Patrimoine : l’échec du chômage

« Un échec » : c’est le mot cinglant qu’a lâché le ministre du Travail reconduit dans le gouvernement Valls 2, concernant le chômage. C’est selon lui ce qui fait le plus de mal au patrimoine des Français alors même que le marché du travail en soi, fonctionne bien.

 

Chômage en France

Chômage en France

Le chômage et le long terme

 

Que la hausse du chômage et surtout l’incapacité du président et du gouvernement à le faire baisser soient un échec, nul n’en doute et François Rebsamen, le ministre du Travail, n’a surpris personne dans une interview sur France Info. Il a souligné néanmoins qu’il reste convaincu que la politique choisie est « adaptée à la situation économique » et « portera ses fruits ». Il faudrait donc attendre selon lui, encore et toujours. En deux ans de présidence Hollande, non seulement le chômage n’a pas baissé, mais il a augmenté de 500 000 personnes. C’est un échec, chaque mois, j’en mesure la gravité. Derrière les chiffres, ce sont des hommes et des femmes qui souffrent, qui ont perdu leur travail, souvent dans des zones industrielles anciennes où les entreprises n’avaient pas su évoluer, s’adapter à la production de produits innovants », a déclaré le ministre du Travail. Surpris par la durée de la crise, dont il pensait qu’elle serait plus courte, le président n’a pas su, même, profiter du retour de la croissance mondiale et en Europe. Un échec incontestable selon l’avis de tous en effet.

 

Chômage et monde du travail

 

Pourtant, à en croire le ministre du travail, dans une interview antérieure sur Europe 1, le marché du travail en France est bon. La France jouit en effet d’un certain nombre d’avantages, d’excellentes infrastructures, de travailleurs bien formés, éduqués, diplômés et de conditions excellentes au travail. Mais c’est sans doute là que le bât blesse. La France semble ne pas réussir sous la présidence Hollande à sortir du paramètre In/out, qui favorise ceux qui ont un emploi en leur donnant dans beaucoup de secteurs, de bonnes conditions et des salaires convenables, mais paralyse les « out », ceux qui sont en dehors du marché du travail et qui ne parviennent pas à y entrer. Faute de vouloir passer dans un système In/in avec peu de chômage mais de plus mauvaises conditions de travail dans l’ensemble, elle reste immobile. L’ampleur est telle qu’elle ne parvient pas même à réduire le chômage, ou pour le moins à ne pas le faire augmenter, y compris en temps de reprise mondiale et européenne.

 

Le temps du chômage

 

Le gouvernement Valls II a été en effet fraîchement accueilli ce mercredi par la forte hausse du chômage en juillet : il a atteint un nouveau record de 3,424 millions de demandeurs d’emploi sans activité en métropole, après neuf mois d’affilée de hausse. Néanmoins, François Hollande, qui sent bien que les Français sont las, et tente de « booster » les mesures, selon l’expression de François Rebsamen, compte néanmoins sur le temps et prie sans doute, que la courbe s’inverse avant 2017. Comment pourrait-elle néanmoins s’inverser à tel point qu’elle repasserait sous la barre où elle était en 2012. Il faudrait à présent pour que François Hollande réussisse un véritablement retour, que le chômage baisse d’au moins un million de personnes, au minimum. Autrement, cela restera un échec.

About The Author

Related posts

Leave a Reply