Aung San Suu Kyi a été unanimement saluée par les parlementaires Suisse lors de son passage à la Coupole fédérale.

Aung San Suu Kyi sollicite les entreprises étrangères
Jeudi 14 juin, à l’invitation de la Conférence internationale du travail, l’ex-dissidente birmane et prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi est montée à la tribune des Nations unies, à Genève en Suisse. L’occasion pour la «Dame de Rangoon» de solliciter les entreprises étrangères qui, estime-t-elle, contribueront à renforcer le processus démocratique en permettant des progrès économiques.
Aung San Suu Kyi : des aides qui favoriseront les réformes politiques
Pour la présidente de la Ligue nationale pour la démocratie, Aung San Suu Kyi , il devient urgent de lever les sanctions et d’encourager les investissements étrangers en Birmanie. « Ce que je veux pour mon pays, c’est une croissance et un développement qui soient respectueux de la démocratie, » a-t-elle déclaré. « Je voudrais plaider en faveur d’une aide qui renforcera le processus démocratique en générant des progrès économiques et sociaux qui favoriseront les réformes politiques.»
Aung San Suu Kyi à Oslo pour recevoir son prix Nobel
Pour Aung San Suu Kyi, la présence en Birmanie d’investisseurs étrangers est d’autant plus importante que ce n’est que pour échapper à la tutelle grandissante de Pékin que la junte, au pouvoir depuis 1988, a accepté de se convertir à la démocratie. Seule la démonstration de gains économiques rapides fruits de la transition démocratique pourrait inciter les militaires à poursuivre dans cette voie.
Par ailleurs, il s’agit de la première visite de la Dame de Rangoon, Ang San Suu Kyi en Europe depuis vingt-trois ans. L’opposante birmane a quitté la Suisse vendredi vers 12h15 depuis l’aéroport de Zurich en direction de Francfort. Ang San Suu Kyi est attendue à Oslo, en Norvège, où elle doit prononcer samedi son discours de lauréate du Prix Nobel de la paix attribué en 1991.
