Avant les résultats officiels, selon leur propre décompte les Frères musulmans affirment que leur candidat arrive en tête du premier tour des présidentielles en Egypte.

Une Egypte islamiste?
Le Parlement en Egypte est d’ores et déjà composé d’environ 75% d’islamistes. Mais la structure politique et le pouvoir n’est pas encore totalement dans leurs mains. Les islamistes par ailleurs, bien qu’ils se retrouvent autour d’un certain nombre d’idées extrémistes, comptent plusieurs partis et formations, dont les Frères musulmans et les salafistes. Les Frères musulmans sont les plus nombreux malgré la poussée salafiste. Alors que l’armée tient encore les rênes du pouvoir et les structures du pays, la présidence est importante, elle pourrait éventuellement en finir avec le rôle primordial de l’armée. Les Frères musulmans affirment que leur candidat Mohammed Morsi, arrive en tête du premier tour, devant celui de l’armée Ahmed Chafik.
Egypte : islamiste contre armée
Ces élections en Egypte ont été saluées un peu partout, malgré la peur de la victoire islamiste qui tuerait dans l’œuf toute tentative démocratique – car les valeurs des Frères musulmans ne sont pas compatibles avec celles de la démocratie. Alors que le décompte de la première élection présidentielle libre a commencé, les Frères musulmans, qui basent leurs estimations sur un petit échantillon de résultats, ont indiqué que Mohamed Morsi faisait la course en tête devant les onze autres candidats à la magistrature suprême. La confrérie, première force politique d’ Egypte, a indiqué que Mohammed Morsi menait avec 30,8%, suivi par Ahmad Chafiq, le dernier Premier ministre de Hosni Moubarak, avec 22,3%.
Egypte : 12 candidats
Le nationaliste arabe Hamdeen Sabbahi arriverait en troisième position avec 20% selon les chiffres des Frères musulmans, basés sur les résultats de 6.661 bureaux de vote sur 13.000. Aucun résultat officiel ne devrait être connu avant mardi et il est peu probable qu’un candidat obtienne la majorité absolue dès le premier tour. Les quelque 50 millions d’électeurs devraient donc, selon toute probabilité, reprendre le chemin des urnes pour un second tour les 16 et 17 juin afin de départager les deux adversaires les mieux placés. Le deuxième tour devra déterminer qui du candidat de l’armée ou des islamistes sera le vainqueur en Egypte.
