
Le groupe Qinta a fait faillite, et ce sont des films comme Astérix au service de sa Majesté ou La Vérité si je mens 3 dont les sorties en salle sont compromises.
36 films en attnte chez Qinta
Qinta était le principal groupe français de postproduction audiovisuelle. Sa faillite remet en cause la sortie en salle de trente-six films en cours de montage, dont Astérix au service de sa Majesté ou La Vérité si je mens 3. La Fédération des industries du cinéma a adressé ce lundi à Nicolas Sarkozy une lettre soulignant «la gravité et l’urgence» d’une situation qui pourrait avoir des «conséquences économiques et culturelles irréversibles».
Qinta en liquidation judiciaire
Le groupe Quinta Industries, détenu par l’homme d’affaires franco-tunisien Tarak Ben Ammar, a été placé en liquidation judiciaire vendredi dernier, ainsi que sa principale filiale (115 salariés sur 180), le laboratoire cinématographique LTC, alors qu’une autre, spécialisée dans les effets visuels, Duran Duboi, pourrait aussi fermer début janvier. Qinta a fait faillite en partie du fait de la montée en puissance du numérique dans la fabrication des films.
Qinta dépassé par le numérique
La semaine dernière déjà, la sortie du film de Martin Scorsese Hugo Cabret avait failli être annulée, avant d’être sauvée in extremis par des copies récupérées à Rome. Une course contre la montre est engagée pour que les films sortent selon le calendrier prévu, notamment ceux déjà vendus à l’étranger. L’urgence est de récupérer tous les éléments des films, rushes et montages, et de trouver de nouveaux moyens de stockage, physiques ou virtuels, pour ne pas perdre et finaliser les productions en cours. La fédération demande à la justice de remettre à plus tard la liquidation des sociétés. Il semblerait que Qinta se soit laissé dépasser par les techniques modernes.

