Patrimoine : l’assurance-chômage en question

L’assurance-chômage continue de faire débat. Lors de sa conférence de presse mensuelle mardi, le président du Medef Pierre Gattaz a souhaité que les partenaires sociaux se remettent autour de la table pour réformer l’Unedic et favoriser le patrimoine financier de la France.

 

Assurance chômage

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Assurance-chômage : relance des négociations pour le patrimoine

 

Après les propos d’Emmanuel Macron le week-end dernier sur la nécessité de réformer le système d’assurance-chômage, le président du Medef a demandé « l’abrogation pure et simple » du compte pénibilité et appelé à une réouverture des négociations avec les partenaires sociaux en janvier. Une mesure qui figurait néanmoins déjà il y a quinze jours dans les propositions de Pierre Gattaz pour créer 1 million d’emplois. Il s’appuie en effet sur les articles 12 et 13 de la convention Unedic qui prévoit une réunion tous les six mois après signature de l’accord.

Patrimoine : renégocier l’assurance-chômage

Pour le Medef en effet, l’accord signé en juin est insuffisant  : « Pendant des mois, tout le gouvernement, y compris le président de la République, nous a expliqué qu’il n’y avait rien à négocier sur l’assurance-chômage. On a quand même négocié quelque chose qui est imparfait, on a signé oui, mais nous ne sommes pas fiers de cette négociation. Elle est insuffisante », a estimé Pierre Gattaz. Le président du Medef voudrait par conséquent reprendre les négociations en janvier, comme le prévoit la clause. Il faudrait néanmoins l’accord de tous les signataires de la convention, notamment de la CFDT, ce qui est peu probable.

 

L’assurance-chômage nuit au patrimoine

 

« On nous impose des seuils qui vont être très difficile à modifier », a encore souligné Pierre Gattaz pour qui le « caractère anxyogène de ce dispositif, va alourdir le coût du travail ». Selon lui en effet, toute la réforme des retraites votée en 2013 devrait être revue. Enfin, le président du Medef a estimé qu’il faudrait aussi supprimer l’information obligatoire des salariés dans les entreprises de moins de 50 personnes en cas de cession, craignant une complexité administrative dans les décrets actuellement en cours pour tenter de la croissance et du patrimoine.

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