Les chirurgiens de France se préparent à un mouvement de grève illimité à partir du 12 novembre 2012 auquel s’associe le syndicat des internes et le syndicat des chefs de clinique assistants.

grève illimitée des chirurgiens pour sauver la liberté tarifaire.
Les chirurgiens entendent dénoncer avec la dernière énergie une duperie électoraliste qui menace l’accès et la qualité des soins.
En contrepartie de l’appel à voter Hollande émis par les Mutuelles lors de la campagne électorale – en pure violation de la tradition constitutionnelles de la République – le Gouvernement a décidé d’acquitter sa dette électorale au mépris des intérêts des patients et praticiens.
Marisol TOURAINE, ministre de la santé et des affaires sociales ne se cache plus de l’entrée en vigueur d’un contrat d’accès aux soins qui plafonnera de façon unilatérale et discrétionnaire les compléments d’honoraires à peine de ” santions directes et rapides” émanant de l’assurance maladie.
En d’autres termes la Ministre – qui n’a pas de paroles assez dure pour les praticiens et la gestion comptable des hôpitaux sur son blog – n’hésite pas à s’attaquer à la liberté tarifaire des actes chirurgicaux et menace de fermeture le secteur 2, tarif des honoraires libres.
Or, il n’existe aucun lien causal entre le déficit de l’assurance maladie dont la charge a dépassé 83 milliards d’euros et la liberté tarifaire des actes chirurgicaux dont le contingentement est inapte à endiguer un déficit structurel abyssal de la sécurité sociale.
C’est pourquoi, les chirurgiens de France ont décidé de dénoncé la duperie intellectuelle qui consiste à affirmer que les “dépassements d’honoraires” participent au gouffre de la sécu alors que le contingentement des honoraires est une simple coquetterie électoraliste induite de la discipline partisane entre le PS et les Mutuelles, petit backchich intellectuel pour satisfaire la plateforme électorale de François HOLLANDE.
A l’origine de la grève des chirurgiens, la suppression des dépassements d’ honoraires.
Le tarif de la sécurité social dont les praticiens ne perçoivent que 50% est sans rapport économique avec la complexité des soins. Ainsi, le chirurgien ne percevra que 60 euros pour l’ablation d’une tumeur du sein sur les 120 euros du tarif de la sécurité sociale. L’assurance maladie ne couvre même plus la portion congrue des actes médicaux, elle semble se désintéresser de la médecine comme happée par le débat politicien qui préfère stigmatiser les praticiens plutôt que de s’attaquer aux causes structurelles des déficits décadaire de l’assurance maladie dont le déficit cumulé représente les deux-tiers du trou de la sécurité sociale.
Grève des chirurgiens à partir du 12 novembre pour maintenir la qualité des soins.
A l’heure où François HOLLANDE annonce qu’il entend rechercher chez les entreprises et les particuliers les moyens de préserver le système de santé français, l’encadrement des actes qu’entend imposer Marisol TOURAINE pourrait porter l’estocade à l’assurance maladie. En effet, loin de résorber le déficit, ce système dicté par le copinage avec les mutuelles va engendrer une augmentation vertigineuse du nombre des actes rendue inévitable par la nécessité de survie économique de la profession de chirurgien. S’ensuivra inéluctablement la perte de qualité des soins pratiqués par des chirurgiens qui n’auront d’autre choix que de se désintéresser du progrès scientifique et médical pour exercer un interminable sacerdoce dicté par le nombre d’actes quotidiens. La grève illimitée des chirurgiens à partir du 12 novembre vise avant tout à maintenir la qualité et l’accès aux soins contre l’obscurantisme politico-légal.


bonjour,
est ce que les chirurgiens dentistes feront parti du mouvement ?
Ils peuvent s’y joindre – à mon avis – CDT
prévenez et mobilisez nos confrères dentistes. Merci
les professions médicales, dont les dentistes, sont tous concerné par cet étatisation de la santé, au bénéfice des mutuelles: les dentistes sont les bienvenus! grève générale!
Ce communiqué me laisse dubitative. Nous en sommes encore, en France, à défendre chacun ses petits (ou gros) acquis.
Que les médecins, chirurgiens, spécialistes soient rémunérés pour leurs actes est une évidence, mais que les malades qui sont au SMIG ne puissent pas être soignés pour cause de nombreux dépassements d’honoraires serait une honte pour notre pays, fier de son service public (même si celui-ci est malmené).
le service public ( l’hopital public) coute 2 fois plus cher que le privé, il est moins efficace et est sur doté en moyens ( cf comparaisons internationales avec l’allemagne, les pays nordiques). Les Français sont opérés gràce aux chirurgiens libéraux, et très souvent à perte. Ces chirurgiens français ont des revenus très inférieurs à leurs collégues européens. Exemple: ablation d’une tumeur de la peau de 5 cm, tarif sécu réglé a chirurgien ( le soit disant 100 %) = 28 euro ! La honte n’est pas du côté des médecins mais de l’intox autour des dépassements qui sont le derniers rempart avant une chirurgie inscrite dans un fonctionnement de type système public à l’Anglaise ou ancien système de soins soviétique.
Les chirurgiens font partie des 0,5% des Francais les plus riches.
Le vrai souci c’est que la corporation des médecins, qui est la plus représentée parmi les politiques, a organisé et défendu le numérus clausus pour protéger son pré carré financier.
C’est une logique de mandarin qui s’exerce. Devrait on en souffrir, que je ne peux que soutenir cette initiative gouvernementale.
Et je suis sur que de nombreux médecins (j’en suis sur parce que j’en ai discuté avec certains d’entres eux), sont en désaccord COMPLET avec cette démarche corporatiste.