Selfies de Sylvie Weil du 4 au 10 mai 2015

Selfies de Sylvie Weil du 4 au 10 mai 2015

sylvie veil

Sylvie Weil est née aux États-Unis et a grandi à Paris ; elle est la fille du mathématicien André Weil et la nièce de la philosophe Simone Weil. Agrégée de Lettres, elle a enseigné la littérature française dans plusieurs universités américaines. Elle a publié des nouvelles (À New York, il n’y a pas de tremblements de terre, Le jardin de Dima), des romans (Les Reines du Luxembourg, Les Vendanges de Rachi, La Bulle Cauchemar) et des ouvrages pour la jeunesse. Elle a publié chez Buchet/ChastelChez les Weil (2009), Le Hareng et le saxophone (2013) et Selfies (2015).

À l’occasion de la publication du dernier ouvrage de Sylvie Weil, Selfies, les éditions Buchet Chastel et la collection Qui Vive vous proposent de remporter les livres de l’auteur, du lundi 4 au dimanche 10 mai 2015.

- Du 1er au 3e heureux lecteur : les 3 livres de Sylvie Weil publiés aux éditions Buchet Chastel
* Selfies (2015, Qui Vive)

« Moi à l’orgue dans une crypte, moi éprise d’un chien (je n’aime pas les chiens),moi subissant une déconvenue dans un café de Tokyo, moi en auteur anxieux,moi en fille et en mère, moi en amoureuse crédule, moi découvrant un secret de famille……

Aventures et mésaventures, joies et déceptions, tout peut être aujourd’hui l’occasion d’un selfie, et notre époque a l’œil rivé sur le miroir. S’emparant de cette mode avec humour, Sylvie Weil renouvelle le genre de l’autoportrait en se livrant à un exercice inédit : le selfie littéraire. »
* Le Hareng et le Saxophone (2013, Littérature française)

« Je suis mariée depuis ce matin à un homme que je connais à peine, un gars de Brooklyn dont la famille a jadis débarqué d’Ukraine. » Drôle d’histoire, celle d’une tribu dominée par le fantôme d’un grand-père passionné de catch et amoureux de son nouveau pays, l’Amérique, et par l’ombre d’un aïeul qui fit fortune dans le hareng. La narratrice, en victime amusée, se laisse aussi envahir par les vivants : une redoutable belle-mère, un beau-père qui ne pense qu’à sa carrière ratée de saxophoniste. Bisbilles, trous de mémoire, petits secrets… Une saga originale et divertissante, en musique et avec poissons.
On se souvient du précédent livre de Sylvie Weil, Chez les Weil, déjà un exercice de célébration ironique. Son père et sa tante, deux génies, en sortaient plus vivants et plus mystérieux. Ici encore, un monde palpite avec ses travers et ses bénédictions.
* Chez les Weil – André et Simone (2009, Littérature française)

« André Weil (1906-1998). Entré à l’École normale supérieure à seize ans, il enseigne en Europe et en Inde jusqu’en 1939. Participe à la fondation du groupe Nicolas Bourbaki qui bouleverse les mathématiques modernes. Professeur à Princeton à partir de 1958.
Simone Weil (1909-1943). Sa sœur cadette. Élève de l’ENS. Agrégée de philosophie en 1931. Syndicaliste révolutionnaire, quitte l’enseignement pour devenir ouvrière chez Renault. Rejoint la colonne Durruti pendant la guerre d’Espagne. Meurt de tuberculose et de désespoir à Londres.

Comment vivre aux côtés de pareils génies ? Sylvie Weil, dans ce qui est à la fois un exercice d’admiration et un exorcisme nécessaire, s’en explique avec de l’émotion et de l’humour. « Le génie était bicéphale. Mon père avait un double, un double féminin, un double mort, un double fantôme. Car, oui, en plus d’être une sainte, ma tante était un double de mon père à qui elle ressemblait comme une jumelle. Un double terrifiant pour moi, puisque je lui ressemblais tant. Je ressemblais au double de mon père. »
Cette ressemblance physique troublante est le départ d’un récit qui mêle des souvenirs, des réflexions personnelles. Il en résulte une forte présence de ces deux figures intimidantes. Inadaptées l’une comme l’autre au monde réel, témoins et victimes de l’Histoire, elles méritaient d’être enfin réunies à égalité dans un livre juste, accessible, et chaleureux. »
- Du 4e au 10e heureux lecteur : le dernier livre de Sylvie Weil, Selfies.

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