Israël : « Abbas est le successeur d’Arafat »

Les Etats-Unis ont fustigé vendredi le discours prononcé à la tribune de l’ONU par Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne non élu depuis 2005 et qui vient à nouveau de passer un accord avec l’organisation terroriste Hamas. Les déclarations de Mahmoud Abbas « prouvent qu’ils ne veut pas être un partenaire lors d’une initiative politique », a réagi le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman.

 

Abou Mazen - Mahmoud Abbas

Abou Mazen – Mahmoud Abbas

Abbas : discours outrancier anti-israélien

 

Il y avait dans « le discours des descriptions offensantes qui sont profondément décevantes et que nous rejetons », a dénoncé la porte-parole du département d’État Jennifer Psaki après que Mahmoud Abbas, lui-même auteur d’une thèse négationniste en 1990 et porte-parole d’une idéologie fondée sur l’arabisme, a accusé Israël d’avoir mené une « guerre de génocide » à Gaza et qualifié Israël d’état « raciste » et d’ « apartheid ».

 

Jennifer Psaki a critiqué des « déclarations contre-productives qui sapent les efforts destinés à créer un climat positif et à rétablir la confiance entre les parties ».

 

Dans un discours outrancier, revanchard et teinté de références islamiques à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, Abbas a également déclaré :  » j’affirme que nous n’oublierons pas et que nous ne pardonnerons pas et que nous ne laisserons pas des criminels de guerre échapper au châtiment. » Ce n’est pas la première fois que Mahmoud Abbas tient des propos anti-israéliens à l’Assemblée générale de l’ONU ou ailleurs mais ce discours intervient alors que les délégations du gouvernement israélien et celles du Fatah et du Hamas, les deux factions qui gouvernent respectivement dans la bande occidentale du Jourdain et dans la bande de Gaza, doivent reprendre fin octobre des discussions pour établir une trêve durable à Gaza après le cessez-le-feu de fin août que des groupes djihadistes de Gaza ont déjà violé plusieurs fois au mois de septembre.

 

Israël : « Abbas n’est pas un homme de paix »

 

Côté israélien, les propos de Mahmoud Abbas ont été très mal accueillis et s’ajoutent à la longue liste de déclarations hostiles du dictateur et de son gouvernement, en particulier en arabe dans les médias arabes. Alors qu’une partie de la gauche israélienne, dont l’ancien président Shimon Peres, affirme encore que Mahmoud Abbas peut être un « homme de paix », Mahmoud Abbas donne de nouvelles raisons de penser qu’il poursuit le chemin du terroriste Yasser Arafat, qu’il est « le successeur d’Arafat » et applique la stratégie de la cuisson du homard dont parle Michel Gurfinkiel dans son livre du même nom, c’est-à-dire une stratégie d’étouffement d’Israël par la diplomatie et le double discours, et la destruction d’Israël par étapes. De nombreuses déclarations en arabe confirment en effet qu’il s’agit bien là de la stratégie du Fatah et de l’OLP, qui n’a jamais officiellement voté la réforme de sa charte fondée sur une idéologie arabiste raciste, anti-israélienne et antisémite. Des responsables du Fatah ont en effet à maintes reprises expliqué en arabe que conclure une paix sur la base des exigences de l’AP conduira à affaiblir Israël et à le livrer à la merci des attaques arabes.

 

Par ailleurs le chef de la diplomatie israélienne a rappelé que Mahmoud Abbas « fait partie d’un gouvernement comprenant également le Hamas », reconnu comme organisation terroriste par les Etats-Unis et l’Union européenne, estimant que le chef de l’Autorité palestinienne répandait de « fausses accusations » contre Israël.

 

« Abbas a prouvé à plusieurs reprises qu’il n’était pas un homme de paix, mais le successeur d’Arafat », a conclu Avigdor Lieberman. De son côté le porte-parole du Bureau du Premier ministre Benyamin Netanyahou a pour sa part qualifié de « mensonges » et de « provocations » le discours du leader arabo-palestiniste, ajoutant qu’une telle position s’oppose à la paix.

 

En réaction le député du Likoud Danny Danon, ancien vice-ministre de la défense, limogé pour avoir critiqué son ministre en pleine guerre, a exhorté le gouvernement à annexer des territoires situés dans la bande occidental du Jourdain, revendiqués par Israël, en réaction au discours d’Abbas à l’Onu, a rapporté samedi le Jerusalem Post.

« Un pas unilatéral doit répondre à un pas unilatéral », a déclaré Danon, « chaque déclaration unilatérale de Mahmoud Abbas doit trouver réponse dans l’application de la souveraineté juive en Judée Samarie ». Il ne représente toutefois pas la position du gouvernement d’Israël.

About The Author

Related posts

Leave a Reply