Un bracelet connecté Google contre le cancer

Google parviendra-t-il à percer dans le domaine paramédical et à faire évoluer la lutte contre les maladies comme il a réussi à s’imposer sur le net? Certains pourraient en tout cas bientôt bénir sa présence et ses investissements dans la santé si les tests de Google X sur un bracelet connecté contre le cancer sont concluants.

Bracelet connecté Google

Bracelet connecté Google

Un bracelet connecté Google X contre le cancer

Google serait en effet actuellement en train de tester un bracelet connecté dans ses laboratoires Google X Labs, selon diverses sources spécialisées. Il s’agirait d’un bracelet basé sur l’utilisation de nano-particules visant à lutter contre le cancer. Après avoir tenté de développer une pilule anti-cancer, Google a annoncé pencher sur le cas d’un bracelet.

Les objets connectés et Google

Les investissements dans le paramédical de Google ne cacheraient donc plus la volonté de Google de se lancer très clairement sur le marché de l’internet des objets dans le cadre d’une stratégie globale faisant de Google la plateforme basée sur un Business Model et assurant le lien entre l’objet connecté physique et le service proposé au travers de l’objet.Google ausserait aussi au passage la monétisation de la data et de l’intermédiation d’une part, et la publicité ultra-ciblée d’autre part, qui sont ses fonds de commerce. Dans ce cas précis, le bracelet connecté de Google se base sur l’analyse des particules nanoscopiques circulant dans le sang, particules qui ont la propriété d’être 2 000 fois plus petites qu’une cellule sanguine et qui circulent dans le sang pour mesurer les changements biochimiques annonciateurs d’une tumeur, d’une crise cardiaque ou d’un accident vasculaire cérébral. Ces dernières ont la fonction de se fixer sur un type particulier de cellule (tumorale par exemple) pour que le corps l’identifie comme cancéreuse. Une détection d’une concentration anormale de ces particules pourraient donc être signe d’un cancer. Le bracelet connecté de Google s’intègrerait dans le cadre global d’une stratégie de développement d’objets connectés dans le domaine de la santé tels que Google Glass ou Google Chromecast, qui alimentent  Google Fit, plateforme santé de Google.

Google et les objets connectés sous contrôle

Dans le même temps, compte tenu de l’importance qu’elle est en train de prendre progressivement, le conseil national de l’Ordre des Médecins (CNOM) français a engagé un débat sur la santé connectée à l’occasion d’un colloque dédié à l’e-santé. L’Ordre y a a dévoilé un livre blanc consacré à la santé connectée et à ses problématiques, notamment la fiabilité des dispositifs et la protection des données de santé des utilisateurs. On comptait en effet 100 000 applications santé et bien-être dès 2013 contre seulement 6000 en 2010. En outre, les objets connectés liés à la santé et les applications smartphone qui y sont liées – ou connectées – sont un « nouvel Eldorado industriel », exploité non seulement par les pécialistes mais aussi par les géants du net et de l’informatique qui rachètent à tour de bras nombre de start-up spécialisées dans le domaine afin de s’imposer elles-mêmes sur ce marché lucratif. C’est bien le cas de Google, ça l’est aussi de Facebook, qui a investi dans des applications et objets connectés liés au rythme cardiaque, aux effets sur la santé,etc. Samsung et Apple ou encore Microsoft ne sont également pas en reste tant les géants ont compris que le domaine médical ou paramédical avaient un long avenir à jouer au sein des objets connectés. On parlerait même en effet, de lentilles intelligentes capables de calculer le taux de glycémie d’un patient !

En attendant que ce soit le cas toutefois, le CNOM a voulu éviter de « céder à la fascination technologique au point de méconnaître les menaces qui pourraient en découler sur les libertés individuelles et collectives » selon le livre blanc dévoilé. L’organisme a par conséquent applaudi l’ouverture d’un débat sur le sujet à la CNIL et a lui-même émis six propositions visant à répondre aux évolutions numériques de la santé, propositions qui évoquent « un bon usage » des objets connectés, une « relation de confiance, ou encore la disponibilité du médecin pour faire face à cet inconnu et une liste de recommandation de « bonnes pratiques » et une protection des données de santé.

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Auteurs de nombreux articles en matière de technologie et anciennement professeur en EPITECH, Eyal Dotan est une personnalité connue dans le milieu des technologies de l'information. Il couvre la région Asie Sud-Est depuis Bangkok.

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