Luxe : une belle année 2014

Après plusieurs indices de ralentissement de luxe, 2014 aura finalement été une bonne année pour les produits hauts de gamme, en s’appuyant largement sur les touristes venus de Chine, même si la croissance du marché est néanmoins en baisse.

 

Le luxe en 2014

Le luxe en 2014

Croissance soutenue mais en baisse dans le luxe

 

En 2014, le marché mondial du luxe n’aura pas vraiment connu la crise, selon la treizième étude du cabinet conseil de Bain & Company. La croissance du secteur aura néanmoins été moins soutenue mais continue sur une belle lancée. En 2014, le marché mondial des produits de luxe devrait atteindre une valeur de 223 milliards d’euros, grâce à rebond de la croissance de 5 % contre 7 % en 2013. Si bien que ceux qui pariaient sur le luxe comme secteur en dehors de la crise peuvent continuer à être rassuré. La croissance se poursuit dans le luxe même si elle est moins forte que les années précédentes. La faute à l’économie européenne, toujours lente, et aux différentes crises socio-économiques. La faute aussi à la crise ukrainienne et à son impact sur les clients russes amateurs de luxe. La crise fut néanmoins compensée par le pouvoir d’achat des consommateurs chinois, malgré la baisse de leur croissance, américains et japonais suite à la reprise dans ces pays respectifs.

Les secteurs du luxe

Et à l’intérieur même du secteur du luxe, ce sont différents domaines qui se démarquent, ou non. Les accessoires en effet, sont les premiers produits achetés par les consommateurs, suivis par l’habillement et la joaillerie-horlogerie. Les accessoires de luxe représentent désormais 29 % du marché mondial des produits de luxe et ont augmenté cette année de 4 %. L’habillement et la joaillerie-horlogerie se partagent la deuxième et la troisième marche du podium. Enfin, pour la première fois depuis 7 ans, la croissance des souliers haut de gamme a surpassé celle de la maroquinerie. Mais la vente des accessoires de luxe est surtout due aux touristes chinois, les plus grands consommateurs, en dépensant trois fois plus à l’étranger que dans leur pays. A l’inverse, les Japonais et les Américains dépensent essentiellement sur leur propre marché, et contribuent ainsi à la reprise économique. En Europe en revanche, l’étude révèle un ralentissement des achats des touristes provenant de l’étranger et un changement des comportements d’achat pour toutes les nationalités. La crise ukrainienne étant passée par là, ce sont essentiellement les Russes qui ont diminué leurs achats de 3%, même si les Japonais l’ont fait de 15 %. Ces baisses sont néanmoins compensées par les clients provenant du Moyen-Orient qui ont augmenté les leurs de 11 %.

La mondialisation du luxe

Le luxe est en tout cas fièrement entré dans la mondialisation avec une polarisation des achats en faveur des deux extrémités du spectre du luxe : le luxe accessible et le luxe absolu, note l’étude. Pour Claudia D’Arpizio, associée de Bain basée à Milan et principal auteur de l’étude : « La mondialisation des dépenses dans le luxe est si importante qu’une analyse par marché géographique n’a désormais plus beaucoup de sens. Le consommateur devient la clé de voûte du secteur, et les goûts et tendances locales ne représentent désormais qu’une partie de l’équation ». La crise n’aura donc pas fait tomber le luxe mais la mondialisation aura changé ses mœurs.

About The Author

Related posts

Leave a Reply