Suite à la mort de l’ancien dictateur en Algérie, Ahmed Ben Bella, François Hollande lui a rendu hommage.

Ben Bella selon Hollande
Le candidat socialiste à l’élection présidentielle, François Hollande, a salué jeudi la mémoire de l’ex-président dictateur arabe algérien Ahmed Ben Bella, décédé mercredi. Ahmed Ben Bella restera selon lui “l’un des symboles” de l’indépendance de l’Algérie, “étape historique décisive”. Dans un communiqué, François Hollande a également tenu à “saluer la mémoire de M. Ahmed Ben Bella qui fut en 1962 le premier président de la République algérienne et dont nous venons d’apprendre la disparition”.
Qui était vraiment Ahmed Ben Bella?
Mais c’est aller un peu vite en besogne que de dire qu’Ahmed Ben Bella ne fut que le “président de la République algérienne” et l’homme d’une “étape historique”. Car Ben Bella fut bien plus que cela. Ahmed Ben Bella fut avant tout un des neuf « chefs historiques » du CRUA, futur FLN, parti indépendantiste arabe algérien. A ce titre il a déjà du sang sur les mains, et beaucoup de sang français. A la tête du FLN, il devient le premier chef d’Etat de la première “République arabe algérienne” le 15 septembre 1963, une République très autoritaire et qui n’était pas plus démocratique qu’aujourd’hui. Ben Bella cumule également le poste de premier ministre. Dans sa jeunesse il s’engagea au PPA-MTLD de Messali Hadj, avant d’être arrêté en 1950. Ben Bella avait pour objectif de construire un socialisme – c’est sans doute ce qui plaît à Hollande) propre à son pays mais avec des liens avec la France, mais aussi avec Cuba. Devenu chef de l’Etat, Ben Bella est à la tête de la République arabe algérienne et dans le racisme le plus complet, écrase les mouvements d’insurrections kabyles et les oppositions politiques. En 163, son dauphin désigné est alors le colonel Boumediene et soutenu par l’Égypte et par Cuba, il s’engage dans la guerre des sables contre le Maroc. Il se rapproche des puissances communistes, Chine et U.R.S.S.. Par ailleurs, Ben Bella fut aussi un partisan du panarabisme, il entreprend une politique d’arabisation de l’enseignement et fait appel à des instituteurs égyptiens, et un admirateur du dictateur fascisant Nasser, le héros de la “nation arabe” dans les années 50 et 60.
Ben Bella et Hollande
Le 19 juin 1965, Ben Bella est destitué par un coup d’État militaire mené par son vice-Premier ministre, le colonel Houari Boumedienne. Tous les crimes et le sang qu’a Ben Bella n’ont pas empêché François Hollande de ne voir en lui qu’un grand homme et de le rencontrer en décembre 2010. Pour Hollande, Ben Bella “restera, pour les Français et pour les Algériens, l’un des symboles d’une étape historique décisive de nos deux pays”. Avec cet hommage à Ben Bella, François Hollande a montré qu’il sait être le président du non-changement en politique étrangère, poursuivant la même politique immorale de la France. Une politique sans doctrine et sans intelligence, qui soutient des Assad ou des Ben Bella jusqu’à ce qu’on ne puisse plus cacher qui ils sont vraiment. Ben Bella semble avoir mieux réussi qu’Assad en se faisant destituer. Il ne fut pourtant pas meilleur sur bien des points.

Dictateur, ça reste un pb interne, je préféré cela à la spectateur de la france
Qu’est-ce qui est un problème interne? Lorsqu’un candidat à la présidentielle, rend hommage à un dictateur sans même mentionner qui il était, le peuple français a le droit de le savoir.
Occupez vous de vos affaires
Ce sont les affaires de tous cher Mus.
quel paquet de conneries !!!
En quoi? La politique de manque de critique envers les dictateurs n’est pas à l’honneur de ceux qui la soutiennent.
On ne doit pas passer sous silence qu’un dictateur est un dictateur.
Moi je vote Hollande, le diplômé et non pas Sarkozy le sous diplômé qui a raté sa sixième.
Vous faites ce que vous voulez mais je ne vois pas le rapport.
Il faut précisé que ton soi disant dictateur n’es resté au pouvoir que pendant 3 ans et qu’il était emprisonné pendant 24 ans 8ans dans les prisons française et 16 ans dans les prisons algérienne, finalement je t’emmerde pour ta version pourris de l’histoire
Je mentionne que son pouvoir fut court et qu’il fit de la prison, mais un dictateur pendant 3 ans n’en est pas moins un dictateur. Nous ne pouvons pas non plus passer sous silence le sang qu’il a sur les mains, ses conceptions racistes et la répression des Kabyles. Que cela vous plaise ou non, l’Algérie était et est une dictature. Mais rien n’est éternel.
Par ailleurs, nous vous prions de rester poli. Vos autres commentaires, plein de violences et de haines, sans parler des insultes, ne peuvent être publiés. Il ne s’agit pas d’un défouloir.
Bonsoir Misha je vous réitère ma reconnaissance pour avoir mis en lumière ce fait inexorable qu’était le dictateur Ben Bella. Ma famille a beaucoup souffert des actions de cet âne bâté qui comme son successeur était le roi du meurtre politique. Effectivement je suis d’origine Kabyle, le peuple oublié de cette Algérie qui n’a de démocratique que l’art d’envoyer les dissidents 6 pieds sous terre.
A tous ceux qui sont issus du même pays que moi je vous demande un peu de décence dans la vérité historique. Rien ne sert de faire l’autruche, critiquer n’est pas un délit mais un devoir de la raison au nom de la recherche de la vérité.
Lettre ouverte à Monsieur Bouteflika,
Président de la République algérienne
une libre opinion d’André Savelli, professeur agrégé au Val de Grâce
Monsieur le Président,
En brandissant l’injure du génocide de l’identité algérienne par la France, vous saviez bien que cette identité n’a jamais existé avant 1830. Ferrat Abbas et les premiers nationalistes avouaient l’avoir cherchée en vain. Vous demandez maintenant repentance pour barbarie : vous inversez les rôles !
C’était le Maghreb ou l’Ifriqiya, de la Libye au Maroc. Les populations, d’origine phénicienne (punique), berbère (numide) et romaine, étaient, avant le VIIIe siècle, en grande partie chrétiennes (500 évêchés dont celui d’Hippone / Annaba, avec Saint Augustin). Ces régions agricoles étaient prospères.
Faut-il oublier que les Arabes, nomades venant du Moyen Orient, récemment islamisés, ont envahi le Maghreb et converti de force, «béçif» (par l’épée), toutes ces populations.
«Combattez vos ennemis dans la guerre entreprise pour la religion… Tuez vos ennemis partout où vous les trouverez» (Coran, sourate II, 186-7). Ce motif religieux était élargi par celui de faire du butin, argent, pierreries, trésor, bétail, et aussi bétail humain, ramenant par troupeaux des centaines de milliers d’esclaves berbères ; ceci légitimé par le Coran comme récompense aux combattants de la guerre sainte (XLVIII, 19, 20). Et après quelques siècles de domination arabe islamique, il ne restait plus rien de l’ère punico romano berbère si riche, que des ruines (Abder-Rahman ibn Khaldoun el Hadrami, Histoire des Berbères,T I, p.36-37,40,45-46 ; 1382).
Faut-il oublier aussi que les Turcs Ottomans ont envahi le Maghreb pendant trois siècles, maintenant les tribus arabes et berbères en semi esclavage, malgré la même religion, les laissant se battre entre elles. Faut-il oublier que ces Turcs ont développé la piraterie maritime, en utilisant leurs esclaves. Ces pirates barbaresques arraisonnaient tous les navires de commerce en Méditerranée, permettant, outre le butin, un trafic d’esclaves chrétiens, hommes, femmes et enfants. Dans l’Alger des corsaires du XVIe siècle, il y avait plus de 30.000 esclaves enchaînés. D’où les tentatives de destruction de ces bases depuis Charles Quint, puis les bombardements anglais, hollandais et même américain… Les beys d’Alger et des autres villes se maintenaient par la ruse et la force, ainsi celui de Constantine, destitué à notre venue, ayant avoué avoir fait trancher 12 000 têtes pendant son règne.
L’esclavage existait en Afrique depuis des lustres
Faut-il oublier que l’esclavage existait en Afrique depuis des lustres et existe toujours. Les familles aisées musulmanes avaient toutes leurs esclaves africains. Les premiers esclavagistes, Monsieur le Président, étaient les négriers noirs eux-mêmes qui vendaient leurs frères aux Musulmans du Moyen Orient, aux Indes et en Afrique (du Nord surtout), des siècles avant l’apparition de la triangulaire avec les Amériques et les Antilles, ce qui n’excuse en rien cette dernière, même si les esclaves domestiques étaient souvent bien traités.
Faut-il oublier qu’en 1830, les Français sont venus à Alger détruire les repaires barbaresques ottomans qui pillaient la Méditerranée, libérer les esclaves et, finalement, affranchir du joug turc les tribus arabes et berbères opprimées.
Faut-il oublier qu’en 1830, il y avait à peu près 5 000 Turcs, 100 000 Koulouglis, 350 000 Arabes et 400 000 Berbères dans cette région du Maghreb où n’avait jamais existé de pays organisé depuis les Romains. Chaque tribu faisait sa loi et combattait les autres, ce que l’Empire Ottoman favorisait, divisant pour régner.
Faut-il oublier qu’en 1830 les populations étaient sous développées, soumises aux épidémies et au paludisme. Les talebs les plus évolués qui servaient de toubibs (les hakems), suivaient les recettes du grand savant «Bou Krat» (ou plutôt Hippocrate), vieilles de plus de 2 000 ans. La médecine avait quand même sérieusement évolué depuis !
La France a soigné toutes les populations du Maghreb
Faut-il oublier qu’à l’inverse du génocide, ou plutôt du massacre arménien par les Turcs, du massacre amérindien par les Américains, du massacre aborigène par les Anglais et du massacre romano-berbère par les Arabes entre l’an 700 et 1500, la France a soigné, grâce à ses médecins (militaires au début puis civils) toutes les populations du Maghreb, les amenant de moins d’un million en 1830 en Algérie, à dix millions en 1962.
Faut-il oublier que la France a respecté la langue arabe, l’imposant même au détriment du berbère, du tamashek et des autres dialectes, et a respecté la religion (ce que n’avaient pas fait les Arabes, forçant les berbères chrétiens à s’islamiser pour ne pas être tués, d’où le nom de «kabyle» – j’accepte).
Faut-il oublier qu’en 1962 la France a laissé en Algérie, malgré des fautes graves et des injustices, une population à la démographie galopante, souvent encore trop pauvre – il manquait du temps pour passer du moyen âge au XXe siècle – mais en bonne santé, une agriculture redevenue riche grâce aux travaux des Jardins d’Essais, des usines, des barrages, des mines, du pétrole, du gaz, des ports, des aéroports, un réseau routier et ferré, des écoles, un Institut Pasteur, des hôpitaux et une université, la poste… Il n’existait rien avant 1830. Cette mise en place d’une infrastructure durable, et le désarmement des tribus, a été capital pour l’État naissant de l’Algérie.
Faut-il oublier que les colons français ont asséché, entre autres, les marécages palustres de la Mitidja, y laissant de nombreux morts, pour en faire la plaine la plus fertile d’Algérie, un grenier à fruits et légumes, transformée, depuis leur départ, en zone de friche industrielle.
Faut-il oublier que la France a permis aux institutions de passer, progressivement, de l’état tribal à un État nation, et aux hommes de la sujétion à la citoyenneté en construction, de façon, il est vrai, insuffisamment rapide. Le colonialisme, ou plutôt la colonisation a projeté le Maghreb, à travers l’Algérie, dans l’ère de la mondialisation.
Personne ne vous demande repentance pour avoir laissé péricliter l’Algérie…
Faut-il oublier qu’en 1962, un million d’Européens ont dû quitter l’Algérie, abandonnant leurs biens pour ne pas être assassinés ou, au mieux, devenir des habitants de seconde zone, des dhimmis, méprisés et brimés, comme dans beaucoup de pays islamisés. Il en est de même de quelques cent mille Israélites dont nombre d’ancêtres s’étaient pourtant installés là 1.000 ans avant que le premier Arabe musulman ne s’y établisse. Était-ce une guerre d’indépendance ou encore de religion?
Faut-il oublier qu’à notre départ en 1962, outre au moins 75.000 Harkis, sauvagement assassinés, véritable crime contre l’humanité, et des milliers d’Européens tués ou disparus, après ou avant, il est vrai, les excès de l’O.A.S., il y a eu plus de 200 000 tués dans le peuple algérien qui refusait un parti unique, beaucoup plus que pendant la guerre d’Algérie. C’est cette guerre d’indépendance, avec ses cruautés et ses horreurs de part et d’autre, qui a fondé l’identité algérienne. Les hommes sont ainsi faits !
Monsieur le Président, vous savez que la France forme de bons médecins, comme de bons enseignants. Vous avez choisi, avec votre premier ministre, de vous faire soigner par mes confrères du Val de Grâce. L’un d’eux, Lucien Baudens, créa la première École de médecine d’Alger en 1832, insistant pour y recevoir des élèves autochtones. Ces rappels historiques vous inciteront, peut-être, Monsieur le Président, à reconnaître que la France vous a laissé un pays riche, qu’elle a su et pu forger, grâce au travail de toutes les populations, des plus pauvres aux plus aisées – ces dernières ayant souvent connu des débuts très précaires. La France a aussi créé son nom qui a remplacé celui de Barbarie. Personne ne vous demandera de faire acte de repentance pour l’avoir laissée péricliter, mais comment expliquer que tant de vos sujets, tous les jours, quittent l’Algérie pour la France ?
En fait, le passé, diabolisé, désinformé, n’est-il pas utilisé pour permettre la mainmise d’un groupe sur le territoire algérien ?
Je présente mes respects au Président de la République, car j’honore cette fonction.
Un citoyen français,
André Savelli,
Professeur agrégé au Val de Grâce
a l’epoque ou il n’y avait aucun musulman ou arabe en afrique du nord il n’y avait aucun français en france. Mais c’est vrai c’est vous les français qui avaient etes acceuillis les bras ouverts par l’emir abdelkader ?