Aux termes d’une résistance plusieurs fois décadaire, l’opposant Aung San Suu Kyi est élue au Parlement Birman.
La victoire de Aug San Suu Kyi et la ténacité des reporter à l’instar de Cyril Payen
Au péril de leur vie des journalistes couvrent la Birmanie interdite depuis 20 ans. Nul soutien, nul enjeu, aucun intérêt diplomatique ne les soutien depuis des décadaires : point de pétrole d’extraction Birmane ni de Gaz naturel. Le groupe Total dont le titre reprendra de plus belle à l’ouverture de la bourse de Paris demain matin depuis l’extinction provisoire de la fuite en mer du nord employait les services d’anciens membres du GIGN pour protéger le gazoduc. Pour le reste, l’information sur la Birmanie fût -depuis vingt ans – l’oeuvre quasi désintéressée et bénévole de professionnels passionnés, engagés, ayant fait serment de rendre témoignage à la vérité. Il n’y a point de marché pour l’information en provenance de Birmanie, point d’enjeu hégémonique justifiant l’affectation de moyens financiers, militaires ou économiques.
Aung San Suu Kyi immunisée par l’attention systématique de reporters français comme Cyril Payen de France 24
N’était-ce l’attention systématique que lui portent des reporters français qui au mépris de leur liberté et au risque de leur vie continuent de franchir la frontière Birmane pour témoigner de la réalité du terrain, l’histoire aurait pu oublier les peuples birmans comme les karènes, affamés, chassés par la junte militaire.
Le peuple birman fête la victoire de Aung San Suu Kyi
Habitué au déni systématique de leurs droits et libertés, les birmans n’ont pu croire, jusqu’à la dernière minute à l’élection de leur sauveur Aung San Suu Kyi. Loin des préoccupations de l’ONU et dépourvu d’intérêts stratégiques, la Birmanie ne compte pas sur l’agenda de Kofi Anan au nombre des dossiers urgents. Pas d’intérêt, pas d’action énonce une maxime de l’Ancien droit. Il n’en va pas autrement de la Birmanie dont l’avenir est abandonné au hasard, à l’espoir, aux hommes et aux femmes de bonne volonté.

