Immobilier en 2012 : stagnation en île de France

L’immobilier en île de France pourrait commencer à freiner.

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Plus de biens immobiliers vendus, moins d’acquéreurs

La Fnaim a noté, comme avant elle les notaires, qu’en cette fin d’année 2011 les prix de l’immobilier ralentissent leur progression, et en 2012, ils pourraient stagner. Plusieurs éléments confirment ce ralentissement des prix immobiliers de la capitale pour 2012. Tout d’abord les stocks augmentent et la ventes des biens prend plus de temps qu’auparavant, comme l’indiquent le nombre des mandats en cours et leur temps de réalisation. Il y aurait en effet plus de biens mis en vente à un moment où les acquéreurs, au contraire, se font plus rares. Par exemple, au cours du premier semestre, 54 jours étaient nécessaires à la vente d’un bien immobilier, à présent il faut compter 60 jours. Une tendance qui pourrait s’intensifier en 2012 et qui entraînerait une stagnation des prix.

Suppression du prêt à taux zéro pour l’immobilier

Par ailleurs « avec la suppression du prêt à taux zéro, il est à craindre que l’on assiste à un blocage pour les primo-accédants et les ventes dans l’ancien », note Pierre-Antoine Menez, vice-président de la Chambre Paris. La Fnaim de la région parisienne souligne par exemple que 70 % des ventes dans certains cabinets de l’Essonne sont réalisés avec un prêt à taux zéro. Leur suppression en refroidirait plus d’un. En outre, ajoute Menez, « à cela s’ajoute un certain nombre de facteurs conjoncturels qui ne sont pas de nature à créer la confiance d’acheteurs potentiels : les risques économiques et sociaux liés à la crise, l’anticipation d’une hausse des taux d’intérêt [et] les incertitudes liées à la période électorale ».

Les propriétaires immobiliers en tenaille

Aujourd’hui un studio dans le centre de Paris vaut quelque 250.000 euro. Un cinq pièces se négocie autour de 1,2 million d’euros. Les futurs propriétaires sont pris en tenaille entre l’attente d’une baisse des prix de l’immobilier et une inquiétude croissante liée à la dégradation de l’environnement économique du fait de la crise de la dette. Seuls 38 % des Français pensent que le moment est propice à un achat immobilier.

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