Stratégie d’investissement : Marchés émergents, actions internationales.

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Stratégie d’investissement de HETS CAPITAL

CAC 40 = NEUTRE à court terme & POSITIF à moyen/long terme
DAX = POSITIF à moyen/long terme
EURO/DOLLAR = NEUTRE à court terme & à moyen/long terme
PETROLE = POSITIF à court terme & POSITIF à long terme
GOLD = POSITIF à court terme & POSITIF à long terme
DOW =  POSITIF à court terme & POSITIF à long terme
  
Après 3 semaines consécutives de fortes baisses et des performances négatives de l’ordre de -10 % en moyenne, les principales places européennes et américaines ont inversé la tendance lors de la semaine qui vient de s’écouler, la Bourse de Paris a pris 4.25 %, Francfort 3.78 %, Londres 2,19 %, l’indice Dow Jones a engrangé 3,56 % à 12.220,59 points, presque 200 points de plus que son niveau de clôture du 11 mars, dans les heures qui avaient suivi le séisme et le tsunami dans le nord-est du Japon, le Nasdaq, à dominante technologique, a gagné 3,98 % à 2.743,06 points, et l’indice élargi Standard and Poor’s 500 a progressé de 3,20 % à 1.313,80 points. Les marchés se sont montrés un peu plus optimistes au sujet du Japon, voyant se dissiper progressivement les inquiétudes provoquées par le séisme, le tsunami et le désastre lié à la centrale nucléaire de Fukushima. L’excès de pessimisme du début de la semaine dernière est en phase d’être corrigé. Selon Warren Buffet, « des événements extraordinaires offrent des opportunités d’achat ». Il semble que les investisseurs aient tenu compte de ce vieil adage pour remettre les marchés sur une dynamique haussière. Cependant, il demeure des zones d’ombre comme les affrontements en Libye, où les forces occidentales sont entrées en action, la crise japonaise est loin d’être réglée ce qui force à la prudence et la crise politique et économique du Portugal et les incertitudes quant aux mesures que vont adopter les Ministres des Finances européens pour enrayer la crise de la dette sont belles et bien présentes.

Stratégie d’investissements.

Cette semaine, les marchés actions ont fortement rebondi, soutenus par un afflux de liquidités, mais le plus grand flou demeure sur l’évolution du marché, car il y a trop d’incertitudes, remontée de l’inflation avec les prévisions d’une hausse des taux d’intérêt, craintes de ralentissement mondial après la catastrophe du Japon, inquiétudes sur une flambée des cours du pétrole avec les événements dans le monde arabe, retour de la problématique de la dette souveraine avec la situation difficile du Portugal et le cas de l’Espagne qui risque de se profiler. Une hypothèse qui fait son chemin dans les salles de marché depuis plusieurs semaines, et qui pourrait expliquer les raisons selon lesquelles il y aurait une manipulation des indices (comme pour leur interdire un mouvement de correction contre lequel la FED se bat férocement depuis 7 mois). On a pu le constater sur le DOW JONES à 10 000, 11000, et maintenant à 12 000 points, comme une volonté de tenir coûte que coûte les indices actions malgré toutes les mauvaises nouvelles géopolitiques qui s’amoncellent. À l’heure actuelle, la tendance est à un optimisme prudent compte tenu des conséquences forcement négatives des derniers événements dont l’ampleur est encore difficile à mesurer, car les marchés actions sont loin d’être surévalués et qu’il n’existe aucune bulle spéculative sur les actions.

1) Sur le plan fondamental, les bases restent tout de même solides, avec un retour de la confiance après trois ans et demi de doutes sur le marché actions, plusieurs raisons pour étayer cette analyse : le niveau de valorisation des sociétés cotées est historiquement bas, les liquidités sont importantes, il paraît impensable que les marchés actions restent à un tel niveau de sous valorisation, car la plupart des entreprises vont continuer à afficher des taux de croissance. Selon un consensus de place, les résultats sont attendus en hausse de 15 % en 2011 après près de 20 % en moyenne en 2010. Je rappelle que suite à des restructurations sévères, les entreprises se portent bien, avec des chiffres d’affaires souvent supérieurs à ceux de 2007, année d’avant la crise, et avec des marges qui pour certains groupes ont atteint des niveaux historiques, de plus, les investisseurs ont retrouvé un certain appétit pour le risque (favorisant les actions au détriment des obligations) grâce à des prévisions encourageantes pour 2011.

2) Sur le plan technique, les indices actions européens ont fortement rebondi après avoir tutoyés, voir cassés le bas de leur canal ascendant à long terme, la tendance longue reste POSITIVE, mais attention si on venait à casser nettement ces niveaux de support, les indices actions seront définitivement sortis de leurs canaux haussiers respectifs et la correction actuelle pourrait se transformer en phase baissière. À l’inverse, les indices américains restent bien calés dans leurs canaux haussiers, mais la vigilance reste d’actualité tant que les nouvelles géopolitiques demeureront volatiles.

Dans ce contexte, de fondamentaux positifs et d’indicateurs techniques en amélioration, nous conservons une opinion POSITIVE sur les marchés actions malgré une vigilance accrue sur l’environnement géopolitique qui reste très déstabilisant.

Nous conservons une pondération de l’ordre de 25 % sur les indices actions ce qui ne nous a pas empêchés pas de faire des arbitrages au sein de nos portefeuilles comme une réduction des indices émergents (Inde et Chine) et à l’inverse, un retour sur les indices Européens que nous avions fortement allégés au plus haut à la fin février 2011.
Nous avons augmenté cette semaine la pondération autour des 15 % contre 10 % sur les matières premières principalement l’or, l’argent et le pétrole et nous n’hésiterons pas à augmenter à 20 % ce poste d’investissements dans le cas d’un conflit armé entre les chiites et les sunnites qui semble se profiler à moyen terme.
En cette période d’incertitudes, un renforcement sur les obligations à haut rendement semble opportun, car les marchés des obligations souveraines semblent être entrés dans une période d’accalmie, avec une réduction générale des écarts, une détente des taux d’intérêt sur les obligations émises par les États à risques tels que (8.20 % pour l’emprunt portugais, moins de 10 % pour l’Irlande et autour de 5.30 % pour l’emprunt espagnol à 10 ans) et le succès des récentes adjudications portugaise et espagnole (3,5 milliards d’euros émis par l’Espagne). De plus, les capacités de rachat d’obligations par le FESF sont également de nature à rassurer les marchés.
En 2010, nous avions initié des achats sur les emprunts d’État irlandais et espagnol, compte tenu de l’assainissement en cours engagé avec le plan d’austérité. Par contre, notre préférence va délibérément vers les obligations High Yield, toujours aussi attractives. Les bons résultats des entreprises et un taux de défaut toujours orienté à la baisse jouent en leur faveur : le rendement moyen offert en 2010 tourne autour de 7.50 %, contre 3 à 4 % pour les emprunts d’État. Je rappelle que nous avons augmenté la pondération sur les obligations d’entreprises (principalement le secteur des high yields) et d’état des pays développés de 15 % à 25 % du portefeuille.

Analyse des événements majeurs survenus cette semaine :
Économie américaine :
– Les ventes de logements anciens ont reculé de 9,6 % en février aux États-Unis. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un recul moins important : -4 %.
– Les ventes de logements neufs ont reculé de 16,9 % en février aux États-Unis. En rythme annuel, les ventes se sont établies à 250 000 unités contre un consensus de 284 000. Sur un an, elles plongent de 28 %.
– La croissance du produit intérieur brut (PIB) est ainsi ressortie à + 3,1 %, contre +2,8 % en seconde estimation, soit un niveau conforme à ce que les économistes anticipaient (+3 %). La progression reflète essentiellement des contributions positives des dépenses de consommation des ménages, des échanges extérieurs et de l’investissement non résidentiel, compensant les évolutions défavorables des stocks privés et des dépenses publiques. Sur l’ensemble de l’année 2010, le PIB américain s’est redressé de 2,9 %, après une chute de 2,6 % l’année précédente.
– L’indice des prix de base aux États-Unis a finalement progressé de 0,4 % au quatrième trimestre, contre une hausse de +0,5 % lors de l’estimation précédente et un consensus de +0,5 %.
– Les inscriptions hebdomadaires au chômage se sont élevées à 382 000 au cours de la semaine du 19 mars, ce qui est globalement conforme au consensus Briefing.com de 384 000.
– Les commandes de biens durables ont reculé de 0,9 % au mois de février aux États-Unis alors qu’elles avaient progressé de 3,6 % en janvier. Les économistes interrogés par Reuters tablaient sur une hausse de 1,1 %. Hors transports, les commandes ont reculé de 0,6 %, à comparer avec un consensus de +2 %.
– La confiance des consommateurs américains a chuté plus que prévu en mars, pour tomber à son plus bas niveau depuis novembre 2009, selon un indice publié vendredi par l’Université du Michigan. Cet indice a chuté de 10 points par rapport à février pour s’établir à 67,5. L’enquête de l’Université note qu’en mars, « seul un consommateur sur quatre prévoyait que sa situation financière s’améliorerait dans l’année à venir » ce qui est proche du plus bas niveau jamais relevé. Elle explique « la forte baisse de la confiance » par « la hausse des prix de l’essence et de l’alimentation » et le fait que très peu de ménages tablent sur une hausse de leur pouvoir d’achat.

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