
Claude Gueant sait ce qu’il fait, et la presse aussi. Retour sur des propos.

Claude Gueant persiste et signe
“Il persiste et signe”. C’est ce qu’on lit partout ce matin dans la presse. Une expression généralement employée pour des propos qui peuvent choquer, qui font bouger les lignes, offensifs. Claude Gueant ne pouvait pas ignorer qu’en tenant ces propos, il ferait jaser la presse, en particulier de gauche. Mais il a deux raisons de le faire : d’une part pour des raisons électorales, d’autre part parce qu’il ne les trouve pas choquants.
Claude Gueant et les civilisations
Samedi, le ministre de l’Intérieur Claude Gueant a déclaré que « contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de la gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas […] Celles qui défendent l’humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. Celles qui défendent la liberté, l’égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique ». Choquant?
Claude Gueant ministre de l’intérieur
Après cette polémique, Claude Gueant a réaffirmé ne pas regretter ses propos sur les civilisations. De l’autre côté, Harlem Désir, numéro deux du PS, réduit ces propos à ceux du FN et affirme que Claude Gueant se pose en « rabatteur des voix FN » au service d’« une majorité en perdition électorale et morale ». Le ministre Gérard Longuet lui a répondu « si on ne peut même pas dire cela, c’est la censure à tous les étages ». Polémique là où il n’y a pas lieu. En revanche, plutôt que de perdre son temps à polémiquer sur des propos insignifiants, on pourrait demander à Claude Gueant et à Gérard Longuet : pourquoi ne pas appliquer cette philosophie en politique extérieure. C’est là que se situe le problème.

