100 000 morts en Syrie : un décompte sanglant

100.191 personnes, en majorité des civils : c’est l’estimation du nombre de morts en Syrie depuis le début de la guerre civile en 2011 par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
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La Syrie à feu et à sang

De 10 000 à 40 000 morts : telles sont les estimations faites par différentes organisation concernant ce qu’il est convenu de nommer le massacre de Hama en Syrie en février 1982. Aussi en mars 2011, lorsque le mouvement de protestation en Syrie a débuté, Bachar el Assad, malgré sa violente répression du mouvement, avait encore de la marge pour arriver à la cheville de son père. Certains pensaient alors en outre, dans son propre camp, qu’il n’avait pas la puissance, le courage et l’audace de son père pour ce genre de répression. Il semble avoir prouvé depuis qu’il savait faire encore mieux que son père dans ce type de macabre politique, même si, moins vite.

Syrie : une guerre qui dure

Toutefois selon l’auteur du Prince, Nicolas Machiavel, savoir agir rapidement en politique est un atout essentiel. En un mois, Hafez el Assad avait su réprimer le soulèvement des Frères musulmans et l’étouffer dans l’œuf. Confronté à un mouvement plus large, parti de Tunisie mais marqué en particulier par la prise de pouvoir de la confrérie musulmane sunnite en Egypte, Bachar el Assad est engagé dans une guerre qui dure déjà depuis plus de deux ans et qui semble devoir durer longtemps. La conférence internationale attendue en juillet pour mettre fin au conflit semble compromise face à une guerre qui fait de plus en plus penser à celle entre l’Iran et l’Irak entre 1980 et 1988. Les Etats-Unis ont ainsi laissé entendre que la conférence pourrait être repoussée. L’émissaire spécial des Nations Unies et de la Ligue Arabe pour la Syrie, Lakdhar Brahimi a également « douté » qu’elle se tienne en juillet. Genève 2 comme on l’appelle ferait suite à un premier plan de paix international signé le 30 juin 2012 à Genève mais jamais appliqué, sur une idée de Washington et de Moscou pour tenter d’ouvrir des négociations afin de parvenir à un gouvernement de transition réunissant régime et opposition.

Pas d’accord sur la transition en Syrie

Selon une source diplomatique proche des négociations, les Russes et les Américains divergent toujours sur la composition de ce gouvernement de transition compte tenu du fait que les Américains répètent qu’il doit exclure totalement Bachar al-Assad, alors que pour les Russes, le dictateur doit rester en place. Dans le même temps, l’aide militaire apportée aux rebelles s’intensifie et plusieurs pays apportent technique ou formation à partir de la Jordanie alors que les Russes protègent, eux, le régime de Bachar. Pendant que le conflit dure sans fin, le bilan s’alourdit et comprendrait déjà 36.661 civils, 18.072 rebelles et 25.407 membres des forces gouvernementales, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) qui se base sur un large réseau de militants et de sources médicales et militaires à travers la Syrie.

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