Pays émergents : renforcer la sélectivité

Les pays émergents sont-il vraiment en crise et les entreprises investissant dans les pays émergents doivent-elles s’inquiéter et placer leurs fonds ailleurs. Dans une note récente, Didier Saint-Georges, membre du comité d’investissement de Carmignac Gestion, prône une sélectivité renforcée, et privilégie certains pays émergents, plus que d’autres.

Tilleul sur l'eauLes pays émergents : retour aux fondamentaux

C’est en somme un retour aux fondamentaux que prône Didier Saint Georges. Face au ralentissement de la croissance dans certains pays émergents, le membre du comité d’investissement de Carmignac Gestion appelle à privilégier les groupes qui se positionnent comme leaders mondiaux, conjuguant une grande diversification géographique avec un accès aisé aux financements. Les investissements dans les pays émergents ont toujours un long avenir et une volatilité maîtrisée, mais il incombe de concentrer ses investissements sur les pays à fort potentiel de croissance et présentant les meilleurs fondamentaux.

Les valeurs de croissance dans les pays émergents

Pour les spécialistes de la gestion de portefeuille, l’investissement doit se porter dans le domaine ou secteur où ces pays ont confirmé une expertise et une capacité à pérenniser la croissance. «Chaque pays doit continuer de jouer ses cartes maîtresses, ajuster son positionnement au nouvel environnement économique global et renforcer sa compétitivité, explique Didier Saint-Georges. Nous retrouvons là d’ailleurs un critère de succès déterminant, familier des pays européens : la capacité à se réformer. De ce point de vue, c’est peu dire que l’Inde et le Brésil constituent d’énormes déceptions, englués dans les travers de l’électoralisme. A contrario, des pays comme le Mexique ou la Colombie ont réalisé de véritables progrès, de même que la Chine qui, sous la baguette de Li Keqiang, ne fait pas mystère de son volontarisme».

Des pays émergents en passant par la croissance américaine et la reflation japonaise

Deux pôles attractifs font aussi l’objet d’une approche plus favorable des experts : la croissance aux États-Unis et la «reflation japonaise». Mais les gestionnaires de Carmignac Gestion ont préféré réduire leur exposition aux actions : 28 % pour Carmignac Patrimoine, 24 % pour Carmignac Emerging Patrimoine et 80 % pour Carmignac Investissement.

Les réformes au Japon et notamment la politique monétaire du pays autour de sa monnaie, le yen, font partie des attentes des experts financiers quant au renouveau du Japon, tout en restant concentré sur la politique de la FED, les dettes et les devises des pays émergents.

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