnack Records », un label américain indépendant. En 2011, il fête la sortie d’un autre album : Exit strategy. Hypernova, photo pour l'album Through the chaos.
Malgré leur succès Raam, le batteur du groupe confesse au New York Times qu’il considère la musique underground à Téhéran comme la meilleure des drogues. Pour le musicien, l’énergie du rock est réellement capable d’opérer des changements politiques et sociaux, qui plus est, dans un pays comme l’Iran où la moyenne d’âge est de 25 ans. Raam ajoute : « la jeunesse iranienne a les mêmes désirs que la jeunesse du reste du monde. Elle veut écouter de la musique, s’habiller à la mode, faire la fête ».
Au travers de son expression artistique, un groupe comme Hypernova, contribuerait-il au changement de l’image de l’Iran en occident ?

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