Attentats à Bruxelles après Paris, c’est foutu.

C’est foutu, 

khalas

Par Alexandre Ollivier.

Bruxelles. Après Paris. Carnage perpétré par des assassins d’autant plus glaçants que, comme le montrent les caméras de surveillance ayant furtivement saisi leur dernière déambulation, aucune tension, aucune émotion ne semble avoir perturbé leurs derniers instants. Une froide détermination qu’il serait erroné d’évacuer – mais les erreurs, on les enfile comme des perles – en la qualifiant de folie ou de délire. C’est bien plus grave que cela : ce sont les guerriers d’un combat embrassé par la haine, une haine qui ne les submerge pas tout à coup, ponctuellement, mais qui les colonise progressivement, entièrement, et qui en fait de résolus criminels, tout entier et calmement livrés à leur volonté destructrice. Destructrice de l’Occident chrétien, de sa décadence, de sa lâcheté, de ses névroses pitoyables, mais aussi de sa (relative) prospérité, de la liberté et de la paix qui y règnent, et – malgré la crise qui impacte de plus en plus de nos concitoyens – de la joie de vivre qui peut ça et là y perdurer. Ils veulent nous faire payer.

de la soif d’absolu à la soif de sang…

La récente immigration massive à destination des pays européens va certes amplifier tragiquement le phénomène. Mais ne nous trompons pas : le mal a été permis, favorisé, nourri par nos propres sociétés. La grande majorité de ces assassins de masse est née chez nous, elle détient des cartes d’identité – même les vraies !… – qui leur permettent de voyager librement dans l’espace Schengen. Sans modèle d’assimilation défendu, magnifié, sans avoir été bercé par l’apaisant « roman national« , ces populations immigrées arabo-musulmanes, à la différence des vagues précédentes venues d’Europe, ont amplifié leur mal-être génération après génération. Leurs plus jeunes ont cherché – face à l’auto-flagellation et à la stigmatisation du « beauf » patriote attaché à son terroir et à ses traditions (le délétère « esprit Canal« , quoi !…) bien en cours dans cet hexagone sommé semaine après semaine de faire repentance sur tout, sur rien, et d’apprendre en priorité à nos chères têtes de moins en moins blondes à haïr la terre sur laquelle elles sont nées – une identité ardente, un projet transcendant, une épopée qui les sorte d’un sordide quotidien qui les ballote entre l’oisiveté, le deal en tout genre, et Cyril Hanouna et Laurent Ruquier sur leur écran plat.

Comme toute religion, l’Islam leur offre cette identité manquante, qu’ils s’approprient avec bien plus de vigueur et de provocante démonstration que si elle s’inscrivait normalement dans un environnement ancestralement musulman (il y a moins de filles voilées et de garçons portant la gandoura à la sortie des écoles de Casablanca qu’à celle de tous ces Athénées municipaux aux noms de saints de la Bible qui maillent le territoire de Bruxelles Capitale…). Comme aucune autre religion, l’Islam offre littéralement à ces âmes troublées d’absorber leur soif d’absolu en un combat dans lequel ils vont tuer la déviance d’abord, la différence ensuite. Si une partie des salafistes interprète le Coran comme une lutte proprement intérieure contre le vice et le péché, l’immense majorité de ces intégristes radicaux le voient comme un vade-mecum de la rédemption, avec – pour les plus courageux ou les plus enragés – le sacrifice comme point d’orgue. Il n’y a hélas rien d’illogique dans cette démarche purificatrice qui mène en toute quiétude d’ex-petites frappes, des dealers à la petite semaine, des paumés sans boussole, à expier leurs fautes passées en offrant leur vie pour les racheter et en supprimant, au passage, le maximum de mécréants, de quidams, d’innocents, seulement coupables de ne pas être eux aussi parties prenantes d’un djihad contre cette société qu’ils jugent en perdition…

Rien d’illogique, et pourtant nous avons laissé faire. Notre abstention, notre insondable faiblesse a permis à cette déflagrante altérité in utero de prospérer sans limite. Et dans la complaisance et la reconnaissance dont ont bénéficié tous les communautarismes, il ne faut voir rien d’autre que la démission de nos gouvernements depuis l’infâme Giscard d’Estaing, abandonnant tous l’ambition de faire de ces immigrés au fil des générations des français assimilés. Il leur suffisait qu’ils fussent assez serviles pour aller bosser pour pas cher ; une fois de retour dans leur foyer, qu’ils transforment de vieux quartiers de banlieue populaire en Bab-el-Oued, puis en Islamabad, cela n’avait pas d’importance tant que Neuilly et Lasne n’étaient pas touchées. En un mot comme en cent : si les assassins sont bien les terroristes, les criminels sont nos dirigeants politiques qui, par incompétence, par idéologie, par servilité, par manque de courage, par conformisme et paresse intellectuelle, ont laissé nos pays de la vieille Europe devenir ce qu’ils sont aujourd’hui.

la soumission progressive de notre espace public

C’est en raison de ce dernier constat que, la mort dans l’âme, il faut se faire à l’idée que la situation est désespérée. Car pour en sortir, il faudrait passer aux actes. Nommer l’ennemi. Oser dire que, si l’Islam est respectable en soi, la combinaison de trente ans d’immigration de masse, d’autant d’années de politiques de lâcheté et de mensonge, et d’un Islam prosélyte et aux moyens considérables, est une bombe à retardement qui ne cesse d’enfler depuis vingt ans. Et c’est pour cela qu’outre les kamikazes qui passent à l’acte, nous avons un problème avec l’Islam qui, loin d’avoir fait son aggiornamento comme le Christianisme a su le faire, loin d’avoir accouché d’une version adaptée aux lois laïques et républicaines de nos sociétés démocratiques européennes, vise ni plus ni moins qu’à soumettre progressivement notre espace public à un diktat visant à le rendre compatible avec les préceptes de la Charî’a, avant de l’y soumettre tout à fait, lorsque le travail de la démographie galopante des uns et de l’abandon d’une vraie politique familiale et des ravages de l’avortement des autres auront achevé leur office.

Pour en sortir, il faudrait ratisser les quartiers, systématiquement, tout passer au peigne fin, instaurer de vrais couvre-feu dans les zones de non-droit, expulser les délinquants (car ils sont le premier vivier du recrutement djihadiste) dès qu’ils sont binationaux, enfermer durablement les autres ; il faudrait le faire même si l’Etat ne le fait pas. Rétablir la peine de mort pour les assassins de masse. Assumer l’idée que, si la future paix sociale passe par 200 autres victimes, il vaudrait mieux qu’elles se comptent parmi les thuriféraires plus ou moins actifs de l’EI que parmi la jeunesse de ce pays fréquentant les écoles, les cafés, les stades ou les salles de concert. Avoir le courage d’engager une politique de remigration en direction des pays d’origine, en conditionnant notamment nos aides au développement à leur pleine et entière coopération. Faire remarquer qu’aucun pays, dans aucune autre partie du monde, ne supporterait sur son territoire comme nous le faisons la provocation et l’insolence de la haine anti-française, qui n’est – hélas ! – pas le seul fait des étrangers. Enfin, il faudrait réinvestir le chantier de l’éducation nationale, trop longtemps occupée par des « khmers rouges« , puis des « khmers roses« , enfin des « khmers arc-en-ciel« , bref, toute une compagnie de zozos nuisibles plus formatés pour générer la chienlit que pour faire apprendre à nos enfants – sans distinction de race, de sexe ou de religion – à aimer l’inestimable langue française et l’incomparable histoire de France. Le jour où les plus jeunes des quartiers immigrés utiliseront leurs weekends, plutôt que d’aller à la madrasa apprendre l’arabe et l’écriture coranique, à rêver – sous une forme ou une autre – d’être Préfet de la France dans leur pays d’origine, alors la partie sera gagnée, et la patrie de Saint-Louis, de Napoléon et du Général de Gaulle recommencera à être source de fierté pour tous ses ressortissants, et source d’admiration et d’espoir – comme elle le fut des siècles durant – pour l’ensemble de la planète.

où est l’esprit de reconquête et de dissidence ?

Mais il n’y a pas de politique assez courageux pour endosser un tel programme. Il n’est même pas sûr que les populations, française et belge pour ne parler que de celles-là, toutes deux « groggy » par les pilules de PADAMALGAM que le système – ce système exclusivement composé des concepteurs et des metteurs en scène de toutes ces idées fausses ayant conduit au désastre – leur administre à longueur de reportages bien choisis et d’interviews de médiocres stars de l’antifascisme de supermarché, soient elles-mêmes prêtes à se réveiller de leur douleur, à se soulever, et à faire montre d’un esprit de reconquête et de dissidence vis-à-vis du totalitarisme du politiquement correct qui tétanise la moindre réaction face à la destruction, y compris physique, qui les menace.

Notre civilisation européenne ne veut pas mourir sur le champ de bataille. Elle ne veut pas de la guerre. Elle meurt pourtant éparpillée par de l’explosif. Comme à Kaboul, à Mossoul, Lattaquié, Paris ou Bruxelles. Elle n’a plus le choix qu’entre le sursaut vital, la virulente poussée de sève, ou l’avachissement final, le suicide benêt. Entre risquer de faire couler le sang des autres ou l’assurance de regarder couler le sien.

Autant dire que c’est foutu.

Khalas!

Alexandre OLLIVIER

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