
C’est un exemple qui tombe à pic : malgré les excuses de Sony, l’affaire en dit long.

Sony et Whitney Houston
C’est samedi soir que s’est éteinte Whitney Houston, la diva de la pop. Nous en parlions dans notre édition du dimanche et toute la presse, la télévision, bref tous les médias en faisaient leur une. Sony a décidé de faire la même chose, mais pour Sony, faire la Une avec Whitney Houston signifiait profiter de l’engouement provoqué par sa mort, pour augmenter les prix de ses albums.
Le moment idéal pour Sony
C’était le moment idéal, un moment où tous veulent écouter les chansons de la star et eut-être, se procurer des albums vieux de plus de vingt ans parfois, anthologiques. Sur sur l’iTunes Store anglais, dans les heures qui ont suivi la mort de la star, le prix du best-of The Ultimate Collection a été propulsé de 4,99 à 7,99 livres et The Greatest Hits de 7,99 à 9,99 livres. L’affaire a si rapidement fait scandale auprès des stars et des internautes, que les autres points de Sony n’ont pas suivi et que Sony a présenté ses excuses en remettant ces albums à leur ancien prix.
L’exemple du Duopole Sony / Universal
Cette affaire confirme nos propos tenus il y a une semaine sur l’affaire Megaupload. Suite à l’interview d’Emmanuel Gadaix, nous approfondissions la question de l’accès à la musique et aux films sur internet. Emmanuel Gadaix dénonçait un duopole d’Universal et de Sony, deux géants, anciens dans le monde de la musique, et qui ne veulent pas renoncer à leur place … quitte à ne pas respecter les règles de la concurrence. Sony a montré avec l’affaire Whitney Houston comment il pouvait utiliser cette situation. Les excuses en prétendant dans un communiqué qu’il s’agissait une d’erreur d’un employé et qu’en aucun cas l’entreprise avait autorisé cette augmentation, ne convainquent personne. Sony a voulu profiter de sa situation, une fois de plus.

