
Deux journalistes, une Américaine et un Français, sont morts mercredi lors de bombardements sur Homs, en Syrie.

Par Muzan
Deux morts de plus en Syrie
7600 personnes, c’est le nombre de personnes mortes en Syrie depuis mars 2011, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Il faut désormais compter parmi ceux-là, Marie Colvin et Rémi Ochlik, deux journalistes, respectivement américain et français. Un bombardement à Homs ce merdredi aurait touché un centre de presse du quartier de Baba Amr. Marie Colvin écrivait pour le Sunday Times et Rémi Ochlik était un photographe indépendant, spécialisé dans la couverture des conflits armés.
Journalistes en Syrie
On ne sait toujours pas si la bombe a été lancée par des rebelles ou par des soldats syriens. Car c’est le désordre et la guerre civile qui règne à Homs et en Syrie. La France, par ailleurs, est toujours dans l’attente des résultats de l’enquête sur la mort du reporter de France 2, Gilles Jacquier, le 11 janvier. A présent Rémi Ochlik a lui aussi succombé à ces bombardements, lui qui avait suivi des conflits en RDC, en Tunisie, en Lybie et en Egypte pour Le Monde magazine, VSD, Paris-Match, le Time-Magazine et le Wall Street Journal. Par ailleurs un militant anti-Assad affirme que quatre autres journalistes ont été bléssés, dont un Français.
L’Egypte contre la Syrie
La situation risque d’envenimer encore les relations – qui n’en sont plus – entre les Etats-Unis et la France d’une part, et la Syrie d’autre part. Par ailleurs, bien que peu retransmis sur les médias francophones, la télévision et les débats au Parlement en Egypte révèlent les vraies clés des révoltes arabes. Alors que nombre d’opposants à Assad sont des Frères musulmans, ceux-ci sont à présent le premier parti d’Egypte (et dirigent à Gaza). Dans un débat parlementaire, un salafiste sunnite a appelé au meurtre de Bachar Al-Assad, mais aussi des Alaouites et des Chiites. Des dignitaires religieux en Arabie saoudite ont fait de même. Plus qu’une révolte, la Syrie est à la confluence d’une guerre de courants intra-islam.

