OCDE : la zone euro met en danger la croissance mondiale

L’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) a dressé, jeudi 6 novembre, un constat plutôt sombre de l’influence de la zone euro sur la croissance mondiale, estimant qu’elle en était un frein.

Croissance

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La croissance mondiale au sommet du G20

Alors que l’économie mondiale continue d’avancer au ralenti avec des prévisions de croissance de +3,7 % en 2015 et + 3,9 % en 2016 alors qu’elle était de +4,4 % en moyenne entre 1993 et 2008, le G20 se réunira à Brisbane en Australie les 15 et 16 novembre.  Pourtant, la reprise se consolide aux États-Unis et la croissance reste forte en moyenne dans les pays émergents malgré un clair ralentissement en Chine et au Brésil. Le Japon, lui aussi, ne serait pas encore assuré de sa sortie de quinze ans de déflation et sa devise a chuté de 101 a 115 pour un dollars en 3 mois, mais c’est surtout la zone euro qui serait au point mort et pèserait sur la croissance mondiale selon la nouvelle Chief Economist de l’OCDE, Catherine Mann. La croissance n’y progresserait que de 0,3 point à 1,1 % en 2015 et il faudrait attendre 2016 pour qu’elle s’établisse à seulement 1,7 %. Selon l’OCDE, le chômage très élevé et l’inflation inférieure aux 2% ciblés par la Banque Centrale Européenne (BCE) constitueraient un danger pour la croissance mondiale.

La politique monétaire sur la croissance

Dans ses recommandations, l’OCDE estime que la BCE devrait faire plus sur le plan monétaire pour soutenir la croissance, et dépasser les mesures déjà annoncées pour s’engager sur un programme d’achats d’actifs (« Quantitative Easing ») jusqu’à ce que l’inflation se rapproche des 2 %. La BCE continue de souffrir de sa « politique stupide » et de son incapacité à agir directement comme la banque fédérale américaine, chinoise ou britannique.

La planche à billet a tellement fonctionné au Japon que le yen a perdu 15% contre le dollars. C’est le grand retour du carry trade couvert en yen!

La croissance mondiale sans le commerce mondial

Les économistes du siège de l’OCDE dans le XVI° arrondissement de Paris, au Château de la Muette, expliquent en outre qu’il n’y a pas grand-chose à attendre du commerce mondial. De nombreux pays en effet voient leur commerce mondial augmenter au même rythme que le PIB alors qu’avant la crise, il progressait sensiblement plus vite. La zone euro n’aurait même presque plus rien à attendre du commerce du luxe, en particulier chinois, qui se réduit dans sa zone, bien que particulièrement important pour le secteur. Mais surtout les risques financiers s’accroissent et la volatilité augmente, tandis que la croissance potentielle – de long terme – a ralenti.

 

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